Last Action Hero de John McTiernan (1993) par Tootsif
LEO THE PROUT VA LACHER LES GAZ.
Grace a un billet magique, Danny Madigan, un enfant de onze ans, peut vivre les aventures de son policier preféré, Slater, croisé des temps modernes. Ensemble ils affrontent force danger et triomphent toujours. Mais les choses se compliquent lorsque des personnes mal intentionnées s'emparent du billet magique et gagnent New York, où le crime paie encore plus qu'au cinéma.
Je vais être honnête, j’aime bien Schwarzy. C’est pas le meilleur acteur, il est même relativement limité dans son jeu, mais je l’aime bien. Il a une gueule, du goût dans ses choix cinématographiques (qui peut se targuer d’avoir incarné des icônes comme Conan, Terminator, j’en passe et des meilleurs), et personne n’a réussi actuellement à atteindre son statut de héros ultime d’actionner (qu’on me parle pas de Jason Statham).
Alors quand on fait un film à sa gloire, j’avoue que je suis plutôt en joie. Bon, faut avouer que j’aime bien aussi les films à la gloire de mes anciennes idoles d’action, que ce soit « Tango et Cash », ou encore « Demolition Man », donc bon, je ne suis pas totalement objectif ici. Mais dans le cadre de Last Action Hero (car oui, lecteur qui n’a pas lu le titre de la chronique, c’’est de lui qu’on parle), il faut reconnaître que c’est particulièrement réussi, et en plus, c’est susceptible de toucher les 7 à 77 ans.
Simple, le scénario commence comme un film pour enfants, soit la vie du petit Danny Madigan, plus passionné par le cinéma et surtout par les aventures du musculeux Jack Slater, que par les études. Sa passion étant alimentée par un vieux projectionniste à moitié fêlé, il se voit même remettre par lui un billet magique permettant de rentrer dans le film, et c’est ainsi qu’il rejoint l’univers de son idole, Jack Slater.
Bon, ça a l’air con dit comme ça mais vous pouvez y voir en quelque sorte la représentation du 4ème mur, le passage de l’un à l’autre, l’opposition entre l’enfance idéaliste et la dure réalité du monde adulte, mais pour ceux qui veulent pas s’emm… avec ces considérations philosophiques, ça reste surtout un excellent prétexte à des situations complètement folles et bien souvent hilarantes.
Le héros est invincible, les situations sont improbables, ça pète de partout, les filles sont magnifiques et l’humour va bon train. Sans oublier la présence de guests en veux-tu en voilà comme Sharon Stone, Robert Patrick, notre bon vieux Jean-Claude Van Damme…. Que du bon ! Du bon, du fun, du décomplexé qui fait vraiment plaisir à voir de la première à la dernière minute.
Alors ok, c’est parfois lourd, quelquefois niais et le gosse est de temps en temps horripilant et bon nombre d’effets ont vieilli. Mais qu’est-ce face à du plaisir brut de décoffrage, de la générosité de tous les instants ?
Parce que là je vous parle de plaisir coupable, de fun pur, de bonheur à revoir un condensé de ce que l’on aime dans tous les films d’action de la grande époque (les années 80 pour ceux qui ne suivent pas), tout ce qui nous faisait rire, vibrer !
Un film qui exploite de plus son concept à fond, à savoir un film dans le film, pour nous livrer du grand n’importe quoi, mais maîtrisé de bout en bout. Rajoutez-y de la punch line à foison (mais Léo the prout quoi), de l’action sans retenue et débridée, et c’est simple, Last Action Hero est un grand merci à nous, fans, esthètes de l’actionner crétin, amoureux de l’action qui tâche, mais pas seulement.
Pourquoi ? Parce que Last Action Hero n'est pas un film d’autiste, d’adorateurs de Schwarzy, connaissant toute sa filmographie ou tous les films d’action de cette époque. Le môme d’aujourd’hui peut se marrer devant, aimer l’action, rire à toutes les vannes balancées (et il y en a) car ce film s’adresse aussi à lui.
Il est plus qu’un hommage aux années 80, c'est le divertissement familial qui va bien, le film qu’on aime, qu’on chérit, dont on aime parler avec des potes, qu’on ait connu cette période ou non. C’est ça un film populaire bien fait., pouvant être apprécié de tous mais offrant un deuxième niveau de lecture pour l’initié, et permettant à celui qui l’a vu il y a longtemps de redécouvrir de nouvelles choses. Voilà ce qu’il manque aux films d’aujourd’hui, tout simplement.
Tootsif.
















Moi aussi j’ aime bien Démolition Man.
Bon Last Action Hero est bien mieux quand même…..
Tu as oublié de mentionner le premier effet 3D autostéréoscopique de l’histoire, au moment où la prise électrique de la chambre du spectateur crache des éclairs et illumine tout le sol de
celle-ci, pendant une scène d’action du film.
Ah ? Vous l’avez pas eu ça ? C’était peut-être bien l’orage en fin de compte…. Enfin à 12-13 ans, ça m’a pas mal marqué… plus que le film en tout cas, bien que je me rappelle l’avoir apprécié
(et regardé en deux fois donc, vu qu’on avait jugé plus sage de débrancher les prises électriques après ça).
Ah je l’ai commu cet effet là mais pas sur ce film
! Lors du visionnage de Final Fantasy les créatures de
l’esprit, au moment où le satellite tire la foudre s’est abbatue sur le ciné, on s’y croyait !