Reservoir Dogs de Quentin Tarantino (1992) par Tootsif
Des chiens sans laisse...
Après un hold-up manqué, des cambrioleurs de haut vol font leurs comptes dans une confrontation violente, pour découvrir lequel d'entre eux les a trahis.
Je dois dire qu’au collège je n’étais pas ce que l’on peut appeler un cinéphile. J'allais au cinoche certes, mais c’était pour délirer avec mes potes sur les blockbuster américains et comédies à 2 balles ou pour pouvoir enfin emballer la petite blonde avec ses couettes assise juste devant moi en cours de SVT en 4ème (comment elle s’appelait déjà ? merde je m’en souviens plus, enfin bon on s’en fout). Bref, le cinéma et moi c’était pas encore la grande histoire d’amour...
D’autant plus que c’est pas les films qu’on voyait avec les profs qui allaient me convertir ! Entre adaptations d’œuvres littéraires chiantes ‘combien de fois je me suis tapé "La gloire de mon père" et "le château de ma mère" ?) et pièces de théâtre filmés (je hais le théâtre qui pour moi n’a pas su se moderniser) le cinéma en cours c’étais l’horreur ! Et puis dans la vie il y a des miracles et dans le système scolaire des professeurs qui sortent du moule formaté de l'Education Nationale pour faire partager leurs passions aux élèves.
Bon je sais là je raconte ma vie et vous vous en balancez royalement. « Merde on est sur la Pellicule brûle là et pas sur un blog d’un kikoolol de 15 piges qui vous raconte comment la vie elle est trop dure et que ses parents sont trop des cons qui le comprennent pas! » vous dites vous, ce à quoi je répondrai que je vous emmerde et que c’est mon article et que je fais ce que je veux ! Si vous voulez lire des pures chroniques de films zavez qu’à aller lire un magasine cinoche bordel!
Et puis putain ce prof il le mérite merde ! Imaginez un prof qui vous fait lire Shining et regarder le film et surtout qui pour illustrer son cours sur le flashback et sur la diversité des techniques de narration vous passe Reservoir Dogs! Et oui Reservoir Dogs en cours de français à 14 ans ! L’Education Nationale en pèterait un plomb ! Mais pour moi ça a été une révélation !
Donc c’est de Reservoir Dogs que je vais vous parler maintenant. Bon, vous vous en doutez je ne vais pas être objectif pour 2 sous car c’est ma madeleine de Proust, celui qui a changé ma vision du ciné et fait de moi un accro des salles obscures. Alors, pour faire simple, Reservoir Dogs c’est une claque ! Voilà ça c’est dit, et je crois qu’avec ça on peut s’arrêter. Merci messieurs-dames, circulez, y a plus rien à voir….
- « Hein, excusez moi les mecs (et demoiselles) y a Bruce qui veut me parler. Qu’est ce que tu me dis Bruce ?
- Que je développe ?
- Mais pourquoi ? Y a rien à dire de plus
- Que je dise pourquoi c’est une claque ? Mais, euh ça sert à rien et puis…
- C’est toi le patron ? Ah oui effectivement vu sous cet angle… T’as vraiment des arguments imparables, mec. Non t’as raison ! Faut développer ! C’est très important de faire partager sa passion à nos lecteurs bien aimés ! Franchement heureusement que t’es là Bruce, je sais pas ce que je ferais sans toi »
Donc, qu’est ce que je disais ? Ah oui ! Reservoir Dogs c’est une claque ! Pourquoi me direz vous ? Et bien comme vous m’êtes sympathiques (et que sinon le père Bruce va râler) je vais vous l’expliquer. D’abord il faut rendre à César ce qui appartient à César et être franc, le sieur Quentin Tarantino n’a rien inventé : des dialogues percutants, des scènes violentes inattendues, une bande son qui remet à la mode de vieux morceaux, tout ça existait déjà. Mais pourquoi ça marche alors et que certains crient au génie ?
Et bien parce que Tarantino a mixé tous ces éléments que l’on retrouvait la plupart du temps dans plusieurs films au sein d’un seul, et que le résultat, qui aurait pu être une bouillie sans lien enchainant des séquences certes intéressantes mais s’imbriquant mal les unes avec les autres.(ce qui hélas pour Quentin est le cas de ces derniers films depuis l’explosion de folie Kill Bill), est tout bonnement génial
Tarantino, c’est des dialogues hallucinants. Hallucinants par leur côté décalé et qui ne semblent rien avoir à voir (ouh putain cette formule ! Ca me semble pas de masses français mais bon on est pas au cahier du cinéma ici donc on s’en branle) avec l’histoire (la conversation sur l’interprétation que l’on doit donner aux paroles de Like a Virgin de Madonna suivie du débat sur l’importance et l’utilité du pourboire pour les serveuses et la conversation entre Orange, White, Pink et Eddie sur qui interprète Christie Love dans un feuilleton en sont les meilleures des illustrations) et par les répliques qui fusent plus vite que des balles de pistolets :
(Joe Cabot donne à chacun des membres du casse un surnom et vise Mr. Pink)
Joe :"Et Mr. Pink."
Mr. Pink :"Pourquoi Mr Pink ?"
Joe:"Parce que t’es une pédale ok"
Bang!! Un scud envoyé en pleine gueule ! Chaque dialogue est savamment ciselé pour un effet maximum, la jouissance du spectateur.
Tarantino c’est aussi un putain de sens de la mise en scène. En déstructurant le récit (les scènes ne sont pas montées dans l’ordre chronologique), il dynamise ce dernier. En effet on connait certains éléments mais on ne sait pas quelle est leur origine et cela nous intrigue, nous donne envie de savoir (pourquoi ont-ils des surnoms de couleur ?) et cela accentue leur effet lorsque les scènes explicatives arrivent. Son sens de la mise en scène se traduit aussi par des passages hallucinants qui modernisent le genre du polar jusque là bien sympathique mais très classique.
D’abord il modernise la violence. Bon déjà il la montre crument (ça pisse le sang de partout) et en plus il lui donne un caractère hallucinant (vous noterez que j’ai utilisé ce mot un paquet de fois au sein de cet article mais c’est pour la bonne cause et non par flemmardise, non franchement je serai choqué que vous puissiez penser cela de moi (hop parenthèse dans la parenthèse, et oui, je fais mon Tarantino, je dynamite les codes de la littérature, bon où j’en étais moi avec tout ça ? ah oui je vous disais que c’est pas mon genre d’être fainéant), hallucinant étant le mot qui définit pour moi le mieux l’effet de Reservoir Dogs sur ma pauvre personne) en lui superposant une musique totalement en décalage avec la violence de ce qui se passe sous nos yeux !
Lors de cette fameuse scène de l’oreille (puisque c’est d’elle dont il s’agit Tarantino nous annonce le programme (que Mr Blonde va s’en prendre à l’oreille du flic) mais il ne nous en montre rien.
On entend juste les cris du pauvre flic faisant ainsi travailler notre imagination à fond les ballons, ce qui est beaucoup plus efficace ! Et pour couronner le tout il superpose par-dessus les cris une musique toute guillerette sur laquelle Mr Blonde danse ! Le décalage est total et toute l’horreur de ce qui vient de se passer nous submerge (alors que l’on n’a rien vu !).
Ces passages hallucinants c’est aussi le passage où Mr Orange pour pouvoir s’intégrer à cette bande de gangsters leur raconte une anecdote sur un deal de drogue qui a failli mal tourner. Que du classique me direz vous, elle est où la nouveauté là ?
Et bien la nouveauté c’est que cette histoire est totalement mitonnée. Et que pour arriver à la rendre crédible il s’est entraîné des plombes. Et on le voit répéter et répéter pour finalement raconter son histoire qui prend vie devant nos yeux comme si son anecdote était réelle !
Bref Tarantino c’est cool ! Une coolitude qui est sa marque de fabrique et qui se traduit à tous les niveaux. Ainsi la bande son est rempli de pépites musicales des années 60, 70 que Tarantino nous sort du placard et surtout le casting est une pure tuerie ! Harvey Keitel, Tim Roth, Steve Buscemi, Chris Penn et (roulement de tambour) Michael Madsen !
Ce dernier dans son rôle de Mr Blonde bouffe littéralement l’écran. Capable de vous parler d’une voix douce et de vous lacérer la gueule dans la même seconde, ce mec est un vrai psychopathe !
Donc une putain de brochette d’acteurs associée à des répliques exceptionnelles le résultat est détonant et purement jouissif !
Voilà on arrive à la fin de ce trip tarantinien, de ce film qui m’a foutu ma première claque cinématographique. Bon avant y avait eu "L’ours" quand j’avais 7-8 ans, quand la mère ours meurt au début j’ai chialé comme une madeleine et mon père a du me sortir du cinéma pour ne pas gêner le reste de la salle et il m’a fallu une semaine pour m’en remettre ! Mais là le cinéma m’a parlé comme jamais il ne l’avait fait auparavant.
Je sais vous allez me dire que je suis parti dans tous les sens, que j’ai parlé de tout sauf du film, que j’ai été volontairement choquant, prétentieux, crétin mais n’est ce pas le meilleur des hommages à rendre à Quentin et à son film si génial ? Une claque tout simplement mais ça je vous l'avais déjà dit ! Comme quoi fallait il vraiment que je m'explique ?
Tootsif.

















Moi aussi j’ avais beaucoup apprécié le film.
Et puis un jours j’ ai “City on fire” polar HK que Tarantino a pompé dans les grandes largeur pour ce film…..
Reste quand même des dialogues très percutant, et des situations bien barge (l’ interrogatoire….), le film reste très bon, mais quand à moi je préfère City on fire.
shui content que mon pote Marco en parle (cela m’évite de passer pour un pisse froid reac’, mais c’est vrai que “city on fire”…) il aurait quand méme mettre au début de son film “inspiré du
film de ringo lam” en plus il ne le dit nul part méme pas dans son com audio qu’ il s’est inspiré de ce film. Ceci étant dit c’est quand méme un film séminal, des dialogues magiques, inoubliables
(que l’ on ne retrouve pas dans le polar HK) aboyées par un casting au diapason, les bases de “Pulp fiction sont la: lignes de discussions magiques et violence inatendues dans une b.o
saugrenue mais foutrement efficace, comment voulez vous que j’apprécie “inglorious Basterds” après de tels films, impossible…
Ah ouais, 14 ans… Moi le meilleur film que j’ai vu au collège c’est Blade Runner, La gloire de mon père et co ça n’a pas dépassé le CM2.
Bon bah, sinon jep ense que on est tous assez d’accord sur ce film. Perso le seul passage qui m’emmerde un peu c’est après l’intro, Roth/Keytel, c’est un chouilla trop long à mon goût.
(quoi c’est pas les cahiers du cinéma qui sponsorise LPB ? Bah je reviendrai plus !)
Le cinéma au collège… C’est vrai que les oeuvres présentées sont généralement endormante.
Quant à Reservoir Dogs, le film est bon mais finalement pas si “culte” que la masse semble l’affirmer. Parfois répétitif, parfois simpliste, il reste un divertissement honnète et sa première
scène, celle dans le bar, restera dans toute les mémoires.
Entièrement d’accord avec toi Reservoir Dogs est un film de malade dans le bon sens. Et dire que plein de monde ne l’aime pas, le trouve trop violent et bla bla bla …
C’est pourtant un des meilleurs Tarantino !
Deux mots : Chef d’oeuvre
@ Mat et Marc : oui il a repris des éléménts de City on Fire de l’excellantissime Ringo Lam (Prison on fire 1 et 2 et le seul qui a réuissi à faire jouer correctement JCVD) mais il ya ajouté ce
décalage, cette nonchalance propre à lui (c’est pas comme l’enculé de Scorsese qui repompe tel quel Infernal Affair et qui fait mine de rien).
Et Tarantino ne s’est jamais caché d’être fan de ciné asiat
Et puis c’est ma madeleine de Proust, je suis incapable de lui voir des défauts
@ Dom : moi j’adore l’intro on se demande où on est, si on a pas loupé le début du film et puis c’est Roth et Keitel bordel ^^
@ Cinemarium : pas culte
! Putain pour moi c’est Le Tarantino ! Tout y est d’entrée : le ton, les références, la
musique après il ne fait que moduler la formule.
En tout cas culte il l’est pour moi pour la fraicheur qu’il a apporté, son univers musical, ses dialogues truculents….
Salut,
Tarantino j’en suis inconditionnel,Pulp fiction mon préféré et kill bill 1, honte incroyable je n’avais jamais vu reservoire dog il y a un an, malgrès mon grand age,je ne l’avais jamais trouvé en
dvd,ni vu à la tv,il y a quelques mois il est passé sur ciné frisson , y a pas à dire c’est du Tarantino, la teinte des dialogues ne trompe pas, tu sais ceux avec plein de fuck,shit et tous le
reste.
Meme lui en tant qu’acteur je trouve qu’il à une tronche, c’est un maitre.
@Tootsif:wé mais Scorcese l’a dit que c’était un remake, Q je l’ai jamais entendu parler du film de Ringo Lam. J’ai méme préféré “the Departed” à “Internal affairs” les acteurs (Tony
Leung et Wong exceptés) sont trop lisses comparés a ceux de Marty (Baldwin et Marky Mark géniaux dans des seconds roles et Nicholson est vraiment bon) et l’ensemble est carrément moins
“bad ass” du coté HK. Pour en revenir a “Dogs” la scéne du découpage d’oreille, Tarantino l’avait tourné en “full frontal” avant de l’enlever et privilégier la suggestion, choix payant…
“Imaginez un prof qui vous fait lire Shining”
Ahem. J’ai fait lire “Shining” cette année… ^_^ (pour le film, j’ai pas eu le temps, mais mon autre classe a eu
droit au “Prestige” pour l’explication entre SF et fantastique, ça compte?).
Purée, j’ai envie de le revoir maintenant. Et je ne l’ai pas en DVD. Mais j’avoue encore plus être intriguée par
“City on fire”, que je n’aurai certainement jamais l’occasion de voir…
@ Mat : je suis pas d’accord sur The Departed !
Marty dans qausi aucun interviex ne dit qu’il a racheté les droits d’Infernal Affair et je me damande combien de personnes qui l’ont vu le savent.
En outre pour moi The Departed est merdique à côté d’Infernal Affair. Sérieux à côté de d’Andy Lay, Tonny Leung et Anthony Wong Léo et surtout la gueule de con de Matt Damon font pitié. L’image
et ses couleurs bleutées est plus belle dans I.A, y a plus de tensions et le jeu du chat et la souris moint tortueux, bre j’ai pas du tout aimé (sauf l’intro avec les stones en fond sonore sur la
ville)
@ Cachou : ben moi j’ai pas eu l achance d’avoir des profs comme toi (sauf donc ce prof). Je me suis tapé du Molière et pleins de pièces de théatre qui m’emmerdaient (je hais le théatre)
Et pour le bac de français c’était encore pire, zéro prise de risque comment motiver les élèves ?
C’est pour ça que je suis absolument contre l’instauration d’un équivalent au bas en Belgique (et pourtant c’est bien parti pour…).
@ Tootsif : moi j’ ai aimé la version de Marty (voir le chronique sur cet excelent blog), mais j’ ai pas vu l’ original. J’ en ai discuté avec Nico (Filmosphère), et on est au moins d’ accord
pour trouver que Damon est bon dedans (un peu lisse, mais bon).
Quand à Reservoir vs City, j’ aime les deux (la patte de Tarantino est indéniable), mais à l’ époque jamais un mots dessus (parce que le ciné asiat c’ est vaste quand même).
Après les journalistes font pas forcément bien le boulot (mais sur la promo de Marty y avait quand même la référence à Infernal affair….), mais c’ est un autre débat.
@Tootsif:Scorcese merdique?! il a ptét fait des films mineurs mais aucune daube, désolé mais au niveau du rythme et de la distribution “Internal affairs” est un peu à la ramasse, Andy Lau, -comme
pour finir à la promo du film tout le monde savait que c’était un
tu parles de Damon- mais lui il n’a que deux expressions au compteur, attention j’aimes bien “internal” mais bon je trouve son remake supérieur.De toute façon je pense pas qu’on va se
mettre d’accord mais c’est bien ça fait débat
remake et dans touts les mags de ciné on le mentionnait le film de H.K, ils ont méme racheté les droits, demande à Q si il l’a fait lui pour “City on fire” (pourtant j’adores
“Dogs”)
J’aime bien Tarantino, suis assez fan de son travail et de ses références. Pourtant, Reservoir Dogs, ben non, pas accroché. Vu sur le tard, je me demande encore ce qui a pu fasciner tant
de personnes. J’ai trouvé que c’était au mieux un assortiment de scènes parfois intenses, parfois même géniales. Pulp Fiction, en revanche, j’ai largement préféré.
un de mes films préférés !! scènes cultes, personnages cultes, répliques cultes, musique culte, bref, film culte !!
par contre, en effet, The Departed a bien été revendiqué officiellement comme remake de Infernal Affairs et Scorsese n’a fait aucune daube. Il en a fait des moins bien, mais pas de daubes
sinon très fan de ce Reservoir Dogs : répliques cultes, musique culte, personnages cultes, scènes cultes, bref film culte ! (malgré que ce soit un pompage)
Ben perso je trouve The Departed daubesque mais voilà c’est Scorsese donc faut fermer sa gueule (désolé mais Aviator c’est chiant et prétentieux, Gangs of NY ne vaut que pour Daniel Day Lewis,
Kundun j’en parle même pas). Pour moi Marty n’a rien fait de bon depuis Casino mais comme c’est Marty et bien on doit s’incliner devant lui.
Pour The Departed je pense pas que la majorité du public soit au courant du fait que ce soit un remake et non, désolé, je préfère largement Infernal Affair. Sa beauté froide, le trio d’acteurs
principaux, son rythme, pour moi il est en tout point supérieur à son remake.
Mais bon j’ai toujours préféré les polars asiats aux polars US (sauf James Gray) donc je serai jamais objectif sur ce sujet
Stuck in the middle with youuuu
Ahhhhhh______________________________
J’adore Tarentino, mais ce film n’est pas cultissime à mes yeux. Je le trouve génial, mais voilà, je ne le regarde pas aussi souvent que pulp fiction et les kill bill, et unglourious basterds…
et oui j’ai vu Infernal Affairs. J’aime autant la version originale que le remake. J’ai peut etre pas assez de recul pour savoir ce que je préfère pour l’instant. Je ne défends pas spécialement
Scosese jusque parce qu’il s’appelle Scorsese (sur mon blog, j’ai descendu des films et pourtant c’était fait par de grands réalisateurs), il en a fait de moins bons, des histoires moins
intéressantes mais c’était pas pour moi l’exemple d’un réalisateur qu’on ne veut pas casser, Tim Burton et sa Planete des Singes (les films de Scorsese que tu trouves merdiques passeraient à coté
pour des chefs d’oeuvres). Par contre, pour moi, son dernier bon film est la bonne surprise Shutter Island !
juste pour finir aprés on stoppe, je ne fais pas le culte du geek, genre parsque “c’est scorcese c’est forcément génial et si t’es pas d’accord t’es un con”, Burton était un de mes réals favoris
avant qu’il me devienne epidermique par ses derniers méfaits, et si Carpenter fait un film de merde prochainement ça me ferait mal au coeur mais je le dessouderais…
attention je dis pas que Scorsese c’est de la merde. C’éest un de mes réals préférés mais je trouve que depuis Csino il est tombé dans une sorte de “facilité”.
Burton c’est pareil j’ai l’impression qu’il recycle son univers en boucle en osant à chaque fois de moins en moins. Je crois que les plantages de La planète des singes (plantage artistique et
commercial) et de Big Fish (plantage commercial) l’ont fait revenir à ses valeurs sures ; une univers gothico-mignon sur l’enfance perdue et ça plait au public. Il n’a plus le ton irrévérencieux
d’un Beetlejuice, Mars Attacks, ni le lyrisme d’un Edward aux mains d’argent et la folie d’un Ed Wood
wé c’est carrément ça pour Burton, malheureusement…
@Tootsif: o_O “Sweeney Todd” n’est pas vraiment gothico-mignon, plutôt gotico-macabre…
Donc, si je comprends bien, tu n’as pas aimé “Les noces funèbres”…