Les chèvres du Pentagone de Grant Heslov (2010) par Tootsif
CHÈVRE VRAIMENT PAS TOP
Bob Wilton, un journaliste désespéré fait l'heureuse rencontre de Lyn Cassady, un soldat aux pouvoirs paranormaux combattant le terrorisme. Ils se rendent ensemble en Irak ou ils rencontrent Bill Django, le fondateur de l'unité, et Larry Hooper, soldat de l'unité qui dirige une prison.
Il y a des films que l’on découvre en salle par l’intermédiaire des bandes-annonces et dont l’on n’avait jamais entendu parler jusque là et qui sur le coup on se dit « tiens putain ça a l’air sympa faudrait que j’aille le voir ! ». Et Les chèvres du Pentagone figurait dans cette catégorie là car avec sa bande-annonce drôle et rythmée (et ses références aux Jedi) sur un sujet prometteur sur le papier (la création par l’armée américaine d’une escouade de soldats aux pouvoirs paranormaux traité sur un ton semblant assez proche des frères Coen), son casting 4 étoiles (Georges Cloonespresso, Ewan Mc Gregor, Jeff Bridges, Kevin Spacey, Robert Patrick faut avouer que ça en jette).
Bref après le visionnage de la bande-annonce j’étais plutôt emballé mais bon du fait d’un manque de temps (et de fric aussi, c’est que bientôt ça deviendra un loisir de bourges le ciné comme le golf et cie) (d’ailleurs je lance officiellement le Tootsifthon : merci de m’envoyer vos dons pour me payer le ciné et mes dvds et ainsi me permettre de continuer à vous abreuver en critiques brillantes qui n’ont nulle part leur pareil) ben je l’avais loupé lors de sa sortie salle. La sortie dvd est donc arrivée comme une piqure de rappel de l’excellente impression laissée par la bande-annonce et me décider à voir le film.
Mais une question se posait alors (comment je fais monter la tension d’un cran là) : Les Chèvres du Pentagone allait il être comme nombre de ses films où la bande-annonce compile les scènes les plus drôles (et on s’emmerde grave entre celles-ci) ou alors était elle une mise en bouche pour une comédie totalement imparable ?
Et, alors que le suspens est à son comble et que les moins patients (ou tricheurs, au choix) d’entre vous se sont rués sur le bas de la page pour connaître quelle note j’avais attribué (et oui je suis Dieu d’une simple note je décide si un film est bien ou non Mouaaaahhhaaaaahaaaahhhahah !), on va faire simple et concis : ne vous faites pas chier à voir ce film, contentez vous de la bande-annonce.
Ah oui, dit comme ça, ça refroidit pas mal mais ce ce n’est, hélas, que la stricte et dure réalité. Tout ce qu’il y a de plaisant, drôle, rythmé dans ce film se trouve…..dans la bande-annonce.
Oui pas glop comme dirait mon ami Pifou.
Pourtant y avait de quoi faire un road movie comique fort sympathique quand on analyse chaque ingrédient pris séparément.
D’abord y a le pitch du film en lui-même : un journaliste enquête quasiment par hasard sur un groupe de « super-soldats » aux pouvoirs paranormaux formés dans les années 70 et se retrouve à suivre l’un d’entre eux lors d’une mission top secrète en Irak qui les fera aller de rebondissement en rebondissement. Ca a l’air pas mal tout ça surtout que c’est traité sur le ton de la comédie !
Pas de bol c’est plutôt franchement mou du cul entre 2 rebondissements qui rebondissent pas des masses et les blagues vous arracheront au mieux un petit sourire.
Les seuls passages plutôt drôles et rythmés (avec en plus des chouettes musiques 70’s) concernent ceux sur la formation de ce groupe de bras cassés frappadingues (oui y a pas d’autres mots pour les désigner) dans les années 70 mais manque de bol ceux-ci sont bien peu nombreux et bien trop courts.
A la place on suit Clooney et McGregor crapahutant dans le désert irakien pour je ne sais quelles raisons et se frottant à tous les dangers locaux (autochtones, milices privées, armée) pour aboutir à………………..(roulement de tambour) : une fin lamentable ni drôle ni critique (le scénar est franchement inintéressant avec même pas une petite critique de l’armée et de l’interventionnisme américain).
Pourtant Clooney et consorts ont plutôt l’air de s’amuser là-dedans même si, à part Clooney et McGregor, le reste du casting 5 étoiles est pas vraiment mis à contribution. Pour Jeff Bridges ça va, mais le pauvre Spacey est pas vraiment mis en valeur avec son rôle de « méchant » ni méchant ni drôle (de ce côté-là aussi le final est lamentable).
Bref au final ces chèvres du Pentagone et sa bande annonce fallacieuse m’ont fait le même effet que sortir avec une demoiselle au décolleté vertigineux puis avoir la désagréable surprise de s’apercevoir en la déshabillant que la chose qui vous avait emballée était justement lefruit d’un très bel emballage.
Ou, pour le dire plus élégamment, ça ressemble à une carte de resto qui met en bouche pour au final nous proposer des plats banals, ou à un hôtel dont le descriptif annonce vue sur la mer et effectivement y a bien une vue sur la mer mais c’est le port industriel ou alors cette dernière est à 2 km, ou…..enfin bon je pense que vous avez compris le message quoi.
Une bande-annonce qui rempli parfaitement son office puisque donnant envie de voir le film, dommage celui-ci donne envie de l’éteindre.
« Les Chèvres du Pentagone » de Grant Heslov. Avec Georges Clooney, Ewan McGregor, Jeff Bridges, Kevin Spacey. Distribué par Sony Pictures. Durée : 01 H 30.



























J’ai bien aimé. Il ne tient pas toutes ses promesses et reste oubliable mais j’ai bien aimé malgré les baisses de rythme.
Perso, les baisses de rythme ont été carrément éliminatoires. C’est drôle par moment, mais il y a trop de creux, et pas de vrai scénar’ (et une fin vraiment bâclée).
Beau jeu d’acteur, un humour sympa, mais ça s’arrête là.
Exactement les situations comiques sont sympas mais le problème est qu’elles sont bien courtes et surtout trop espacées entre de grands moments de vide faisant ainsi que le film est vraiment mou et que l’on a hâte qu’il se termine alors qu’il n’est pourtant pas long