Minuit à Paris (2011) de Woody Allen par Marc Shift
Ils m'entraînent jusqu'à l'insomnie.....
Rêveur et nostalgique Gil Pender est un scénariste pour Hollywood ambitionnant de devenir un véritable écrivain. De passage à Paris il tombe amoureux de la ville et de son passé, au grand désarroi de sa futur femme et de sa belle-famille.
Woody Allen faisait partie de mes lacunes et je ne m'en portais pas plus mal. J'ai bien tenté ma chance avec "Match Point", mais l'ennui m'a fait renoncer en moins de 20 minutes.
Et là attention cher lecteur voici une tranche de vie super intéressante vu que c'est de la mienne qu'il s'agit : ayant rarement l'occasion d'aller au ciné en couple, quand on en a l'occasion, on la prend et on s'y accroche. Et la discussion fut rude, surtout qu'avec la séance choisie (fin d'après midi) on avait le choix entre Minuit à Paris, La conquête, et nous immoler en ayant préalablement répandu nos entrailles sur la voie publique. On a donc finalement opté pour l'immolation....euh non pour le dernier Woody Allen, seule possibilité cinématographique valable.
J'ai donc été surpris. Surpris parce que j'ai réellement apprécié ce film, certes bourré de clichés mais ceux-ci amusent et malgré un rythme assez pausé, il se suit agréablement.
Apparemment, comme souvent chez Woody (d'après ce qu'on m'a dit), le postulat de départ est plutôt simple (ici c'était mieux avant) et avec une pincée de rêverie (ici un voyage temporel d'une facilité déconcertante). L'histoire ne s'encombre pas d'un inutile réalisme et nous entraîne dans un univers désuet, un passé fantasmé et charmant.
Et ça marche, sans connaître plus que ça l'univers d' Allen, il est de notoriété publique qu'il est francophile, aime Paris (et son passé) et qu'il est un éternel rêveur. Gil Pender (Owen Wilson) c'est donc lui, sa fiancée et sa belle famille le rabaissant sans cesse, ressemble à une incarnation d'une certaine opinion américaine volontiers anti-française.
Donc de passage à Paris ,il tombe sous le charme de Paris fantasmant sur ce qu'il considère comme son age d'or : les années 1920.
Il envisage même de s'y installer à la consternation de sa futur femme préférant nettement Malibu....
Suite à une soirée arrosée, perdu et errant dans Paris, une vieille guimbarde surgit et ses occupants l'emmènent et il se retrouve.....dans les années 20 !! Il rencontre alors ses idoles et tout ce que Paris compte d'artistes (Hemingway, les Fitzgerald, Picasso, Dali....).
D'abord incrédule il accepte cet univers fantasmé et tentera par tous les moyens d'y revenir tous les soirs surtout qu'il y rencontre une femme qui semble le comprendre.....
Le film s'articule entre un présent où Gil Pender ne semble pas trouver sa place à cause de cette incompréhension familiale et un passé où tous les personnages qu'il rencontre le traite comme l'un des leurs.
Mais bien évidement la vérité est ailleurs.....
Les acteurs sont plutôt bons, de l'intello tête à claque, un Dali « cosmique » en passant par Owen Wilson parfait dans le registre rêveur-perdu. Les rôles féminins ne sont pas en reste avec une Marion Cotillard pétillante, Rachel McAdams (la fiancée) un brin castratrice....
Par contre la prestation du cintre est digne des meilleurs pot de fleur, dans un rôle en plus inutile (ça tombe quand même comme une perruque sur la soupe).
Finalement j'ai découvert que Woody Allen fait du vrai cinéma, avec un réel sens de la mise en scène, un écrin musical très marqué (c'est très jazzy), un film qui prend son temps avec un humour pétillant....et tout ça ce n'est pas si mal.
"Minuit à Paris" -"Midnight in Paris" de Woody Allen, distribué par Mars Distribution, avec Owen Wilson, Adrain Brody, Kurt Feller, Marion Cotillard, Rachel MacAdams, Léa Seydoux....durée 1h40.



























Punaise…et si maintenant on commence à faire des critiques de Woody Allen…on va penser qu’on a pété un câble!!
moi je vote pour ! vous garderez au moins 1 lecteur
Chouette!! Et la masse viendra chez toi?
Ouf on est sauvé, on a donc un lecteur de qualité
…..
T’es sûr?
Owen Wilson= Albert Dupontel, ah ah j’en ris encore, je te laisse développer auprès de nos chers lecteurs Marco, ah ah o putain j’en ais encore mal au ventre!
Ouais et bin j’ assume!! Il y a une ressemblance entre (physique) entre Wilson et Dupontel.
Non j’ ai pas honte!!