The interceptor (2011) de Konstantin Maximov par Bruce Kraft
LES CHRONIQUES DE RIDDICK-ULE.
Dans une Russie du futur, un espion, que l'on croyait mort, se retrouve au cœur d'une lutte opposant une force maléfique habitant un homme politique influent et une organisation secrète.
La Russie offre depuis quelques temps des signaux au monde du cinéma fantastique avec quelques scuds aux budgets modestes mais démontrant une farouche volonté de percer le marché mondial du cinéma. « The Interceptor » débarque ainsi en dtv en affichant fièrement comme slogan « le chaînon manquant entre « le transporteur » et « Matrix » ». Il y a des comparaisons qui tuent quand même car autant la référence « Matrix » peut emballer autant celle du « Transporteur » peut laisser un sourire de coin au cinéphile. Autant dire que la méfiance et le doute s'installent dans les têtes comme un chat de 9 kg dans le canapé de sa mémère. Et pour cause.
On a beau avoir l'équipe technique de «Night watch » (qui soit dit en passant était un peu mou du genoux) pour les scènes d'action et les effets spéciaux ce n'est malheureusement pas suffisant pour relever le niveau d'un scénar' d'une pauvreté exécrable et à la narration laborieuse (la scène où la caméra filme l'intérieur d'une sculpture en papier pour éviter que l'on ne voit le héros et sa belle conclure est vraiment ridicule!!). Difficile de ne pas souffler devant le manque d'enjeux du film et une série de dialogues aussi vides que dispensables. Pire, cela a pour conséquence directe de donner au film un rythme aussi pachidermique qu'un épisode de la série Derrick. Si je voulais être méchant je dirais même que le casting est du même niveau avec un héros mongoloïde baladant sa belle voiture dans Moscou pour bien montrer aux pauvres qu'en Russie on peut avoir une belle bagnole (et pan!! Voilà la p'tite attaque politique de la chronique!!).
Dommage car le film de Maximov affiche quand même des ambitions au niveau des effets spéciaux qui sont d'un niveau tout à fait performant et peut-être même meilleurs que certaines productions U.S (Euh...qui a dit que je crachais sur « Skyline »?). Les scènes de combat restent assez étonnantes et agréables avec comme cerise sur le gâteau un final épique entre notre héros « dragonball-esque » et une entité faisant étrangement penser à une créature digne d'un accouplement aussi sauvage que gerbant entre la reine des aliens dans "Aliens" et un monstre sexuellement bien membré du manga "Urotsukidoji". Mais si la qualité des combats est indéniable il faut quand même signaler que la musique technoïde les accompagnant reste, quant à elle, horripilante et ringuarde (genre ils ont quinze ans de retard en Techno). Dommage.
La liste des défauts s'allonge et rend l'heure et demi que dure le film inexorablement ennuyeuse. Alors oui on peut dire que «The Interceptor» est un film chiant. Chiant mais intéressant pour entrevoir l'avenir du cinéma Russe parce que le jour où ils vont se dégôter des scénaristes valables et s'appercevoir qu'ils ont des goûts de chiottes en musique...et bien croyez moi que ça va faire mal...mais ça risque aussi de prendre du temps.
"The interceptor" de Konstantin Maximov. Distribué par Condor entertainement. Avec Aleksander Baluev, Andrey Chubchenko, Aleksey Dmitriev. Durée: 1h30.


























Hummm j’avais mal compris ta dernière news ? Je pensais que le film s’annonçait génial, nan ? *fatigue*
Ah non!! J’ai dis que je ne savais pas si ça allait être bien mais qu’il fallait s’enthousiasmer de l’engouement des russes pour la SF et leur percée dans le paysage mondiale. Ouai c’est pas bon mais y a quand même l’effort et les effets spéciaux qui demeurent biens présents!!
Alors sache que je t’en veux beaucoup!!!
Après ta news, j’ai décidé de regarder cette daube… Résultat?
J’en ai fait des cauchemars pendant trois jours. Je ne te remercie pas.