Stalingrad de Jean-Jacques Annaud (2001) par Bruce Kraft
TIR AUX PIGEONS.
Automne 1942. La ville de Stalingrad est le dernier mur qui sépare Hitler de la victoire sur l'Europe. Vassili est un jeune fermier qui est engagé dans l'armée russe, son état major s'aperçoit rapidement qu'il a un don comme tireur d'élite et ne tarde pas à devenir une légende de la propagande communiste. Les allemands de leur côté font appel à leur meilleur sniper en la personne du major Köning, chargé d'éliminer Vassili.
Jean-Jacques Annaud est un perfectionniste et il le montre encore une fois avec ce film tiré de la vraie vie de Vassili Zaïtsev (242 ennemis abattus!! Gloups!!) mise en image de manière magistrale. Le réalisateur français (cocorico!!!) s'est attaché à nous dépeindre un des tournant de la seconde guerre mondiale avec un réalisme, tant au niveau des décors qu'au niveau des idéologies politiques, qui impressionne même si, il le dit lui-même, il romance quelque peu l'histoire d'amour du héros. L'Allemagne Nazi se casse les dents sur la ville de Stalingrad où la combativité de ce peuple de paysans (et soumis à son gouvernement) fait douter les militaires allemands.
Tout le film tourne autour de la propagande des deux dictatures qui essaient de faire douter le camp adverse par presse interposée.
Au milieu de tout ces enjeux politiques: Vassili (qui shoote les têtes de manière indifférente!!) qui rejoint le front avec naïveté quand il découvre ce qu'est la guerre. Notre héros n'a pas le temps de descendre du bateau qu'on lui ordonne de charger l'ennemi avec un fusil pour deux!!!
Voilà le visage de cette idéologie où l'être humain n'est que de la chair à canon. "Stalingrad" est un mélange de quatre destins: Vassili, joué par l'excellent Jude Law, soldat illettré et manipulé par Ralph Fiennes dans le rôle de son "ami" Danilov le commissaire, qui veut prouver à son supérieur (Bob Hoskins) que son poulain fera gagner la guerre à l'Union Soviétique. On retrouve la naturelle mais splendide Rachel Weisz en amoureuse éperdue de Vassili. Et le grand Ed Harris dans le rôle du major Köning, vétéran blasé, soudoyant un jeune russe (qui "bosse" pour les deux camps!!) pour avoir des infos sur Vassili.
Annaud a vraiment bien étudié son sujet sur les tireurs d'élite car les techniques employées par les protagonistes sont toutes réelles. L'acteur Ron Perlman interprète d'ailleurs (trop brièvement?) un instructeur venu aider Vassili à tuer Köning, qui était son ancien prof avant la guerre. Je vous recommande de regarder la partie bonus du dvd où le réalisateur explique de A à Z son film et l'histoire des fusils utilisés dans le film. Passionnant même pour un néophyte.
La chasse entre les deux snipers nous offre des moments uniques d'immobilisme liés à la patience et à la stratégie de leur corps d'élite (le passage dans l'usine où Harris tient dans sa ligne de mire Vassili est génial!). La fin du film nous mène vers un dénouement en deux plans: La bataille finale dans la ville sert de toile de fond au duel entre les deux hommes qui ne se soucient même pas de ce qui se passe autour d'eux!!
"Stalingrad" a tout pour lui: Un casting sans faille, un réalisateur appliqué (connaissant sa filmo on est pas surpris du résultat final: "L'ours"et"Le nom de la Rose") sachant que Sergio Leone devait tourner ce film mais a demandé à Annaud de le faire au cas où il ne pourrait pas: Leone est mort quelque jours avant le tournage!! Le récit étant lui même magnifique tout était coordonné pour faire un long métrage inoubliable et épique. Pool!!!
Bruce Kraft.
















Une des grandes batailles de l’histoire qui donnera lieu à bien d’autres films encore…
J’ ai beaucoup aimé ce film, mais l’ autre film est vraiment pas mal, il suit un bataillon (enfin y a pas mal de gus), et les derniers meurent gelés dans la neige. Il est un poil long, pas d’ acteur connus mais très regardable.
J’aime beaucoup ce film !
Ca me donne envie de le revoir.
la scène où on les jette dans la bataille un fusil, deux hommes, m’a flanqué la nausée et donné envie de chialer. vraiment prenant. et à partir de là, on est à fond dans le film.
ce que j’ai fait quand on m’a prêté le dvd. sinon je ne l’avais vu qu’au ciné.
ouais…. je sais…
nan!!!
“ouais…. je sais…” dit sur un ton blasé qui se la pète et particulièrement satisfaite d’elle même.
je peux pas être blasée pour de vrai de cinéma! c’est génétiquement impossible!
nan pesonne dans le cinéma mais totalement accroc aux films depuis toujours!
Je crois que c’est un monde où, si on se plonge dedans, on en ressort jamais!!