The Doom Generation de Gregg Araki (1994) par Tootsif
PREPARE FOR APOCALYPSE.
Jordan et Amy, un couple d'adolescents, croise la route de Xavier, un homme mi-ange, mi-démon, qui les entraîne dans un cauchemar psychédélique, surréaliste et comique.
Sur la Pellicule Brûle, notre philosophie de vie c’est un peu (voire beaucoup) sex, drug & rock’n roll. Alors quand des cinéastes partagent notre vision on est plutôt jouasse ! Et comme Gregg Araki la partage à la puissance 10 et y adjoint en plus du sang (oui parce que moi le sang dans le monde réel ça me le fait moyen comme philosophie de vie), on frôle l’orgasme cinématographique (et tout court aussi par la même occasion).
Donc dans The Doom Generation on a du sexe, de la drogue, du sexe, du sang, du sexe, du rock, du sexe, du satanisme, du sexe, du fuck toutes les 30 secondes, du sexe, de l’humour, du sexe, des persos complètement barges, du sexe, des grandes interrogations philosophiques, du sexe (oui cet élément revient souvent) (au fait je vous ai dit qu’il y avait du sexe ?) (non parce que c’est un élément très important dans le film et qu’il faut donc le souligner) (surtout quand cela nous permet d’admirer la sublime plastique de la tout aussi sublime Rose McGowan).
Bref The Doom Generation ressemble à un joyeux bordel (et effectivement c’est le cas)) qui nous fait suivre les pérégrinations sexuallo-sanglantes de 3 ado franchement désaxés.
Les situations toutes plus barrées les unes que les autres défilent à vitesse grand V entrecoupées de scènes de sexe qui ne refusent aucun tabou (voyeurisme, masturbation, bisexualité, échangisme, triolisme, tout y passe alors que les esprits prudes mettent leurs petites mimines devant leurs yeux) (tout en les laissant entrouverts, on le sait très bien) (bandes de pervers va ! On sait tous que les plus pudibonds sont les plus cochons !).
Mais si le film est un gros bordel, un amalgame improbable d’éléments sans rapports (on enchaîne les situations sans véritables liens et au final on se demande où ce roadmovie nous a entraîné), il n’est pas pour autant dépourvu de fond.
Gregg Araki place ce film au sein de sa Teenage Apocalypse Trilogy (avec Totally F***ed Up et Nowhere) faisant ainsi de ses personnages les symboles d’une jeunesse américaine laissée pour compte par la société et dont les seuls moyens d’évasion d’une réalité dure et étouffante (chacun des 3 « héros » a une histoire personnelle difficile) sont le sexe et la drogue (et à une moindre dose la junk-food).
En outre Araki nous gratifie d’une petite trouvaille scénaristique en donnant à son film une structure cyclique (on enchaîne ainsi jusqu’à la fin le schéma sexe-violence-fuite) montrant ainsi que la fuite en avant dans laquelle sont entraînés les 3 personnages sera sans fin et ne résoudra en rien leurs problèmes.
Mais, en abusant de situations plus ubuesques les unes que les autres et de plus en plus exagérés (qui trouvent leur paroxysme lors de la scène finale où on assiste à une castration en live par des mecs à poil sur fonds de drapeau et d’hymne américain !!!) ainsi que de dialogues faussement orduriers (au bout d’un moment c’est too much) et creux, Araki amoindrit la portée sociologique de son film pour rester au niveau de la simple blague potache, comme s’il avait peur et refusait que son film soit brandit comme l’étendard reflétant une génération perdue et déconnectée de la réalité.
Tant mieux, les films comme pavillons d’une situation, d’une génération, m’ont toujours royalement emmerdés, laissons donc à The Doom Generation son simple statut de roadmovie déjanté, cela lui convient très bien.
Des situations dépassant le n’importe quoi, des acteurs géniaux (et la sublime et perverse Rose McGowan) (je sais je l’ai déjà dit, mais, que voulez vous elle est juste ultra bandante ici) et une bande son qui dépote suffisent amplement à mon bonheur.
Laissons les réflexions intellectuelles à ceux qui décortiquent les films au lieu de les vivre.
Sex, Drug & Rock’n Roll rules !!!!
“The Doom Generation” de Gregg Araki. Avec James Duval, Rose McGowan,Cress Williams. Durée : 1 H 25.



























Il a quand même vieilli ce film, même s’il reste bon. Pour ma part je lui préfère l’excellent Nowhere, qui reprend les mêmes ingrédients (sexe, et 2 autres trucs!) avec une dose d’humour supplémentaire bien délirante!
Je viens juste de découvrir Gregg Araki donc je compte me plonger dans le reste de sa filmo bientôt et c’est clair que ça un peu vieilli au niveau de la réal et tout mais bon j’ai trouvé ça tellement frais par rapport au reste de la production actuelle et j’ai vraiment halluciné devant les situations proposées
J’avais vu ce film lors de sa diffusion sur Canal+ à l’époque et c’est là que McGowan est devenue un fantasme adolescent!! Mdr!!
Ou est le problème? C’ est très bien comme philosophie de vie Sex, Drug, Rock and roll and blood……je vois pas ou est le problème moi
Autant pour les 3 premiers j’approuve, autant le sang moyen ‘enfin si c’est pas le mien ça me va très bien)
Je ne peux qu’approuver moi qui ai vu ce film 100 fois en 2 ans!!Mdr!!
Si tu découvre juste Araki t’es pas au bout de tes surprises c’est clair! Tu vas voir un univers atypique et hautement jouissif, avec en plus une poésie triste hautement recommandable! Et du sexe aussi!