Wolf Creek de Greg McLean (2004) par Mat Castle
CROCODILE DUN-DIE.
Trois jeunes amis partis faire du trekking en Australie, décident de faire un détour par le cratère de Wolf Creek. Leur voiture tombée en rade, ils sont recueillis par Mick, un baroudeur de l'Outback. D'abord très aimable, l'aventurier se révèle être en fait un serial-killer redoutable. Le cauchemar peut alors débuter pour les randonneurs.
Petite bête de festival, "Wolf Creek" doit son succès artistique et commercial, non pas à l'originalité de son script (finalement très classique) mais plus à sa singularité et à sa sensibilité toute australienne bien loin des poncifs des "slashers" et "survivals" hollywoodiens (pas de Neve Campbell ni de Courtney Cox au cast, les protagonistes sont ici très natures et légitimes, tout cela sonne vrai au point qu'il nous est impossible de les détester et d'être insensible à leur sort).
Wolf Creek prend ainsi son temps (trop diront certains) pour nous familiariser avec ces sympathiques personnages principaux (avec un sosie troublant de Christina Applegate) avant de les faire basculer dans un point de non retour avec l'arrivée de Mick Taylor incarné par le génial John Jarrat (pour s'imprégner du rôle, l'acteur n'a notamment pas pris de douche pendant quelques semaines, et entre les prises il ne se décollait pas du perso).
Dès lors l'histoire s'emballe dans l'horreur absolue. Mc lean a avoué qu'il voulait à tout prix effrayer le public avec un "boogeyman" australien qui sous sa bonhomie communicative, cache une autre personnalité bien plus horrible celle-la (La petite discussion autour du feu ne présage en rien la suite des événements et le changement de comportement du crocodile dundee démoniaque).
Celui-ci fera vivre un calvaire à nos trois héros pour ce qui ne représente pour lui qu' un jeu finalement (l'exécution froide au "snipe" et sur le tarmac d'une des femmes confirme ce sentiment). Les victimes prises dans la toile, l'oeuvre filmique devient sacrément oppressante au point de devenir presque irrespirable (les séquences de tortures physiques et morales sont bien éprouvantes, voir la séquence du couteau/fusil de chasse ou bien celle de la "tête sur sur une pique" erriblement malsaine..). "Wolf Creek" nous prend alors au colbac sans jamais relâcher la pression (la découverte du "garde manger" du croquemitaine..).
Shootant l' Outback (en HD) comme une gigantesque prison (jamais les espaces australiens n'ont parus aussi menaçants) Mc lean avec une équipe de techniciens totalement acquis à sa cause, paye aussi son tribut à ses illustres aînés (pour ne pas le citer, Georges Miller et ses "Mad Max" avec la séquence de poursuite en bagnole filmée au ras du sol) dans un style quasi documentaire. N'espérez pas de "happy end" dans une fin que l'on devinait de toute façon très sombre, mais le film casse les codes de l'épouvante en faisant survivre:
ATTENTION SPOILER: le seul personnage masculin de l'aventure (grand moment où le jeune citadin australien se retrouve au milieu du désert, les bras en sang, chialant parce qu'il se sent condamné).
Le tout dernier plan du tueur sous le soleil couchant est aussi tout simplement pétrifiant. Puissant et traumatisant lors du derniers tiers du film, "Wolf Creek" est un peu un "La colline a des yeux Wallabies" mais en beaucoup plus immersif que le "splatter movie" de Aja.
Stephen King a dit: "Plus c'est crédible, plus l'horreur fonctionne.." Tout ce qu'on peut dire c'est que Greg Mc lean a bien retenu la leçon au point d'espérer en secret un "Wolf Creek 2" surtout si le réal et son acteur fétiche sont toujours de la partie.
Mat Castle.
















ta cor ‘bien choisi les photos mr kraft, la derniére particuliérement qui est bien représentatif du métrage et de la personnalité de ce ouf malade de mick,congratz..
j’ai vu ce film au cinéma et j’ai vraiment adoré à l’époque. Je me rappelle encore de la scène ou la fille arrive à s’échapper dans le désert et se fait poursuivre par un sniper… vraiment terrifiant tout ça
Ca, c’est trop le genre de film auxquels je suis accro !
J’ai adoré celui-la, vraiment.
Du début à la fin !
Très bon film !
Je l’ai vu au ciné. Je n’ai pas été si emballée que ça en fait. Je trouvais le contexte un peu gros, le scénario pas très original. Cela dit, on se laisse prendre facilement, et on ressort assez troublé. Ca prouve que ça marche quand même!
Ah bon?? Ah je savais pas! Ah ben je veux bien comprendre que ce soit flippant! Ya vraiment des gens pas nets!
Mais non mais non…!
si;si je confirme il est pas net comme gars, bon maintenant venant de moi c’est pas top crédible,gniarf!
ah ah ah ah!! Je vais vérifier ça en te lisant plus souvent!
j’ai bcp ce film d’horreur plutôt méconnu par ailleurs. Le film se divise en 2 parties très distinctes. la 1ère s’apparente à une sorte de pub pr le paysage australien alors que la 2ème se focalise sur un sujet sordide. me réalisateur parle de faire une suite
Alors “Wolf creek” c’est aussi le “guide du routard qui veut se faire désosser” comme “Hostel”!!