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Savior de Predag Antonijevic (1998) par Marc Shift

SAVIOR AIMER.

Petit cadeau de Monsieur Marc Shift (oui c'est son nouveau nom!!), nouveau venu et voila donc sa chronique de Savior!!!

Brisé par la perte de sa famille dans un attentat terroriste, l'officier Joshua Rhodes aveuglé par la haine et ivre de vengeance abat froidement des innocents, avant de s'engager dans la Légion étrangère pour échapper à la justice. Décidé à poursuivre sa vendetta, il quitte la Légion pour devenir mercenaire et combat auprès de l'armée serbe pendant la guerre de Bosnie.

Métrage un peu trop méconnu (même par Mister Kraft !!!!), je ne dois sa découverte qu'à deux éléments : écrit en (très) gros sur la pochette "Oliver Stone présente" (Platoon, Tueurs nés..) et écrit en moins gros "Dennis Quaid", acteur que j' apprécie. Il faut dire que ce film cumule les handicaps, le réalisateur est serbe ( Predrag, « Peter » pour nous, Antonijevic) , le film a une image proche du téléfilm lambda, et aussi et surtout comme toile de fond le conflit de l' ex-Yougoslavie (1991-1995 et oui à peine plus de 10 ans, tout le monde l'a oublié?), dont l'Europe ne veut plus entendre parler.

 L'histoire s'attache à Joshua Rhodes, qui à la suite d'un attentat commis (le croit-il) par des islamistes (on n'en saura rien) pénètre dans une Mosquée et abat les croyants qui s' y trouvent. Lui et son meilleur ami Peter (Stellan Skarsgard), devenu témoin et complice, s'engagent dans la Légion pour effacer leur passé, où Joshua Rhodes devient snipper. Ce dernier voulant se battre pour des idées auxquelles il croit, décide son ami à devenir mercenaire au « profit » de l'armée serbe (combattant contre les bosniaques, ethnie......musulmane, si je ne me trompe pas).

La mort de son meilleur ami, lui fait perdre son dernier lien avec son humanité, et le peu qui lui en reste (notamment lorsqu'il dissimule un nourrisson protégé par une vieille à un combattant serbe) la guerre se charge de tout anéantir par bombardement.

Il est chargé, avec son nouveau «camarade» serbe Goran (Serguej Trifunovic), d'un échange de prisonniers où celui ci retrouve une fille de son village, Vera (Natasa Ninkovic)« déshonorée » car enceinte. Elle finira par accoucher alors que Goran lui explique ce qu'est l'honneur à coup de rangers, il est abattu par Joshua lorsqu'il tente de tuer l'enfant. Devant le rejet que la mère manifeste à son enfant, notre snipper se voit obliger d'assumer cette petite fille, d' aider la mère contre son grès en traversant un pays ravagé par la guerre.

Le film se divise, en gros, en deux partie, schéma classique d'une perte d'humanité à la rédemption, où le sauveur du film n'est pas celui qu'on croit. Pourquoi voir ce film? En bonne partie à cause du deuxième acte où un être humain est sauvé (sans notion religieuse, j'y suis moi même allergique).

 Cette partie du film est extrêmement éprouvante, renforcé (on y revient) par l'aspect télévisuel (je ne sais pas si c'est à cause de la photographie, à la pellicule, au budget....), que je n' aborde pas dans cette chronique, ce n'est pas vraiment un spoiler, il faut la voir (la vivre?) pour qu'elle garde sa force.

Je ne l'avais pas revu depuis un bail, depuis j'ai une petite fille (et même deux après la réédition,pas de commentaire...) et en le revoyant j' ai vraiment eu la larme à l'œil, ce qui est assez rare pour être signalé.

Marc Shift (Ancien Marc J't'emmerde!!).

Un film moyen