Black Book de Paul Verhoeven (2006) par Marc Shift
INGLOURIOUS BITCH.
Lorsque sa cachette est détruite lors d'un bombardement Rachel, une chanteuse juive, décide de passer dans la zone libéré des Pays-Bas avec sa famille.
6 ans. Paul Verhoeven a mis 6 ans à faire ce film. Suite à son manque de succès au box-office (Starship trooper est une bombe, mais pas super commercial) il est même contraint de revenir en Europe pour faire un nouveau film. Pour finir tranquillement sa carrière?
Son projet est une sorte de retours aux sources, ayant à Hollywood fait évoluer sa carrière plus vers la science fiction et le thriller au détriment de film plus ancré dans une réalité historique (avec 1 seul réel échec : Showgirl). Et forcément avec le hollandais violent, s' attaquant à la Seconde Guerre Mondiale, on ne s' attend pas à un récit manichéens ni à des personnages sans failles (contrairement à nos cinéastes à nous...).
Donc non, Black book ne sera pas un film en roue libre, mais plutôt un brulot sur la période plus que trouble de l' occupation nazie.
Le film se déroule sur la moitié de l'année 44 jusqu'à la libération en mars 1945. Lors du franchissement d'une rivière, une patrouille allemande intercepte un groupe, et ne laissera qu'une seule survivante, Rachel échappant au massacre. Elle est alors recueillie par la résistance. C'est une rencontre fortuite avec le chef de la gestapo qui la fera basculer dans la résistance, celui-ci la «sauvant » à son insu d'un contrôle de routine dans un train.
Après le déroulement pourrait être très simple, la résistance contre l'occupant jusqu'à la libération. Sauf que là c'est Verhoeven aux manettes, et que c'est un projet qu'il porte depuis longtemps, avant son retour en Europe. Donc les personnages ont plusieurs facettes, ce n'est pas les gentils contre les méchants, le personnage le plus abject n'étant pas celui qu'on croit.
En effet plus Rachel/Ellis De Vries côtoie Muntze (le chef de la gestapo joué par Sébastian Koch), plus on découvre son côté humain. Le film tourne classiquement autour d'une résistante qui infiltre le Q.G nazi par le jeu de la séduction avec comme finalité....de l'espionnage (Des opérations éclairs pour récupérer du matériel parachuté où tout ne se passe pas très bien !!).
Bref tout ce qu'il faut pour faire un bon film de « résistance »....Sauf que Ellis et Muntze tombent amoureux, le couple semble même faire front à la fois contre l'envahisseur nazi et la résistance batave!! Ainsi Ellis rencontre aussi l'officier qui a massacré sa famille qui se révèle bien plus malin que le « simple » boucher qu'il semblait être.....C' est un vrai jeu de dupes où la moindre erreur peut faire passer de vie à trépas.
Faire trop de révélations nuirait au visionage du film, mais ici dès qu'il y a une lueur, une solution qui semble facile tout se transforme en piège, où tous les personnages ont de l' épaisseurs, une motivation propre. Le montage tient en haleine tout au long d' un film assez long (2h25 tout de même).
Et Paul Verhoeven a très bien su s' entourer, mixant entre des acteurs allemands (Berkel vu dans La Chute, Walkyries, Sébastian Koch.....) et hollandais dont Carice Van Houten livrant une très grande performance et dont le talent parcours tout le film (son personnage en bave sévère!!)
Ce film de Verhoeven est hautement recommandable, vrai film de guerre et de résistance (comme on en fait pas chez nous....)
Marc Shift.














J’ ai beaucoup aimé Black Book, mais pour la note je me suis pas trop laché en raison de la longueur du film (même si moi je ne trouve pas de temps mort), pas vraiment de défauts mais un petit je
ne sais quoi. Film indispensable, mais pour autant pas un chef d’ oeuvre non plus.
Pas faux, pas faux… je vais faire un petit tour de toutes tes critiques DVD avant de programmer une belle razzia online ;p
Mais c’est que tu me donnes envie avec ta critique (de le voir hein! pas de devenir invisible pour heu… bon, ok, j’arrête). Allez, à la Fnac la ptite!
oh la! jé u une sortie de route avec le mot “définitivement”
hollowman quelques touches de perversité dans un film de commande (l’invisibilité qui ne lui provoque plus de remords en lui faisant commetre l’irréparable en l’occurence un viol et
l’éclatement d’un chien contre un mur!!) verhoeven ne peut défivinitivemnt pas faire un film 100pour cent commercial(en plus il y a une trax de Sunna mortelle dans se film!!)
Moi j’adore ce film, mais je ne suis pas objectif, j’adore quasiment toute la carrière de Verhoeven (sauf son homme invisible qui sent un peu le chewing-gum Hollywood !) Pour moi c’est 5 toasteurs
minimum… et 6 si je me laisse aller, mais je vais rester lucide, quand même…
Et bien alors tu as eu raison de le noter de cette façon!!!
Et bien alors tu as eu raison de le noter de cette façon!!!