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Slumdog Millionaire de Danny Boyle (2008) par Marc Shift

C'EST MON DERNIER MOT.

 

Ayant grandit dans les bidonvilles , Jamal Malik participe au jeu « Qui veut gagner des millions? », jusqu'à atteindre la question finale. Présumé coupable de fraude, il est emmené et interrogé par la police.

 

 

Là, je suis en train de me faire une nouvelle spécialité, celle des films oscarisés et pas qu'un peu celui là qui n'en a eu pas moins de 8!! Un film basé sur un jeu qui ne me passionne guère, mais fait par un cinéaste que j'aime beaucoup ("Transpotting", "28 jours plus tard".....) dans un pays qu'on a tous l'impression de connaître, et adapté d'un livre que je n' ai pas lu (pour une fois).

 

Je ne sais pas ce qui a pris cette "vénérable" institution des Oscars de récompenser un film sorti d'un peu nulle part (bin oui Bollywood c'est le grand concurrent), fait par un réalisateur qui ne court pas vraiment après les récompenses et surtout qu'en face il y avait de l'artillerie lourde ("Harvey Milk", "L'étrange histoire de Benjamin Button".....).

 

Le film s'ouvre sur Jamal Malik (Dev Patel), finaliste de la version indienne de « Qui veut gagner des millions? », subissant l' interrogatoire (très) musclé de la police pour lui faire avouer sa tricherie. Il est, pour les autorités, inconcevable qu'un simple serveur de thé sans éducation réussisse là où échouent des professeurs et des universitaires. Pourtant, l'hypothèse la plus invraisemblable pour la police semble être la bonne: le candidat connaît les réponses.

 

Les réponses se trouvent dans une vie: la sienne. Faite de nombreux malheurs où son « grand frère » Salim Malik (Madhur Mittal) tente, comme il peut, de l'aider ainsi que Latika (Freida Pinto) que Jamal tentera à tout prix de protéger. Par contre, j'ai été assez surpris par la dureté du film même si Danny Boyle a déjà fait des films basés sur un univers socialement dur. Mais faire un film en ayant comme toile de fond les bidonvilles indiens donne une puissance incroyable au travail de Boyle.

Parce que là on est quand même très loin de la carte postale ou du dépliant pour agence de voyage, malgré la médiatisation et l'oscarisation (ou inversement) je ne savais pas grand chose du film avant de le voir et je ne pensais pas qu'il puisse aller si loin (Émeutes raciales, énucléation....), tout ça dans une ambiance visuelle lumineuse mais pesante (c'est un fait, en Inde y a du soleil!!) où la caméra fait merveille, avec des idées visuellement fortes (la dernière action de Salim.....), et une musique vraiment sympa et même de la danse. Je vous rassure ça n'est que dans le générique de fin, que je trouve énorme.

 

Alors bien sûr, je n'ai pas la réponse sur le pourquoi des Oscars qui ont récompensé ce film, mais sans conteste il ne faut pas passer à côté, comme j'ai failli le faire.

Marc Shift.