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Green Hornet de Michel Gondry (2011) par Bruce Kraft

 

LE VOL DU FRELON.

Brit Reid est devenu le directeur du journal Daily Sentinel depuis que son père est décédé suite à une piqure d'insecte. Mais sa vie bouscule quand il va décider de se transformer la nuit en super-héros connu sous le nom de Frelon Vert. Il est secondé par Kato, l'expert en arts martiaux.

Quand le nom de Michel Gondry («Soyez sympa, Rembobinez» et «Eternal sunshine of the spotless mind») fut annoncé pour la réalisation de cette adaptation en film de la vieillote série «Le frelon vert», qui faisait la part belle à un acteur qui allait devenir une légende: Bruce Lee (second du super-héros qui volait la vedette à son boss grâce aux art martiaux et au côté «exotique» d'avoir un asiatique à l'écran), on se demandait ce qui allait découler de cette idée saugrenue et, avouons le, dispensable sur le papier.

Une comédie d'action placée sous le signe d'une amitié entre deux trentenaires clichés de notre époque: des adulescents. Un milliardaire irresponsable (comprenez «plus enclin à se bourrer la gueule accompagné de bimbos») à la tête d'une fortune colossale et un chauffeur asiatique sans le sous mais ô combien inventif (bravo le cliché de l'asiatique champion de l'informatique et dans la création de gadgets) et dôté d'un don pour le combat (encore!!). Un duo ressemblant à nos Eric et Ramzy dans l'esprit «pas évolués» mais qui veulent faire quelque chose de leur vie en combattant, à leur manière, le crime.

Gondry, dans la série des choix bizarres, à donné le rôle du «green hornet» à Seth Rogen que l'on a pu voir dans l'ultra burlesque «Observe and Report» et qui possède un physique à un million d'années de celui d'un héros sérieux. Bon, en fait comme le film est plus une comédie qu'autre chose le choix s'avère en réalité le bon, tout comme celui de Jay Chou en Kato (Vu dans «Shaolin Basket»). Par contre le carton rouge (et la couleur est plutôt bien choisie du coup!!) revient à Christoph Waltz (le salaud de nazi dans «Inglourious Bastards») en chef de la pègre russe traversant la crise de la quarantaine et qui est désespérement inexistant à l'écran.

Le film reste sympatoche par moments avec des scènes d'actions biens pensées (merci à la voiture du «green hornet» qui vaut la Bat-mobile) et visuellement attractives (les combats de Kato vraiment excellents!!). De même, Gondry montre qu'il aime l'image et multiplie les effets (ralentis, accélérations, split screen...) pour que le spectateur ne se fasse jamais chier....malheureusement il n'y parvient qu'à moitié car l'intrigue reste basique et de gros moments biens creux et inutiles en bla-bla parsèment la pellicule et ce n'est pas les apparitions ridicules de Cameron Diaz qui changeront quelque chose.

Au final? On reste perplexe devant le spectacle même si on en a eu plus que ce qu'on en attendait (Houlà!! ça c'est de la phrase bien lourde!!) et on se dit qu'en fait...c'est pas mauvais mais que c'est pas très bon non plus....En gros on s'en bat un peu les flancs de ce film et on dit: «Et si on passait au prochain film de super-héros?».

Bruce Kraft.

"Green Hornet" de Michel Gondry. Distribué par Sony Picture. Avec Seth Rogen, Jay Chou, Christoph Waltz, Cameron Diaz.Durée: 1h57.