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Outpost de Steve Barker (2008) Vs The Bunker de Rob Green (2001)

Histoire d'être (b)étonné?

   

Outpost:  Sept mercenaires sont envoyés dans un ancien bunker au fin fond d'une forêt d'Europe de l'Est, non loin du Kosovo. Leur mission: escorter un homme d'affaire à un bunker abandonné. Une fois sur place, ils prennent conscience que le lieu n'était autre que le théâtre d'expériences scientifiques nazis. Ils vont découvrir qu'ils ne sont pas seuls et ce qu'ils sont en réalité venus faire dans ce merdier...

The bunker: Durant la seconde guerre mondiale, sept soldats allemands se réfugient dans un bunker, pensant être entourés par les américains. Quand ils apprennent qu'il existe un système de tunnels souterrains et que des évènements étranges et inexplicables se sont déroulés en ce lieu, leurs esprits commencent à vaciller...

 

Deux films qui possèdent, malgrè leurs pitchs respectifs biens diffèrents, de nombreux points communs dont celui d'avoir été réalisés par deux réals venus de la perfide Albion. Outre des budgets somme toute assez modestes ils ont comme principal lien le Bunker, ou Blockhaus dans la langue de Goethe et....les Nazis. En effet l'action se déroule dans cet édifice en béton armé qui voit le surnaturel pointer le bout de son nez à la grande surprise des "habitants" du moment. Que ce soit Steve Barker, dont c'était le premier long, ou Rob Green ("House" avec Mickael Madsen), tout deux ont imaginé faire du bunker un lieu dangereux, ce qui rentre en totale contradiction avec son but premier: se protéger. Autant dire que les deux films avaient tout pour intriguer le spectateur lambda avec l'ambition de faire de leur mieux avec un budget serré bien que "Outpost" soit mieux arrosé par les producteurs et dispose d'une belle photographie.

 

 Quant on se retrouve avec ce genre de film on est presque sûr donc que le huis clos est de mise et qui dit huis clos dit suspense. Dans le cas de "Outpost" le suspense est certainement moins présent que dans "The bunker" où l'aspect psychologique est plus marqué avec un sentiment de malaise plus vicelard, moins grossier et stéréotypé. Autant "The bunker" est plus intimiste autant "Outpost" respire à plein le film U.S. par excellence et donc se la joue plus bourrin. La "faute" en revient certainement à un casting plus charismatique avec la présence de l'excellent Ray Stevenson ("Rome", "Punisher: War Zone") accompagné de sa bande de mercenaires cosmopolites (Un français couard, un russe bourrin, un texan cool et chambreur...). Dans le même temps "The bunker" possède un casting d'anonymes au jeu certainement plus subtil avec des acteurs qui malheureusement ne possède pas de rôles assez fouillés.

 

Là où les deux films vont se différencier c'est sur l'évolution de l'histoire, les choix des réalisateurs."Outpost" démarre plutôt bien et présente les protagonistes, auxquels on s'attache assez rapidement, avant d'entrer dans le vif du sujet. Tout le contraire de "The bunker" qui voit quasiment d'entrée de jeu les soldats rentrer dans le bunker...Un choix qui s'expliquera au fur et à mesure du film où on découvre le passé "inavouable" de ces hommes (des flashbacks vraiment stylés). En fait, Rob Green va rester sur ses positions tout le long du film, même si il est ennuyeux, et ne changera pas sa ligne directrice du huis clos psychologique et surnaturel alors que Clive Barker va faire partir son film dans le basique (qui a dit bête?) avec du "shotgun" de zombie nazi...Et c'est là que "Outpost" devient gênant.

 

Gênant et vraiment rageant (bordel de merde!!) car on aurait pu avoir un film super sympa et au lieu de ça "Outpost" devient presque ridicule avec des apparitions de revenants/zombies dignes du théâtre municipal de Saint Genès Champanelle!! Et que dire du final teinté d'un héroïsme clownesque. Alors vous me direz:"Alors The Bunker" c'est mieux?" Et bien à vrai dire "The Bunker" n'est peut-être pas ridicule mais en fait n'intéresse pas et c'est l'ennui qui guette le spectateur assez rapidement et ce n'est pas les "mauvais esprits" du bunker qui risquent de vous réveiller...Rob Green se retrouve avec le syndrôme inverse de "Outpost" qui, lui, divertit même s'il est ridicule par moments. A bien y réfléchir il aurait fallut faire fusionner les deux films et on aurait eu une petite bombe entre les mains....alors que là, ce sont deux beaux pétards mouillés.

 

"OUTPOST"

Un film moyen "THE BUNKER"