Retour vers le futur de Robert Zemeckis (1985) par Tootsif
ET C'EST LE TEMPS QUI, ET C'EST LE TEMPS QUI COURT...
1985. Le jeune Marty McFly mène une existence anonyme auprès de sa petite amie Jennifer, seulement troublée par sa famille en crise et un proviseur qui serait ravi de l'expulser du lycée. Ami de l'excentrique professeur Emmett Brown, il l'accompagne un soir tester sa nouvelle expérience : le voyage dans le temps via une DeLorean modifiée. La démonstration tourne mal : des trafiquants d'armes débarquent et assassinent le scientifique. Marty se réfugie dans la voiture et se retrouve transporté en 1955. Là, il empêche malgré lui la rencontre de ses parents, et doit tout faire pour les remettre ensemble, sous peine de ne pouvoir exister...
« - McFlyyyyyyyyyyyyyyyyyyy ! »
« - Vous savez Pierre, c'est le premier slip mauve que je vois.
- Pierre, mais ... et pourquoi vous m'appelez toujours Pierre ?
- C’est bien votre nom ? Pierre Cardin ! C'est marqué partout sur vos sous-vêtements ! »
« - Nom de Zeus ! »
« - Tu fais comme dans l’infanterie tu te tires ailleurs »
« - Allô ? Allô ? Y'a quelqu’un au bout du fil ? »
Je crois qu’en citant ces quelques répliques vous voyez de quel film je vais vous parler ?
Non ?
Bon ok, alors (mode Julien Lepers on), « Un indice chez vous….
Top, c’est parti ! Je suis un film culte dont le héros un ado super cool des années 80 voyage dans le temps grâce à une Dolorean trafiquée par son meilleur ami un vieux professeur fou surnommé Doc, je suis ? Je suis ?
Je n’ai pas compris votre réponse. Pouvez vous la répéter plus fort ?
Vous me dites Retour vers le Futur. Etes vous sûr de votre réponse ? Ah oui oui oui ! Et vous êtes champion ! » (mode Julien Lepers off)
Bien sûr que c’est de Retours vers le Futur dont il s’agit ! En même temps c’est le titre de l’article donc à moins que vous soyez très cons (mais, naturellement, vous ne l’êtes pas puisque vous lisez LPB ! Quoique, en réfléchissant bien, ce serait plutôt le contraire qu’il faudrait en déduire. Mais non ! Je plaisante, faites pas votre tête de cochon, on sait que nos lecteurs sont intelligents ! Certes un poil fêlé mais intelligents ! Et on vous aime les aminches) vous le saviez déjà, mais bon là comme ça j’ai une intro qui sort de l’ordinaire et en plus j’ai déjà écrit la moitié de ma chronique sans rien foutre (si je suis pas génial quand même ? ou faignant vous pensez ? Mouais on va dire un peu les 2).
Mais bon revenons à nos moutons. Retour vers le Futur quoi ! Marty McFly l’ado que l’on rêvait tous d’être quand on était mioche ! Ben ouais il est cool, fait du skate, joue de la guitare électrique, envoie des répliques qui fusent et a comme ami un professeur complètement frappé, le pied total quoi !
Car l’un des points forts de ce film c’est bien son héros. Classieux, drôle, Marty McFly emporte l’adhésion et la prestation remarquable de Michael J Fox y est pour beaucoup (et dire que s’il était bien le premier choix de Zemeckis, ce n’était pas lui qui commença le tournage, coincé qu’il était sur une série. Heureusement le premier interprète était si mauvais qu’il fut viré).
Et en plus, le reste du casting est au diapason de cette performance. : entre un Doc complètement givré (le génial Christopher Lloyd et son exceptionnel doubleur français), un Bif crétin et prétentieux, un paternel McFly pétochard et une mère très « entreprenante », c’est une belle brochette de personnages hauts en couleurs que nous propose le film.
Et si en plus ces personnages et interprètes forts, il y a une histoire et une mise en scène géniale c’est le pied complet.
Bon ok, pour être franc, l’histoire en elle-même est très simple (en même temps ne dit on pas que les histoires les plus simples sont les meilleures) mais diablement efficace ! Que se passerait il si on avait une machine à voyager dans le temps (en l’occurrence une Dolorean, ce qui est quand même vachement plus classe que l’idée première de Zemeckis qui était un frigo, idée abandonnée de peur que des crétins de mioches s’enferment dedans comme des glands) et que l’on se retrouvait catapulter au moment de la rencontre de nos parents, faisant que chaque «intervention » de notre part peut remettre en cause notre future existence !
S’ensuit donc une course contre la montre pour Marty qui doit faire se rencontrer ses parents tout en ne ratant pas l’unique opportunité de rentrer à son époque.
Le film se déroule donc sur les chapeaux de roue et dans une joyeuse atmosphère bordélique. Ben oui déjà un ado semble en décalage total avec son époque et ses parents alors quand il est transporté presque 30 piges en arrière, le résultat est encore plus détonnant !
Surtout que Zemeckis a truffé son film de références historiques postérieures ce qui rend le tout encore plus jouissif : ainsi Marty invente le skateboard et inspire à Chuck Berry la chanson Johnny B Goode (tout en nous gratifiant de la technique de ce dernier, le duckwalk et d’autres de Van Halen, Hendrix et Angus Young) et donne de l’ambition à son futur maire (provoquant la déchéance du maire des années 60 qui finira clochard en 1985),il parle de rediffusion alors que ce sont les débuts de la télé, prend Star Wars et Star Treck comme références pour obliger son père à sortir avec sa mère….
Bref Retour vers le Futur, c’est diablement fun et drôle avec une multitude de petits détails que l’on découvre après chaque visionnage, démontrant ainsi le degré de méticulosité et d’amour de ses créateurs.
Tout juste pourra t on lui reprocher d’être le chantre de l’American Way of Life, offrant ainsi une vision idéalisée et glorifiée de la société américaine (ce qui dans les années 80 en plein clivage Est/Ouest est toujours bon à prendre pour le gouvernement US) et un retour à cette douce nostalgie que c’était mieux avant.
Mais oublions toutes ces considérations politico-sociologiques à 2 balles ! Retour vers le Futur c’est drôle, c’est inventif, bref en un mot comme en mille, c’est bon !
Retour vers le Futur de Robert Zemeckis. Avec : Michael J Fox, Cristopher Lloyd, Lea Thompson. Distribué par United International Pictures. Durée : 1 H 56.
















Un film juste excellent comme les deux suivant…une trilogie qui dois le rester (pas de quatrième y faut pas !)
Quoi y a plein de n°4 vachement bien ! Au hasard, Alien IV, Indiana Jones et le crane de cristal !
Mais non je déconne (quoique un 4eme volet avec Michael “Parkinson” J Fox ça pourrait être drôle)
Ah non pas de suite…
Mais un remake je ne dis pas non…
culte, tu l’as dit bouffi !
mais il manque quelques flammes à tes pellicules quand même… pff
tiens, un lien qui apparaît comme par magie : http://cinematheque.over-blog.net/article-retour-vers-le-futur-de-robert-zemeckis-etats-unis-1985-48356034.html
j’avais trouvé le coffret de la trilogie, j’avais chroniqué le 1er et les 2 autres sont toujours en attente malgré ma folle envie de les revoir… bizarre…
Pour les flammes manquantes, c’est que la nouvelle formule du blog m’a permis de réfléchir sur ma notation personnelle et de me dire que j’étais un poil gentil avec les tr-s bonnes notes.
Je réserverai ces dernières aux films de mon panthéon cinématographique personnel et si j’aime (bcp) Retour vers le futur il ne fait cependant pas partie des films que je citerai instantanément comme mes films références, donc il loupe les 2 dernières péloches.
Et merci pour le lien vers ta chronique vraiment très interessante
Salut mon Philou…désolé pour tes com’ mais mon anti-spam de commentaires t’a bloqué car tu as mis un lien dans ton commentaire et en a déduit que tu étais un…..spam!! lol!!
Très bon film, c’est toujours un plaisir de le revoir…
Oui et je conseille vraiment le coffret blu-rau d’une très grande qualité visuelle et qui permet de voir plein de détails auxquels j’avais pas fait gaffe à l’époque et sur VHS (je les avais pas racheté en dvd)