The Fighter (2011) de David O'Russell par Bruce Kraft
UN VRAI CRACK.
Micky Ward est un jeune boxeur dont la carrière stagne. Son demi-frère Dicky Eklund, lui, a connu la gloire sur le ring, il y a bien longtemps et s'enfonce dans le crack. C'est avec la rencontre Charlene, une femme au caractère bien trempé, que Micky s'affranchir de l'influence négative de sa de son frère, sa mère, qui gère maladroitement sa carrière, et de ses sœurs envahissantes.
«The fighter» est un film de boxe. C'est tout? Non , bien sûr car c'est bien plus que ça: C'est la vraie belle histoire du boxeur Micky Ward et d'un tournage pas comme les autres. En effet, «The fighter» est un sacrément vieux projet de Mark Whalberg (Micky Ward) va décider de faire une croix sur son salaire, afin de ne pas allourdir le budget, et du film sur son idole sportive en allant même jusqu'à le financer. Un exemple pour Christian Bale (Dicky) qui n'accepta qu'un cachet de 250 000 dollars (le bonhomme avait déjà accepté un salaire minimal pour «Batman Begins»!!). Le rêve pour un réalisateur comme David O'Russell se retrouvant avec deux stars complètement voués au film. Une implication presque divine dans ce tout hollywood écrasé par le poids du maître dollar.
C'est dans cette atmosphère de bonheur et de sincérité artistique que O'Russell («Les rois du désert») tourne ainsi le film. Dingue quand même car tout ces bons sentiments se retrouvent à l'écran et même si les problèmes de crack de Dicky et les nombreuses engueulades de cette famille vouée à la boxe sont biens présents, ce film est une véritable leçon de vie qui ne tombe jamais sous le joug d'une morale, typiquement américaine, dégoulinante de bons sentiments. Exit aussi le message habituel du «Je m'en suis sortis grâce au sport!!» car le sujet du film n'est pas là.
C'est un film qui ne s'arrête pas aux limites du ring et des combats pour suivre cette famille qui est le reflet d'une population et d'un quartier bien loin du rêve américain en fait. C'est ce qu'on appelle un film vrai et sans artifice rappelant certains films de Clint Eastwood où la réalité sociale est bien présente même si le ton n'est pas dramatique voir même parfois volontairement comique (rien que les soeurs de Micky valent le détour). La drogue, l'amour d'une famille et un sport qui demande de la volonté, avec le rêve de gloire au bout, sont les ingrédients admirablement biens dosés de «The fighter». O'Russell montre qu'il aime ses personnages et réussit même à créer de l'empathie même pour ceux qu'on aurait catalogué dans les rangs des «enfoirés» (la mère est une piètre manageuse et Dicky un bouffon qui se dit «légende de Lowell»).
Niveau casting même si Whalberg parvient à nous toucher avec ce boxeur paradoxalement aussi sensible dans la vie que brutal sur le ring c'est Christian Bale, métamorphosé pour l'occasion en cadavre, qui remporte tous les suffrages. L'acteur se transcende et nous offre un panel d'émotions qu'on ne lui connaissait pas, Bale se contentant d'habitude de faire sa gueule de « j'suis pas content » ou « j'suis pas du tout content »...Incroyable donc en drogué halluciné instable et déjanté. Mention spéciale à Amy Adams qui démontre qu'on peut avoir un vrai talent et être jolie même sans être une bimbo au ventre refait.
O'Russell nous livre donc un film de boxe aux qualités indéniables, qui intéressera même les plus réfractaires à ce sport, où les combats sont d'un réalisme incroyable (les acteurs se foutant réellement sur la gueule et sans retenir leur coup!!) bénéficiant d'un grain particulier que l'on retrouve à la télévision américaine. Des combats réalistes donc qui ne jouent pas la carte B.O.F épique et orchestrale pour appuyer l'action et ainsi laisser place à l'intensité du match sans qu'on ne connaisse jamais à l'avance son issue. En parlant de B.O.F il faut signaler la qualité de cette dernière avec les «Breeders» ou les «Red Hot Chili Peppers» et qui fout vraiement la patate.
«The fighter» est un biopic sincère, génialement interprêté et réalisé avec talent laissant de côté la carte du film bourrin au profit de la nécessité de l'amour d'une famille dans la vie d'un homme. De l'espoir à tous les étages.
Bruce Kraft.
"The fighter" de David O'Russell. Distribué par Metropolitan Filmexport. Avec Mark Whalberg, Christian Bale, Amy Adams. Durée: 1h52.



























Le sujet me tente bien mais mes 2 acteurs détestés réunis en un seul film je crois que c’est trop pour moi
Franchement tu loupes quelque chose parce que l’un comme l’autre font preuve de beaucoup de talent même si Bale reste vraiment le plus hallucinant!! Je ne l’ai jamais vu comme ça et j’avoue être bluffé à 200%!!
je vais le voir lundi, Bale il a fait de gros perf’ dans le passé dans des films moyens (“American psycho” et “the machinist”) mais après les Batman, il a complètement pété les plombs, je suis néanmoins prêt a lui laisser une seconde chance grâce a ce” fighter”.
l’est vu et shui un peu déçu Marky mark est très impassible dans son jeu et je me suis pas enthousiasmé plus que ça par rapport à la perf de Bale qui fleurte avec le cabotinage à mon avis (La scène ou il se voit dans le doc de hbo et pense à son fils est quand même poignante) la fin est carrément trop “happy end” et comme je l’ai lu quelque part les scènes de boxes ne sont effectivement pas très réalistes non plus, ce film n’est pas au niveau d’un “The Wrestler” pour moi
C’est vrai que le film se termine bien…mais quand l’histoire originelle est en happy end qu’est ce que tu peux y faire? Pour Bale en gros on lui reproche soit qu’il n’en fait pas assez soit d’en faire trop….Nicolas Cage a toujours fait dans le cabotinage et pourtant…(on ne parle pas de sa filmo mais seulement de ses perf bien sûr!!). Perso je suis content de le voir comme ça et je rajoute que j’admire le travail sur son physique maladif d’un vrai accroc au crack…