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Archive for October 2010

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Millenium, le film de Niels Arden Oplev (2009) par Bruce Kraft

SERIAL NAZI.

 

 

Mikael Blomkvist est journaliste économique dans le magazine Millenium. Condamné pour diffamation, il décide de quitter son métier. Mais Henrik Vanger, grand patron de l'industrie suédoise, fait appel à lui afin d'enquêter sur la disparition non élucidée d'Harriet Vanger, sa nièce, disparue à l'âge de seize ans. Blomkvist se rend vite compte que La famille Vanger semble cacher bien des secrets. Le journaliste va alors rencontrer Lisbeth Salander, une jeune femme de vingt-quatre ans qui excèle dans l'informatique et la recherche d'informations....L'enquête va les amener vers l'horreur.

 

 

 

Alors pour mettre les choses au clair je tiens à dire que je n'ai pas lu les romans donc cette chronique ne s'appuiera que sur le film et rien que le film. De toute manière je pense sincèrement que ce n'est peut-être pas plus mal pour ne pas être déçu. Bon, il faut quand même signaler que les romans de Stieg Larsson décédé en 2004, ont été vendus à plus de 10 millions d'exemplaires dans le monde et qu'en Suède il est de tradition d'avoir la trilogie dans sa bibliothèque à côté de la Bible.

 

Les fans de la trilogie attendaient donc cette adaptation comme le messie bien qu'à la base seul le premier volume devait être adapté en film et les deux autres volumes sous forme de téléfilms. Les producteurs changeront leur fusil d'épaule à cause du succès du premier film et décideront d'en faire trois films.

 

 

Alors que vaut ce "Millenium"? Honnêtement ce polar est de bonne facture et délivre une ambiance toute singulière et typiquement scandinave bien que le travail de l'esthétisme ne soit pas au coeur du débat même si Niels Arden Oplev a essayé, selon ses propres dires, de coller le plus possible au roman. On se retrouve devant une enquête au coeur d'une famille de riches industriels cachant des secrets inavouables et qui auraient tendance à se foutre sur la gueule dès qu'on parle d'argent.

 

Classique au point que le rapprochement de cet univers familial avec celui d'un roman d'Agatha Christie est presque logique. L'intrigue du film reste assez simple et le spectateur ne se retrouvera jamais perdu dans des méandres d'explications et c'est ainsi que nos deux enquêteurs vont petit à petit se diriger vers un dénouement des plus sordide bien qu'on eut aimé que le réal' insiste dans la noirceur qu'on pouvait attendre de la situation.

 

 

"Millenium" possède cependant un double intérêt, hormis celui de l'enquête, avec une incursion dans la vie des deux héros de l'aventure en la personne de Blomqvist interprêté par Michael Nyqvist (star dans son pays) dont la vie va être bouleversée par sa rencontre avec Lisbeth Salander jouée par l'autodidacte Noomi Rapace (quel nom!!) qui s'avère être le personnage le plus intéressant à l'écran en plus d'être charismatique.

 

Lisbeth bénéficie des moments les plus enthousiasmants du film (Chacune de ses rencontres avec son tuteur légal, véritable pourriture, étant des moments peut-être même plus intenses que le final lui-même!!) et offre finalement au cinéma un personnage déjà culte grâce à un physique "goth" et une personnalité trouble et instable comme on les aime . Le constat étant que "Millenium" voit son side-kick mettre au rang de spectateur/victime le journaliste Blomkvist qui se devait d'être le vrai héros de l'histoire.

 

 

Au final "Millenium" reste un bon polar avec une  histoire qui, sans surprise, comporte son lot de cadavres et une sombre histoire de nazis mais étrangement, c'est plus le sort de Lisbeth qui nous intéresse ce qui fait presque passer l'intrigue initiale au second plan. Ce qui n'est franchement pas inintéressant. A voir donc.

 

Bruce Kraft.

Moyen, rien de plus. 

 

"Millenium" de Niels Arden Oplev. Distribué par Gie Sphe-Tf1. Avec Michael Niqvist, Noomi Rapace, Sven-Bertil Taube. Durée: 2h32.

 

October 30, 2010 Posted by admin in

Paroles de stars: Sam Worthington

sam-worthington.jpgL'acteur en vogue d'Hollywood ("Terminator Renaissance", "Avatar" et "Le choc des Titans") et australien de son état semble être le gendre idéal avec son physique propret et sa gueule carré, n'empêche qu'il est comme tout le monde quelque fois il envoie des vacheries à la tête de ses petits copains acteurs. Sur ce coup là je dirais même que c'est un peu facile et pas très sympa pour "l'acteur" en question. Allez Sam, ne te crois pas plus intelligent qu'un autre c'est pas cool. Surtout vis à vis d'un mec qui reste sympathique aux yeux du public.

 

 

 

"J'espère amener plus de complexité à mes films que ce que fait Jean Claude Vandamme. Sans méchanceté pour ce mec". Sam Worthington.

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October 29, 2010 Posted by Tootsif in

Les héros de mon enfance...

Quand j’étais petit, ce que finalement je suis toujours, j’aimais déjà le cinéma (comme Obélix je suis tombé dedans tout petit et ça ne m’a jamais quitté), mais plus que la technique de réalisation, que les thèmes évoqués, ce qui faisait que mes yeux s’écarquillaient bien grand et que l’on entendait plus le son de ma voix (fait tellement rare qu’il mérite d’être signalé) c’était la classe, le charisme des personnages de certains films. Et oui, le petit Tootsif restait ébahi devant certains héros à tel point qu’ils hantaient ses rêves, devenaient les protagonistes principaux de ses jeux et que, c’est sûr, plus tard il serait comme eux. Les années ont passé, je suis bien loin d’être comme eux mais mon amour du cinéma est resté et ils y sont sûrement pour quelque chose.

Voici un petit tour d’horizon de ces héros qui m’ont transporté dans d’autres mondes :

- Taram (Taram et le chaudron magique – 1985)

ntaram1zh2.jpg

Imaginez un jeune garçon qui doit lutter contre le seigneur des ténèbres pour sauver son monde, un jeune garçon plein de courage qui lutte de toutes ses forces dans un univers d’heroic-fantasy sombre, voilà de quoi faire rêver n’importe quel petit garçon à la recherche d’aventure! Enfin un dessin animé qui parle à l’âme chevaleresque qu’a tout petit garçon.

- Madmartigan (Willow – 1988)

Un film avec des nains, pfff, ça semble bien naze comme ça. Ah tiens y a une salope de sorcière qui essaie de conquérir le monde, bon on va continuer le visionnage au lieu de retourner jouer aux playmobils. Hé!! mais y a un guerrier dans une cage qui se fout de la gueule du nabot trop drôle et en plus il se bat à l’épée whoua trop fort ! Madmartigan est cool, il a de la tchatche, il n’est pas tout blanc mais est courageux quand il faut, bref le gosse que j’étais l’adorait et arrivait à supporter ces saletés de nabots juste pour le plaisir de le voir apparaître.

- Inigo Montoya (Princess Bride – 1988)

76987.gifOk y a Wesley (déjà putain quel nom de merde), le garçon de ferme qui sait se battre, qui a de la répartie et qui ferait tout pour sauver sa belle, mais c’est d’un fade tout ça. Alors qu’à côté y a Inigo Montoya (là tout de suite ça fait plus mystérieux), bretteur latinos, grande gueule qui cherche à retrouver l’assassin de son père (ce qui est quand même vachement plus intéressant pour un môme que sauver une princesse qui en a épousé un autre !) et il y a cette réplique : « Yé m’appelle Inigo Montoya, tou a toué mon père, prépare toi à mourir ». Putain si ça c’est pas la classe !

-Marty McFly (Retour vers le futur 1, 2, 3 – 1985, 1989, 1990)

Marty c’est le gosse qu’on rêvait tous d’être : je voulais être cool comme lui, avoir sa tenue, sa répartie, un pote comme le doc, faire de la guitare, du skate et il était fan de Clint ! WTF Marty on voulait tous être lui ! (NDLR: Et surtout sa foutue bagnole qui voyage dans le futur!!).

-Indiana Jones (la trilogie éponyme, et oui ce n’est pas une erreur c'est bien une trilogie ! Le dernier n’a jamais existé !)

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Indiana Jones, ça c’était l’aventure ! Une gueule de baroudeur, sa cicatrice au menton, son maniement du fouet, il se battait contre ces salopards de nazis avec classe, décontraction et résolvait des énigmes dans des temples en ruine, putain c’était autrement mieux que ces clones comme le mou du genou Alan Quatermain ou A la poursuite du Diamant vert !

-Kaneda (Akira – 1989)

Kaneda ; jeune leader d’un groupe de motards qui ne pense qu’à s’éclater dans un japon ultra militarisé. Sa gouaille, sa nonchalance le rendent immédiatement attachement et sa rivalité/amitié avec Tetsuo le font juste devenir immense de charisme. En plus sa moto est trop géniale !

-Han Solo (Star Wars, épisodes IV, V, VI – 1977, 1980, 1983)

han-solo.jpg

Bon là aussi le petit Luke il est plutôt sympa avec ses pouvoirs de Jedi et son sabre laser mais Han Solo, franchement c’est autre chose. Contrebandier débrouillard ami avec une grosse peluche soupe au lait, c’est un as du pisto-laser et une pilote intersidéral exceptionnel. A la fois drôle, courageux, rebelle, il vole la vedette au falot Luke dans mon cœur de gamin. Et en plus c’est lui qui choppe la princesse (bon ok c’est la sœur de Luke donc en même temps c’est vachement plus simple).

-L’homme sans nom (Pour une poignée de dollars – 1966, Et pour quelques dollars de plus – 1966, Le Bon, la Brute et le Truand – 1968)

Clint-Eastwood-Lhomme-sans-nom-Sergio-Leone.jpg

Et s’il ne devait en rester qu’un parmi tous ces héros de mon enfance, ce serait lui. Petit je rêvais d’être Clint Eastwood. Sa classe (il ne parle jamais pour ne rien dire), son look (son chapeau qui cachait ses yeux, son poncho, son cigarillo au coin de la bouche, son visage mal rasé), sa gestuelle (argh quand il rabattait son poncho pour dévoiler son holster et être ainsi prêt à dégainer !), son caractère (moqueur, pas totalement bon mais d’une confiance absolue en lui et dans ses capacités) mais surtout son habileté au tir en ont fait le héros de mon enfance et, même encore maintenant, aucun personnage de films ne lui arrive à la cheville. La classe absolue.

Et vous quels sont les héros du cinéma de votre enfance?

Tootsif.
October 27, 2010 Posted by admin in

Exclusif: La Pellicule Brûle vous sollicite....

Salut à tous!!

 

Si vous êtes curieux vous viendrez sûrement lire cet article sinon franchement je serais déçu car là, c'est une news énormissime qui va en laisser plus d'un sur le cul....et d'autres peut-être intéressés. Et faites passer le message. Hé hé!!!

 

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The Pen Story (stop motion)

Vous souvenez-vous de "Wolf and Pig" que nous vous avions présenté? Non? Quelle erreur alors réparez moi ça car la vidéo qui suit a été faite par des fans de Mr Taijin Takeuchi qui a réalisé "Wolf and Pig". Read more
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3h10 pour Yuma de James Mangold (2007) par Tootsif

HEUREUSEMENT IL NE DURE PAS 3 HEURES 10.

3 heures 10 pour Yuma" est un classique du western américain ! Sauf que : 1- je l’ai pas vu. 2- c’est de son remake que je vais parler. Ben ouais, honte sur moi je n’ai pas vu ce grrrrrrraaaaaaaaaaaannnnnnnd (il faut toujours appuyer son propos dans ce cas là) classique du western alors que je me déclare fan de ce genre. Car fan de western je suis oui ! Mais fan du western spaghetti !
Ford, Peckinpah et consorts m’ont toujours royalement emmerdé malgré toutes les qualités dont on m’a fait l’éloge. Pourquoi dans ce cas là se frotter alors à un remake d’un style dont je ne suis pas fan ? Là aussi pour 2 raisons : d’abord le manque important de western m’a fait me précipiter dans les salles obscures dès qu’il en sortait un et que les dernières productions venant du pays de l’Oncle Sam m’ont agréablement surprises ("Open Range" de Costner ou "Apaloosa" d’Ed Harris sont très agréable), ensuite parce que le casting de ce dernier (James Mangold à la réalisation, auteur des très bons "Copland" et "Walk The Line" et surtout le face à face Russell Crowe/Christian Bale) (bon ok pour ce dernier j’avoue ça me le fait moins mais Russell Crowe quoi !!!) semblait un bon présage…..

Manque de bol, il ne faut jamais se fier aux castings tape à l’œil. Non pas que le film soit une sombre bouse mais c’est quand même loin d’être un grand western. La faute à quoi ? A un des membres du triptyque précédemment cité qui se loupe sur le coup. Je vous vois venir bande d’enfoirés ! Vous vous dites que, comme d’hab, le père Tootsif va taper sur le pauvre Christian Bale !

Que je suis vraiment lourd à taper sur ce grand acteur et que je ne comprends pas la subtilité de ses interprétations ! Mais rassurez-vous fans énervés du sieur Bale, pour une fois je ne vais pas taper dessus ! Et ce non pas parce que je flippe de le voir débouler et m’en foutre une (ben oui la vidéo de sa mémorable colère a fait son petit effet sur moi quand même), mais parce que pour une fois ce n’est pas lui qui gâche tout. Car en parlant de "3 h 10 pour Yuma", il y a un point qui est difficilement critiquable c’est bien celui de l’interprétation.

En effet, le face à face Crowe/Bale tient toutes ses promesses. Pour une fois il m’est impossible de me foutre de la gueule de Bale et de son jeu pour moi quasi inexpressif (ben oui dans ses films il se contente entre l’expression « pas content » et l’expression « super pas content ») car là ça colle parfaitement à son personnage de fermier au caractère dur (tant dans la manière d’agir que les convictions)(bon un bémol dans son interprétation le pépère boite pendant 80 % du film mais galope comme un lapin lors de la scène finale)(bon on va dire que la peur et les balles qui fusent lui ont fait surmonter son handicap).

Quand à Russell Crowe il est comme d’habitude impeccable ici dans son rôle de hors-la-loi imprévisible, même s’il a une légère tendance à cabotiner. Naturellement les scènes où les deux hommes se confrontent sont les sommets de ce film et tiennent leurs promesses (une mention particulière pour la scène de l’hôtel). Et comme le reste du casting est plutôt au diapason de ces deux stars (avec une mention spéciale à Ben Foster dans son rôle du cruel Charlie Prince).

Le soucis c’est que le reste est plutôt creux et fade. Le reste du casting n’est pas au diapason du duo de stars et surtout la réalisation plombe franchement le tout. En effet, celle-ci en plus d’être passe-partout. Et putain l’affiche superbe est franchement traîtresse ! Ici pas de filtre dévalé ou de plans sortant de l’ordinaire, on a ici une mise en scène assez terne (où est passé le réalisateur inspiré de "Walk The Line" et "Copland" bordel !!!!) qui ne fait pas décoller une histoire qui enchaîne les lieux communs voire les situations improbables (les choix du personnage de Russell Crowe sont parfois assez tirés par les cheveux).

Le film avance sans que la tension ne monte vraiment transformant l’escorte de Ben Wade vers la gare de Contention en promenade ennuyeuse bien loin de l’enfer promis. "3 heures 10 pour Yuma", s’il tient ses promesses lors des face à face Crowe/Bale est hélas dépourvu d’enjeux et de tension pour tout le reste, ce qui a tendance à le rendre un brin assommant.

"3h10 pour Yuma" de James Mangold. Distribué par TFM Distribution. Avec Russell Crowe, Christian Bale, Peter Fonda. Durée: 2h02.

 
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