Sucker Punch de Zack Snyder (2011) par Tootsif
GIRLS & GUNS.
Fermez les yeux. Libérez-vous l'esprit. Rien ne vous prépare à ce qui va suivre.
Bienvenue dans l'imaginaire débordant d'une jeune fille dont les rêves sont la seule échappatoire à sa vie cauchemardesque… S'affranchissant des contraintes de temps et d'espace, elle est libre d'aller là où l'entraîne son imagination, jusqu'à brouiller la frontière entre réalité et fantasme…Enfermée contre son gré, Babydoll a toujours envie de se battre pour reconquérir sa liberté.
Combative, elle pousse quatre autres jeunes filles – la timorée Sweet Pea, Rocket la grande gueule, Blondie la futée, et la loyale Amber – à s'unir pour échapper à leurs redoutables ravisseurs, Blue et Madame Gorski – avant que le mystérieux High Roller ne vienne s'emparer de Babydoll.
Pour nombre d'esprits bien pensants du comics, Frank Miller est un gars poseur qui n'a rien à raconter, au style graphique prétentieux et à l'univers violent voire fasciste et rempli de sexe gratuit.
Et, pour nombre de cinéphiles, Zack Snyder est son pendant cinématographique (alors je vous dit pas le nombre de hurlements de vierges effarouchées émis par ces 2 communautés quand les 2 gugusses se sont associés pour tourner 300) : c'est à dire un gars ben , euh, poseur, qui n'a rien à raconter et qui a en plus l'outrecuidance d'être une grosse faignasse car chacun de ces films est un remake ou une adaptation de bouquins et dont les influences transpirent à plein nez à l'image. Bref les esthètes cinéphiles qui ne jurent que par Scorcese, Mallick, Apichatpong Weerasethakul (à vos souhaits) et consorts ont toutes les raisons du monde de le détester.
Sauf que ces derniers oublient que le gars en question a juste réalisé lun des remake les mieux réussis L'armée des morts) et l'adaptation de comics parfaite (Watchmen qui sera meilleur que tous les Batman que Nolan pourra réaliser) , qu'il fait preuve d'un sens du rythme sans faille et qu'il est bien plus couillu dans ses choix de réalisation que nombre de réalisateurs (alors certes des fois ça « casse » au lieu de passer).
Donc dire que j'attendais (beaucoup) Sucker Punch est un doux euphémisme, surtout que là on ne pouvait pas reprocher à Zack Snyder de la jouer facile puisqu'il signe pour la première fois le scénario. Mais ce changement n'en est finalement pas un et ses détracteurs continueront de hurler à l'imposture tandis que ses fans hurleront de joie. Car tout ce qui fait la force du style Snyder (ou plutôt tout ce que ses adversaires détestent) est présent.
Ainsi, on reproche souvent à Snyder de trop faire transparaître ses influences, notamment vidéo-ludiques dans ses films. Et bien là, c'est simple il nous livre carrément un jeu vidéo live! Et attention pas n'importe quel type de jeux vidéos. On n'a pas à faire ici à cette nouvelle tendance du jeu vidéo à ultra-scénariser et copier le cinéma (genre Metal Gear Solid ou Heavy Rain) mais à un back to basics : baston et fun. En gros un mega beat them all .
Et pas n'importe quel Beat Them All, le fou, le barré où seul le combat compte comme une adaptation live des productions du studio Platinum Games (en particulier Bayonetta, jeu d'action où une sorcière aussi sexy que grande gueule fout des tatannes à des monstres dans une histoire n'impornawak).
Et c'est cet esprit que l'on retrouve dans Sucker Punch, un côté poseur, frondeur, sexy. Ce côté jeu vidéo habite le film puisque sa structure même en est un : un vieux sage sert de didacticiel pour nos girls et leur indiquer les objectifs de mission (battre tel monstre, récupérer tel objet, désamorcer une bombe) puis vient la mission proprement dite avec ses monstres par million à rétamer avant d'arriver au boss de fin de niveau.
Et, à l'intérieur de tout ceci se télescopent toutes les autres influences de Snyder : la japanimation (avec des samouraïs et des zombis fortement inspirés par l'anime Jin-Roh, et aussi le jeu vidéo Killzone, et un mecha tout kawai mais dévastateur que n'aurait pas renié un jeu comme Lost Planet ou nombre d'anime), le comics (là aussi au travers de nazis très « Hellboyen »), le film noir (à travers un cabaret où se croisent femme fatales, dandy pourri et sales gueules), le post nuke, le film de guerre, le chambara, l'heroic-fantasy, et même jusqu'à l'auto-référencement à travers une séquence d'introduction qui renvoie directement à Watchmen (la scène de l'enterrement).
Tout cela donne l'impression d'un film bordélique à souhait et c'est effectivement le cas, mais la maestria visuelle, la sophistication de la mise en scène, la puissance de la bande sonore (parsemée de reprises de morceaux cultes très inspirées) et, il faut l'avouer, la beauté froide et quasi-parfaite des girls, font que l'on se fout que cela parte dans tous les sens.
Mais, il y a un.... mais. Et celui-ci atténue l'impact de ce film et fait qu'il ne se hissera hélas pas à la hauteur d'un Watchmen. D'abord il faut l'avouer le scénar, c'est de la merde, faut être clair. Snyder a voulu faire quelque chose de sérieux derrière son habillage fun et sexy et désolé ça ne prend pas. En nous tricotant une histoire une histoire de rêve dans le rêve, Snyder fait compliqué là où il n'y a pas besoin et casse le rythme de son film en intercalant entre ses fameuses missions des dialogues aussi inutiles que plats.
Et surtout, il y a le fait que Snyder n'est pas aussi couillu qu'il a été et qu'il aurait dû être. C'est bien gentil de nous mettre des girls en bas nylon mais si c'est pour ne pas jouer sur le côté sensuel (voire carrément sexuel) de ces jolies poupées. Cette veine sexuelle est juste effleurée à travers les regards libidineux qu'ont les rôles masculins sur les danses de Babydoll mais c'est juste une esquisse puisque ces scènes nous sont interdites.
Mais là où le côté habituellement couillu de Snyder ne transparait pas c'est du côté de la violence. Oui ça pète à l'écran, oui les girls laminent du streum à tour de bras mais il manque comme un élément : l'impact et le sang.
Non pas que je sois un pervers assoiffé de sang et de chair(quoique) mais ça manque clairement de sang à l'écran et par dessus tout de violence sur ses héroïnes. Ben oui ces dernières traversent les niveaux (il n'y pas d'autre mot) sans subir une égratignure.
On aurait aimé que Snyder les maltraite un peu, que des écorchures et des bleus recouvrent leur corps, que leurs vêtements soient déchirés, ce qui aurait donné une plus grande impression de danger et aussi, soyons honnêtes rajouté un peu de tension sexuelle (ben oui car malgré leurs tenues très sexy, on ne peut pas dire que le film soit très hot). Snyder nous avait habitué à plus tant dans le domaine de la violence que du sexe (de L'armée des morts à Watchmen en passant par 300, tous vont plus loin dans ces 2 domaines) et c'est ça qui est dommage.
Ce film qui était son bébé de A à Z est moins jusqu'au boutiste dans sa démarche que ses précédentes productions. Il n'empêche qu'il ne faut pas pour autant bouder son plaisir, ce melting pot est quand même un concentré de pur plaisir ultra référencé et à l'esthétisme quasi-parfaite.
Alors oui le scénar est bidon, oui les 15 dernières minutes (et son speech final juste inepte) sont inutiles, mais what the fuck ! On s'en cogne ! On voulait ce que la bande-annonce nous montrait des girls et de la fight ! Et ça on l'a !
« Sucker Punch » de Zack Snyder. Avec : Emily Browning, Abbie Cornish, Jena Malone, Vanessa Hudgens, Jamie Chung, Oscar Isaac. Distrubué par Warner Bros. Durée : 01 H 50.


























Wow une critique positive de Sucker Punch, encore plus rare que le pétrole aujourd’hui !
Vraiment Tootsif, tu les trouves jolies ces nanas sur-maquillées ?
Bah moi je risque de le voir cette semaine et j’en salive déjà d’avance et même si le scénar’ est moyen et bien tant pis car ce n’est jamais ce que j’ai attendu de Snyder…Mode No Brain Enclenché!!!
A la limite, si le scénario se contentait d’être médiocre, ça ne m’aurait pas gêné ; ce qui m’a rebuté, c’est que Snyder essaie de jouer dans la cour d’un Nolan ou des Wachowski.
Faudra qu’on me dise où Snyder joue dans la cours d’un Nolan.
Parce que c’est un rêve dans le rêve faut le comparer à Inception ? Pour moi ça n’a rien à voir il se sert juste du fait que ce soit un rêve pour se faire téléscoper des éléments qui n’ont rien à faire ensemble.
Quand aux frères (pardon au frère et à la soeur) Wachowski là aussi la comparaison est pour moi fausse. Oui, dans Matrix et Sucker Punch les personnages s’affranchissent des codes de la réalité pour faire des trucs impossibles, oui la bande son est assez proche mais Snyder n’a pas la prétention pompeuse des 2 trouducs et leur trilogie de merde.
Moi je n’attendais que du divertissement de Sucker Punch pas de réflexion, ni de message dc le scénar esquissé 10 minutes au début et 10 à la fin, je m’en suis balancé pour prendre mon pied pendant les séquences d’action qui ont presque totalement répondu à mes attentes (une violence + brute, + crue et celà aurait été nickel)
Et oui les filles sont mignonnes (comme dit un ami : “j’ai ça dans mon lit et bien je ne dors pas dans la baignoire !”)
Ca ne s’arrête pas simplement aux strates, il y a cet “énigme” pour savoir si Babydoll existe ou si ce n’est qu’une projection de Sweet Pea. Et je trouve que jouer sur une intrigue de la sorte, alors qu’on oublie de créer de véritables personnages, c’est lamentable. C’est sauter une étape au point de vue de l’écriture.
(et pour les Wachowski, je fais toujours référence au premier Matrix mais j’oublie toujours de le préciser !)
Cest le printemps, y a des filles bien plus jolie et moins maquillées dans les rues ! Faisons l’amour, pas la guerre ! YEAH !
La vache t’as vraiment été cherché loin toi ! Moi je ne me suis jamais posé la question si Babydoll était une projection de Sweet Pea. C’est vraiment (pour moi) cherché compliqué là où y a pas.
Je pense qu’il faut s’arrêter à une vision entertainment de ce film et pas crée des questionnements là où y en a pas au final.
Bon ben faut bien se planter des fois et là Snyder le fait en beauté.
Je le tiens mon navet de l’année.
Ah, autant pour moi, un navet est drôle, là non.
Moche, inutilement bruyant, assez souvent illisible (sérieux, on voit rien dans les tranchées), répétitif au possible, pas drôle pour un cachou, pas gore,…
Le film qui se veut badass et a moins de couilles qu’un film de Lelouch, ça pose problème quand même !!!
Alors le coup du rapprochement cinéma/ jeux vidéos (en vrac, y a du Gears of War, du Ninja Gaiden, et j’en passe), le père Snyder a droit d’avoir des références et de nous les cracher à la gueule, mais faut pas oublier de faire un film aussi !!!
Au final, une bouse, pas drôle, ennuyeuse et moche.
A la rigueur en 2e partie de soirée sur M6 mais pas plus.
Faut toujours que tu y ailles à fonds quand t’aimes pas un truc toi !
Moche ? C’est exactement le style Snyder habituel que tu aimes
Inutilement bruyant ? Perso j’ai trouvé que la bande son faisait bien ressentir l’impact des combats au contraire d’Un MAtrix mou du genou et pourtant très bruyant
Répétitif ? Oui il l’est de par sa structure proche d’un jeu vidéo mais ça ne m’a pas gêné outre mesure car les missions sont suffisemment variées dans leur univers pour que ça ne me lasse pas
PAs badass ? Là j’avoue tu touches un point sensible. Je trouve que Snyder a fait soft aussi bien dans la violence que dans le côté sexy (pas une goutte de sang ou un téton ne pointent à l’horizon)
Mais moi j’ai kiffé comme disent les djeuns. 9a speede, ça va dans tous les sens, ça défouraille, bref ça m’éclate
Ouais, si on est d’accord sur le scénar, on ne l’est pas sur l’action. La répétitivité au delà du supportable m’a poussé à l’ennui. Et puis, faire un jeu c’est bien mais un jeu doit être immersif, non?
Moi cette répétitivité ne m’a pas choqué car reprenant les codes du jeu vidéo couloir avec des monstres que l’on charcle avant d’ffronter le boss de fin de niveau.
Quand à l’immersion désolé mais une tripotée de jeux vidéo le sont bcp moins et, là c’est plus à un spectacle que l’on assiste (comme nombre de jeux actuels avec leur QTE où on est simple spectateur)
On s’en fout de tout ça, le film est juste mauvais !
Moche, impersonnel, bruyant, quelconque.
Il est dans mon top des flops 2011 et rejoins, non sans démérité, le rang de ces grandes réussites du cinéma que fut notamment The one, bref un chef d’oeuvre dans la catégorie : ce qu’il faut pas faire.
Rooh l’autre t’abuses franchement une chouille non. Que t’ai pas aimé ok mais de là à le comparer à The One faut pas abuser (surtout que je vois pas trop en quoi ils sont comparables sur le plan du scénar ou de réal)
Le plus faible des Snyder et de loin. Scénar peut être un peu moins basique qu’ il en a l’air mais pas vraiment d’émotions par rapport aux protagonistes. Des zombies nazis, des dragons des samourais avec de la sulfateuse oui mais non car la sauce prend difficilement.Les scènes d’actions sont un peu bourratives et pas très raccord avec l’intrigue principale, la séquence avec le dragon un peu décevante. Le style Snyder claque par moments (le combat dans le train avec les robots) mais on commence à sentir les limites du cinéaste en terme d’action. Je ne le fusille pas pour autant et j’attends sa version de Superman, l’ex clippeur devrait injecter 2, 3 idées bien à lui.