The Cell de Tarsem Singh (2000) par Mat Castle
GHOST IN THE CELL.
Grâce à son procédé thérapeutique avant gardiste, une psychologue doit rentrer dans l'esprit dérangé d'un serial killer dans le coma, pour sauver la vie d' une jeune femme vouée à une mort certaine.
"The Cell" est le premier long métrage du metteur en scène d'origine indienne, Tarsem Singh. Mais c'est avant tout une énorme claque visuelle ou les limites créatives sont sans cesse repousées.
En effet, sans renier le script efficace de Mark Protosevich, "The Cell" marque les esprits par tout d'abord son aspect graphique très réussi. Avec son budget réduit, Singh sophistique néanmoins ses images (au moins une idée par plan) pour un rendu unique, a tel point que, même sans être délaissée, la résolution de l'intrigue policière passe finalement au second plan.
Le cinéaste s'intéresse plus au psyché du criminel et à sa représentation à l'écran, nous dévoilant des situations d'une extrême violence mais d'une beauté plastique indéniable (le côté très "tortured souls"/Clive Barker de ces poupées mécaniques humaines ou bien encore la scène de torture au rôtissoire bien choc..).C'est dans ces séquences sensorielles et quasi dépourvues de dialogues (l'image est tellement forte qu'elle se suffit à elle même) que l'héroïne (J-lo sobre mais pas transcendantale non plus) et qu'un agent du F.B.I ( Vaughn convaincant) perdront progressivement pieds dans l'univers malade et schizophrène du tueur en série.
Des moments très baroques qui auraient pu être d'un ridicule sans le talent de Singh à la réalisation (avec sous influence David Lynch, Polanski ou Cronenberg). Mais la réussite artistique de l'ensemble doit aussi à l'investissement de Vincent "Baleine/Full Metal Jacket" d'Onofrio.
L'acteur qui a plus d'une corde à son arc en terme de jeu (et qui le gâche dans les "procedurials" de TF1, mais ça c'est une autre histoire..). L'acteur personnalise à merveille son rôle de détraqué (sa performance multi facettes rend risible encore un peu plus celle plus limitée de la "Bomba latina") bien épaulé dans sa démarche par des personnages secondaires discrets mais réussis (Dylan "Spiderman" Baker, Marianne Jean Baptiste).
Poétique, enivrant et doté d'images vraiment saisissantes mélangeant le réel et l'imaginaire, "The Cell" renvoie un sous type de film de genre (celui des serial killer) dans les cordes en le repoussant dans des contrées jusqu'alors pas encore exploitées au cinéma (grâce aux délires experimentaux de son visionnaire de son réalisateur). Mais comme "The Cell" se vit plus qu'il ne se raconte, je vous invite à vous laisser porter par ce très beau film.
The Cell (2000) de Tarsem Singh (U.S.A). Avec Jennifer Lopez, Vincent d'Onofrio, Vince Vaughn. Durée: 1h47.


























Je l’ai vu mais ça fait tellement longtemps que je n’en ai quasiment plus de souvenir.à revoir donc.
petit film passe inaperçu à l’epoque et encore maintenant peu de personnes se souvienne de lui, dommage car esthetiquement il est superbe, a revoir si ta lokaz Papy b. parsquil vaut le coup..
Moi, c’est un peu comme Papy B, je l’ai vu à sa sortie, mais je ne me souviens plus de grand chose. Si, je me souviens que j’avais bien aimé. Je me souviens surtout des tenues de l’actrice, bien mise en valeur par toute une pléiade de combinaisons… mais je m’égare. Le film est réussi, ça je m’en souviens !
Alors revisionnes le c’est un ordre!!!lol!