Tideland de Terry Gilliam (2006) par Bruce Kraft
ALICE IN CHAINS.
Lorsque sa mère meurt d'une overdose, la petite Jeliza-Rose se retrouve embarquée par son père, un ancien rockeur qui se défonce à l'héroïne, avec qui elle va s'installer dans la ferme familiale abandonnée depuis belle lurette....Pour contrer la solitude, la petite fille va s'inventer un monde imaginaire.
Voilà, le premier film de Terry Gilliam chroniqué dans nos murs...et quel film!! Certainement pas le meilleur mais très certainement le plus "dur" sous ses airs de conte pour enfant. Adapté d'un roman de Mitch Cullin, "Tideland" est un "Alice au pays des merveilles" version "Psychose" ( dixit Gilliam!!).
On savait le réalisateur capable d'aller très loin avec des films comme "Las Vegas Parano" mais là, c'est plutôt du côté psychologique que le film se joue. Se reposant entièrement sur les épaules de la petite actrice Jodelle Ferland (Silent Hill !!), le film de Gilliam regorge de moments de poésie avec des lieux magiques et des musiques envoûtantes mais garde toujours un reflet malsain qui vient vous éblouir comme pour vous rappeler que l'histoire que vous suivez est un drame.
"Tideland" est, à mon sens, à ne pas mettre en toutes les mains car certaines scènes bien que tournées de manières "soft" sont assez chocs de par leurs thèmes, la mort étant même l'élément majeur du film. On applaudit donc la jeune actrice de s'être offerte au scénario tordu de Gilliam afin d'incarner cette "héroïne" perdue entre rêve et réalité au milieu de la cambrousse américaine.
Le casting ne s'arrête pas à Jeliza-Rose puisque l'on retrouve le "cultissime" Jeff Bridges en père défaillant, habité par des rêves de voyages en Scandinavie et complètement monolithique lors de ses prises de drogues quand il se met dans son fauteuil pour "triper", avec ses lunettes de soleil sur le nez pendant que sa fille lui enlève l'aiguille "qui donne du plaisir" du bras.
Lors de ses escapades Jeliza va rencontrer un frère et une soeur tout aussi folklos. Le frère étant tout droit sorti de l'asile de fous de Jeffrey Goines dans "L'armée des 12 singes", c'est une véritable performance d'acteur pour Brendan Fletcher (sombre inconnu au bataillon!!) qui joue le rôle du désaxé "Dickens" capitaine épileptique d'un sous marin imaginaire.
Dell, la soeur de Dickens interprétée par Janet McTeer, est un personnage tout aussi fou mais efficacement ambigu. En fait, personne dans ce film n'est psychologiquement stable mis à part Jeliza qui n'a que la folie inhérente à sa jeunesse avec les rêves qui l'accompagnent.
"Tideland" se révèle donc un film indispensable à voir car c'est une véritable expérience cinématographique avec ses faux airs de conte pour enfants. Malsain et enchanteur....drôle de mélange!!!
Bruce Kraft.

















Voilà un film qui devrait me plaire… J’aime beaucoup ce réalisateur en plus.
Tu me donne vraiment envie de voir ce film.
l’univers qui a l’air de s’en dégager m’attire fortement.
hummm m’a l’air bizarre ce film !!!!!!!
disons plutôt que ce genre me branche pas plus que ça mais pourquoi pas, comme on dit : y’a que les cons qui changent pas d’avis !!!!!!!
Et bien tu vois… celui ci il me tente…
Mais je n’irai pas, car je n’ai pas envie d’en rêver jusqu’à Noël
Faut que je le voye celui la !
))
pas vu celui ci de Terry Gilliam: pourquoi avoir commencé ton article par alice in chains ? Ma question est peut-être stupide mais cela permettra la discussion.
Ce film est passé complètement inaperçu lors de sa sortie (est-ce qu’il est même sorti en salles?). J’avais même oublié jusqu’à son existence. Du coup, moi aussi tu me donnes envie de le voir. En
plus, y’a le DUDE, Jeff Bridges. J’adore cet acteur.
Oui je connais très bien AIC: c’est probablement mon groupe préféré… D’ailleurs, en allant sur mon blog et ds le sommaire des clips, et à alice in chains, tu devrais trouver ton bonheur.
super jeu de mots kraft,! j’ai eu le dernier album album de alice in chains il est monstrueu et passe en boucle shé moi enss moment “check my brain” et “a looking in view” sont des classiques
instantanés..
Bel article pour un grand film d’un de mes réalisateurs favoris. Un bel effort après la honte des Frères Grimm, un film à la fois poétique, féerique comme tous les Gilliam, avec toujours le
fantastique qui pointe… et pour la première fois, comme tu le dis, un propos assez dur et tragique.
J’aime beaucoup, c’est du pur Gilliam comme j’aime (ou je vénère, c’est au choix)
les fréres grimm c’est plus le travail des fréres weinstein, (qui coupent,découpent,recollent les films des autres) les producteurs qui apprennent aux cinéastes à faire des films,pfuu…
wé pfuuuu aussi.. un des fréres et surnomé ironiquement ‘harvey aux mains d’ argent’ car il cissaille les films pour les rendre ‘oscarisables’ fuck him ou plutot fuck them..