Scott Pilgrim Vs The world de Edgar Wright (2010) par Tootsif
GEEK LIFE.
Scott Pilgrim a 22 ans et est bassiste dans le groupe de rock amateur Sex Bob-omb. Il rencontre un jour la fille de ses rêves : Ramona Victoria Flowers. Mais Scott ne pourra conquérir le cœur de Ramona seulement après avoir combattu les 7 ex-petits maléfiques amis de cette dernière...
Scott Pilgrim vs the world. Je dois avouer qu’en ce début d’année on m’aurait indiqué qu’un film de ce nom sortait dans le courant de l’année et bien je m’en serais foutu royalement. Et oui, tout fan de comics que je suis, je ne connaissais pas celui-ci créé par Brian Lee O’Malley (quoique est ce vraiment un comic, on est ici à la croisée des genres mangas et comics) mais bon comme je suis une bille en anglais et que celui-ci n’était pas sorti en France…..(oui c’est une excuse valable de mon point de vue).
Par contre je suis fan d’Edgard Wright qui m’a fait délirer avec ses géniaux Shaun of the dead et Hot Fuzz donc quand j’ai vu qu’il bossait sur ce projet ça m’a intrigué et quand la première bande-annonce a débarqué sur le net ça m’a enthousiasmé ! Ben oui car ça me parlait grave comme disent les djeuns !
Un savant mélange de musique rock et de cheaptunes (musiques aux sonorités 8bits rappelant les jeux vidéo d’antan), une atmosphère fun (avec le mélange là aussi des univers du rock et du jeu vidéo, plus de la bédé underground, donc a priori un régal pour le geek que je suis), décomplexée autant dire que ça me donnait envie.
Surtout qu’entre temps le comic a débarqué en France (enfin 3 tomes seulement pour l’instant que je recommande plus que chaudement) et que celui-ci est simplement génial et confirme mes impressions de la bande-annonce : un univers geek (où se rencontrent musique, jeux vidéos, cultures alternatives), de l’humour, de la baston à coups de pouvoirs spéciaux….Des mix improbables (rien que le pitch est génial : Scott Pilgrim doit, pour pouvoir sortir avec Ramona Flowers, vaincre ses 7 ex petits amis maléfiques) pour un résultat hautement jouissif.
Bref je l'attendais avec impatience ce Scott Pilgrim vs the world même si plus on s’approche de la sortie (retardée, d’abord prévue en juin puis courant été puis novembre pour enfin se fixer, définitivement ?, le 01/12) un doute m’assaille : comment faire tenir en moins de 2 heures 6 tomes qui vont à 100 à l’heure avec nombre de personnages, d’à côtés et de tranches de vie ?
Edgard Wright allait il pouvoir réussir ce pari ? Et bien pour être franc, ce n’est pas le cas. PourtantScott Pilgrim vs the world n’est pas un mauvais film, loin de là, et il arrive à garder, avec brios l’esprit de l’œuvre originelle. La première demi-heure est d’ailleurs exemplaire sur ce point. On retrouve avec plaisir l’ambiance propre au comic avec ses personnages délicieusement déjantés et son monde entre réel et délire.
En outre, Edgard Wright, geek patenté, truffe son film de références visuelles (les onomatopées pour faire les bruitages, les combats avec le sigle vs entre les 2 adversaires….), sonores (les bruitages empruntés de jeux vidéo…) à cette culture comme autant de petits clins d’œil aux personnes biberonnées aux consoles 8 bits, à l’indie rock et aux bédés.
Donc de ce côté-là no soucy, l’univers, l’âme du comic est parfaitement respectée et on y retrouve toute la ribambelle de personnages loufoques, de conversations décalées de l’univers de O’Malley. Et c’est peut être là le souci d’Edgard Wright. On a l’impression que ce dernier aime tellement le monde de Scott Pilgrim qu’il n’a rien voulu enlever, comme si faire des choix de coupe lui était trop difficile.
Le problème c’est que O’Malley avait 6 tomes pour développer son truc et qu’il pouvait s’autoriser tous les à côté et sous intrigues qu’il voulait alors que là Edgard Wright a à peine deux heures pour boucler son histoire.Et quand au bout d’un peu plus de ¾ d’heures Scott vient juste de se farcir le 1er des 7 ex maléfiques de Ramona on sent que la suite va aller vite, très vite, trop vite. D’un coup j’ai eu l’impression que le film était passé en vitesse accélérée.
On enchaîne les situations, les combats contre les autres ex-maléfiques pour arriver au dénouement final à toute berzingue tout en gardant un certain nombre d’â côté qui aurait pu sauter pour permettre une plus grande fluidité de la trame principale (car c’est bien beau de vouloir foutre tous les personnages du comic dans le film et de les faire participer un petit peu mais bon si c’est pas utile pour la trame principale et qu’en plus ça emmêle un script déjà pas toujours très clair autant pas les mettre).
Donc le non profane (c'est-à-dire celui qui n’a pas lu les tomes de Scott Pilgrim avant d’aller mater le film) risque par moment d’être perdu et de décrocher (l’histoire entre Kim et Scott expédiée en 2 secondes sans que l’on sache si Scott plaisante ou pas, la relation Scott/Envy trop développée pour ce qu’elle sert au final dans le film, et tout pleins d’autres choses qui auraient mérité pour une meilleure fluidité d’être zappé).
Edgard Wright aurait du s’inspirer de Peter Jackson qui n’avait pas hésité à passer à la trappe le sympathique (pour certains) Tom Bombadile qui n’apportait strictement rien du point de vue de la trame principale. Perso la dernière demi-heure speed tellement que j’en avais mal au crâne et que l’enchaînement de situations, franchement pas toujours très fluide, commençait même à me soûler. Et c’est putainement dommage car esthétiquement le film d’Edgard Wright tient largement la comparaison avec son petit frère de papier (il y a la même folie dans la réalisation, les cadrages) et les interprètes sont nickels et ressemblent tant physiquement (sauf pour Kim) que dans leurs attitudes à leurs homologues bédéesques.
Mais voilà à trop vouloir rendre hommage à l’œuvre originelle, Edgard Wright s’éparpille et nous pond une histoire bien trop foutraque et bien trop speed pour ne pas perdre par moment (voire définitivement) le spectateur en cours de route. Dommage parce que franchement visuellement, musicalement ça dépote !
Tootsif.
« Scott Pilgrim vs the world » de Edgard Wright. Distribué par Universal Pictures. Avec Michael Cera, Mary Elizabeth Winstead, Jason Schwartzman. Durée : 01 h 52.


















Franchement, je l’attendais pour voir.
Je trouve le comics sympathique (pas une révolution mais sympa), je me disais que le film serait l’occasion de passer un moment sympa, fun,….
Ben non.
C’est pas une daube mais ça va trop vite, ça agace, ça s’attarde sur rien et ça survole tout…
Bof quoi
oh, dommage pour toi… moi je n’ai vraiment pas tes réserves, et ne connaissant pas du tout les BD je n’ai eu aucun mal à me plonger dans le film ! j’ai carrément kiffé grave sa mère !!
en plus je crois que le film n’a pas très bien marché aux etats unis (d’où la sortie un peu confidentielle ici, j’imagine), ce qui peut etre considéré comme un gage de qualité ?
Ah ben moi qui vient justement d’en faire un article et qui attendais un avis…
Bon ben ça a l’air bien sympa quand même pas la claque qu’on peux espéré donc…
C’est ça le problème, je pense qu’une grande partie de la hype autour du film vient du fait qu’il ait pas marché….
Après tout y a peut être une raison…..Et je trouve qu’il y en a une là….
Je rejoins Gropichu : le fait qu’il soit adapté d’une bédé plutôt sympa couplée à une B-A qui me parlait (culture jeux videos, rock indé) et au fait que les rednecks l’aient boudé m’en a fait
attendre monts et merveilles.
Au final on a un patchwork de scènes certes sympa mais très mal reliées entre elles et très bordéliques
Vu hier et franchement j’ai trouvé le film vraiment réussi. Non seulement, il assimile parfaitement les références qu’il utilise pour en faire un vrai objet de cinéma et pas seulement une
cocquetterie à l’attention du public (ceux qui étaient ados à la fin des années 90 ?) mais qui plus est, je l’ai trouvé drôle et spectaculaire. J’y reviendrai rapidement dans une note sur De son
coeur.
@ Bruce : ben oui quoi tout le monde sait que nous autres français sommes le comble du bon goût et que les américains ont des goûts de chiotte
Bah bien sûr et c’est pour ça qu’on préfère ne s’exporte pas…ce serait donner du caviar à des cochons!!
Bah bien sûr et c’est pour ça qu’on préfère ne s’exporte pas…ce serait donner du caviar à des cochons!!