La horde de Yannick Dahan et Benjamin Rocher (2010) par Castle
HORDE CONTEXTE.
Une poignée de flics veulent se faire justice en dézinguant une bande de malfrats a priori responsables de la mort de l'un des leurs. Arrivés sur place, leur plan se casse vite la gueule avec notamment l'apparition de zombies prêts à les bouffer. Une seule solution s'ouvre alors à la police, faire équipe avec les truands pour avoir une chance de s'en sortir..
Dans des temps pas si éloignés, la France et les zombies ne juraient que par un seul homme: Jean Rollin. Ce metteur en scène kitchissisme mettait en scène des morts vivants, vampires ainsi que des femmes dénudées dans des décors rococo dans une ambiance très 70', le résultat était aussi bizarroïde qu'irregardable (surtout de nos jours). Il était vraiment temps de dépoussiérer tout ça surtout que le terrain ( à part Rollin donc) était quasiment vierge et que tout restait à faire pour les "Living dead movies" chez les "fromages qui puent".
Cette tâche revient donc aux cinéphages "hardcore" Yannick Dahan et Benjamin Rocher, tout deux biberonnés au cinéma de genre depuis toujours. Étant ultra fan de son émission sur le satellite ( "Opération Frisson"), le SEUL programme dédié au cinéma -avec son petit frère "frisson break"- du Paf qui n'hésite pas à dénoncer les dérives du cinéma français en épousant de la plus belle des façons les films les plus funs, outranciers, horrifiques, drôles ou "gonzo".
Le chef d'oeuvre fantastique pouvant côtoyer dans la même émission un gros nanar à la Steven Seagal par exemple. Mes attentes étaient donc très fortes en ce qui concerne le père Dahan, pensant qu'il avait les épaules nécessaires, vu son passé de journaliste, pour nous pondre un putain de film "vénér" sans concessions pouvant tenir la dragée haute aux récentes productions anglo-saxonnes et ibériques.
Cependant, la (demi) déception est de mise et fait donc un peu mal. Première frustration, le lieu où se déroule l'action, il est anecdotique et c'est dommage car l'endroit choisi (la banlieue) ne sert que de champs de bataille...et c'est tout. Les deux réal' se sont toujours défendus de refaire "La Haine" (et c'est bien ainsi) mais ce phénomène bien français aurait permis au film d'avoir une existence propre et de, sans faire une critique poussée et poussive à la Romero, se différencier des oeuvres estampillés U.S par exemple.
Entre deux "head shots" de zombards, une petite critique sur le mal être des banlieues auraient, en effet, pu tomber à pic en évitant toutefois le côté paternaliste et moralisateur des médias. Deuxième point noir et pas des moindres, l'interprétation: Elle est très,très, très inégale. D'après les projections tests, toutes les critiques portaient sur le jeu de Claude Perron.
Ben force est de constater que l'ex-compagne de notre "Bernie" national, s'en sort plutôt bien surtout par rapport à ses petits camarades. Jean Pierre Martins fronce bien les sourcils, Doudou Masta (pourtant hyper iconique dans la série éphémère "La Commune") est vraiment saoulant en disant "enculé" toutes les deux phrases mais le pompon vient de Yves Pignot, avec son cabotinage qui dégoupille le peu de tension que le métrage essaie d'instaurer.
Une volonté affichée de Rocher de mettre en avant un second degré pour "ouvrir" son film à un public un peu plus varié (sans tomber dans le commercial; faut pas exagérer, ils respirent l'intégrité ces jeunes metteurs en scène cela crève les yeux), mais force est de constater que la mayonnaise prend difficilement voir pas du tout.
"Le cul entre deux chaise" en quelque sorte, parce que pour une prestation assez juste et crédible de Eriq Ebouaney en chef des malfrats, on a le droit à un vétéran de l'Indochine (Pignot) qui a l'air d'écouter les "Grosses têtes" toute la journée. Rajoutons pour finir un Joe Prestia qui surjoue en permanence en balançant des "punchlines" qui ne font pratiquement jamais mouche. De toute façon le côté "Over the top" du long métrage se dévoile très vite (voir la scène du premier zombie fusillé où des centaines de cartouches sont utilisées, et pas un qui pense à viser la tête du maccab'!) et quelques scènes intimistes sont un peu annihilées par un peu trop de "grand guignol".
Alors?? C'est tout tout pourri "La Horde"?! Heureusement non, car le tandem fait plus que sauver les meubles en étant très généreux dans l'action. Les multiples références au cinéma ( parfois insconcientes, pas sûr que le rôle de Tony soit un hommage volontaire à un perso influent de "Day of the dead" pourtant ils se ressemblent trait pour trait) surtout vidéo-ludiques sont très appréciables ("Left for dead", obligé, mais aussi le climax à la "Dead rising" impressionnant malgré son dénouement un peu tronqué par le manque de moyens).
Le caméo de Dahan en "putréfié" est super pour les fans et le clin d'oeil "inversé" à "Irréversible" tout autant. Ajoutez a toute fin du métrage est vraiment réussie et n'aurait jamais été acceptée dans un produit hollywoodien. Donc rien que pour son derniers tiers et la sincérité du projet en terre des plus hostiles (La France) pour le cinéma dit "de genre", l'effort mérite plus qu'être encouragé (d'où la note un peu flatteuse). Rocher et Dahan n'ont jamais voulu réinventer la roue mais ont juste voulu proposer quelque chose de différent ou "d'alternatif" dans le pays de Dany Boon.
Cependant il serait peut être temps de puiser un peu plus dans le passé du cinéma français et de ses rares pépites fantastiques ("Les yeux sans visage" par exemple) pour offrir quelque chose de neuf (Gans, et son "Pacte des loups", l'avait bien compris) au potentiel spectateur et enfin faire un "hit" populaire digne de ce nom, parce que les zombies et les "survivals" on commence un peu à saturer..
Mat Castle.
















C’était destinée à mon amie, sachant qu’en laissant la page internet en favori pour ne pas oublier de revenir poster, elle y jetterait un coup d’oeil. Ca n’a pas loupé.
Désolé de décevoir tout tes espoirs et de briser tes rêves Bruce, mais je ne suis pas un homme facile, qu’est-ce que tu crois !
Pour en revenir au film, j’ai bien aimé, et je le conseille. Je posterais dessus, sans doute dans la soirée.
Perso, le jeu des acteurs est effectivement exagéré, mais je trouve que René apporte une certaine fraicheur, et de l’humour, j’ai bien aimé son côté barjot.
J’ai rien lu de l’article, je vais voir le film cet aprèm (joyeuse Saint Valentin mon amour, je penserais fort à toi), et lirais l’article ensuite.
J’ai juste jeté un oeil à la note, je reviendrais ici ce soir :p
lé vu le jt marco, découvert ça sur youtube mais c’est passé sur france2, le reportage est trés naif et un peu condescendent, mais ça fait plez de voir la gouaille des deux réal’ par contre un
journaliste de l” ecran fantastique, yann lebeque ou un truc comme ça se ridiculise tout seul en affirmant que shaun of the dead est une parodie de films…de vampires!! il s’est fait déchirer
celui la par les internautes, c’est quand méme son métier bordel!!!
trés honnettement le film méritait un 3/7 pour ses trop nombreuses lacunes (j’ai beau étre fan de dahan et mad movies je ne dis pas amen a tout ce qu’ils disent ou font), mais j’ai mis 4
car il faut noter l’audace d’ un tel projet en france. En attendant de voir la Horde, j’ai du me farcir les bandes annonces des films de michael youn et jose garcia, et c’était déprimant au
possible. rien que pour cela et pour soutenir le film de dahan et rocher, et pour la premiére fois, j’étais content de payer ma place plein pot..
Ho t’ emballe pas, c’ est parce qu’ il a été tourné en banlieu, avec des gars de la cité qu’ ils en ont parlé, faut pas déconner.
, il a du faire bien des trouvailsles là
.
Mais on a quand même vu Dahan bien allumé. Il a pas été en banlieu pour rien lui
bas
Et quelques giclés de sang aussi ont été montreé (comme quoi)
Bon ba faut vraiment que je le voye !
Bon alors j’ ai aimé Avalon et je vous emmerde.
Bon ça n’ a rien à voir ici mais c’ est comme ça.
Et puis bon j’ aime bien quand les films donnent des avis tranché (on aime ou on déteste) tant que ça fais réagir.
Quand à La Horde je suis à font pour le concept, juste parce qu’ il on eu droit à un sujet dans un JT. Enorme.
N’aimant pas les critiques de Dahan, j’étais parti pour etre de très mauvaise foi vis a vis de ce film pourtant force est de constater qu’il m’as plu et que j’ai passé un très bon moment
ah mais j’ai lu assidument l’article, d’où la référence.
bandes de geek va ! ^^
Mad Movie, je lis ça dans mon ciné-bob-indé de Dijon (quand j’y vivais) et c’est à la fois drole et malin, mais il y avait 80% des trucs que je ne connaissais pas
ah mince… pas super emballé alors ? :’(
c’est une impression où dès que tu croises une film de genre, de zombie, gonzo ou “chtarbé”, il gagne d’office le droit de se faire griller 3 ou 4 fois à ton grille-pain?
je me sens seul parmi tous ces blogueurs fan de films de genre. pas mon kiffe, mais il y a des exceptions ^^
Tu es sévère mais juste avec ce film. Je serai plus gentil, mais ma notre serait pourtant identique. Je suis totalement adepte de ce cinéma, mais les défauts que tu soulèves sont bien réels. Et je
suis d’accord sur le manque d’audace et d’imagination de nos scénaristes. M’enfin, ça fait du bien par où ça passe, quand même…
chronique!!
Trêve de plaisanterie, dès que tu met un truc dessus je vais jeter un oeil!!!
chronique!!
Trêve de plaisanterie, dès que tu met un truc dessus je vais jeter un oeil!!!