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The Killer de John Woo (1989) par Marc Shift

TU NE TUERAS POINT.

 

Un tueur à gage, au service de la mafia, veut ranger les armes après un ultime contrat. Mais au cours de la fusillade il blesse accidentellement une chanteuse aux yeux et il fera tout pour lui rendre la vue.

 

 

En voilà un pitch qui ne casse pas trois pattes à un canard. Avec ce film Woo rend hommage (entre autre) au film de gangster français et surtout à « Le samouraï » de Melville, où le personnage joué par Delon (Jef Costello) est placé face à un dilemme représenté par une chanteuse. Chow Yun-Fat est « Jeff », tueur à gage aux services des triades qui a un dernier contrat à honorer. Mais pendant les échanges de coup de feux (joliment chorégraphié n'empêche!!) il blesse une « innocente » chanteuse la rendant aveugle. Jeff décide alors d'accepter un nouveau contrat pour financer l'onéreuse opération qui rendrait la vue à Jenny (Sally Yeh).

 

Bien sur la police, par l'entremise de l'inspecteur Li (Danny Lee), inspecteur free lance jusqu'au boutiste va s'intéresser aux activités de ce tueur. Et bien entendu la mafia commencera à se méfier de son tueur en envoyant son complice et commanditaire Sydney Fung (Chu Kong) le surveiller.

Bon, c'est pas le plus grand scénar' du monde qu'on tient là, mais il a le mérite d'être efficace. Mais l'un des problème du cinéma made in H.K c'est l'habitude qu'ils ont de faire les films sans filets et donc, on ne s'attarde pas trop sur les dialogues parfois confondant de naïveté. Et je ne vous parle pas de la qualité de l'interprétation!!! Si les trois principaux rôles masculin s'en sortent plutôt bien, pour les rôles secondaires on frise l'amateurisme!!! Mais, on le sait, les chinois sont rarement frisés, alors du coup le ridicule les tue (enfin aidé par des armes à feu et en grande quantité).

 

Pour moi le sommet du film se situe après la tuerie de la plage où Jeff (aidé par « Mickey » surnom ridicule du policier) amène un gamin blessé par balle à l'hôpital. Faut quand même imaginer un hosto quasiment sans personnel (comme en France donc) en gros une infirmière, un docteur......et pas de patient (donc non, nous ne sommes pas en France).

 

Et que dire de ces scènes qui ne servent à rien? Comme lors de l'assassinat du politique où il y a un plan où l'on voit l'arme du tueur couler dans l'eau (vu qu'il est sur un bateau, sinon ça sert à rien dans une flaque d'eau ça ne marche pas). C'est beau, certes, mais peu utile au delà du raisonnable!

 

Je ne parle même pas du montage, fait à la serpe non aiguisée, en raison du montage international! Il y en a tellement à dire sur ce film (une fin larmoyante....) et à chaque visionnage on y découvre de nouveaux détails, des petites imperfections.....et c'est pour ça qu'il est absolument génial!!!! Chow Yun-Fat avec une classe folle, un John Woo virevoltant avec sa caméra usant et abusant de ralentis stylisés et magnifiques, de poses iconographiques, un ballet mortel chorégraphié à l'extrême. Premier film que j'ai vu de Woo, une claque énormissime, mon préféré.

 

 

Marc Shift.

987698775285487249 / 7

je ne peux vraiment pas le noter c'est sans doute celui que je considère comme mon film le plus culte avec "The Thing". Et la version longue possède de meilleures dialogues ainsi que de meilleures transitions.