The Social Network (2010) de David Fincher par Bruce Kraft
FESSE BOOK.
L'histoire plus ou moins romancée du créateur de Facebook: Mark Zuckerberg. Octobre 2003, Mark Zuckerberg, qui vient de se faire plaquer par sa petite amie, pirate le système informatique de l'Université de Harvard pour créer un site, une base de données de toutes les filles du campus....L'histoire est en marche.
Véritable phénomène mondial, Facebook (qui, je vous le rappelle, est la plus grosse plate forme de réseau social sur le net) n'en finit plus de grossir ses rangs de membres. Son succès? Simple d'accès, fédérateur, gratuit et....quelque part si inutile qu'il en devient indispensable. C'est vrai, il faut avouer que de savoir que Josette a acheté un grille pain jaune et bien.....on s'en bat les flancs. Facebook, qui est à la base un bel outil s'est vu devenir la vitrine d'une société exhibitionniste/voyeuriste et naïvement pathétique (entre les phrases pseudo philosophiques et les gens qui se plaignent de devoir travailler alors qu'ils ont la chance d'avoir un job je ne sais pas ce que je trouve le plus méprisable!!).
Enfin bon, le sujet n'est pas là puisque même moi j'en fais partie (bah ouai le voyeurisme c'est cool!!). Mark Zuckerberg est donc le créateur de ce site et accessoirement milliardaire à l'âge de 23 ans seulement après le lancement de Facebook. C'est aussi un homme qui alimente les rumeurs avec des méthodes peu conventionnelles de travail et son attitude proche de l'autisme et inhérente à son génie.
Ainsi "The social network" raconte la création de Facebook à partir du roman de Ben Mezrich "The accidental Billionaires", titré en France "La revanche d'un solitaire". Adaptation plus ou moins libre de cette création de l'entreprise, et des procès qui vont suivre, puisqu'en fin de compte la vérité n'appartient qu'aux protagonistes de l'histoire. Cette histoire, d'ailleurs, qui va immerger le spectateur dans le monde pas très sympa de l'informatique et surtout de son business car, vous le savez, tout n'est qu'histoire de fric.
Même si Fincher (Se7en, The game, Fight Club) est un grand réalisateur je reste perplexe devant l'utilité d'un tel film (même la sortie prochaine d'une adaptation du jeu "La bataille navale" me semble plus intéressante. Je sens déjà que les cinéphiles vont me haïr ou dire que je ne connais rien au cinéma (et je m'en fous en réalité!) mais ces deux heures de films m'ont semblé....sans but.
Pas que Fincher n'ait pas fait du bon boulot (certaines séquences, comme la course d'aviron, rappelle qu'il est un esthète de talent) et que les acteurs soient mauvais (surtout quant on voit la scène d'introduction) car Jesse Eisenberg en Zuckerberg est génial, Justin Timberlake exhubérant à souhait dans le rôle du créateur de Napster, Andrew Garfield toujours impec' en associé bafoué et Rooney Mara...toujours jolie et revancharde. Le traitement des divers protagonistes (avec des apparitions de people comme Albert de Monaco au physique douteux, Bill Gates vaguement ) est aussi bien exécuté mais cette intrigue et ses procès n'ont rien d'extraordinaires en fin de compte.
Des procès pour vol de concept et de qui à fait quoi (parce que c'est de ça surtout qu'il s'agit!!) il y en a quand même des centaines (au pif!!) par an dans le monde et on en parle que dans les mags d'économie. C'est vrai que Facebook est un phénomène mondial mais quand même...il y a des histoires plus exaltantes. C'est vrai aussi que je n'aime pas vraiment les films racontant l'histoire de "destins extraordinaires" et je trouve nettement plus passionnant un film sur un personnage qui a eu un véritable impact sur l'Histoire (avec un grand H bien sûr!!). En plus tant qu'à faire un film sur le monde de l'informatique autant en faire un sur Bill Gates car là on tient quand même un personnage au destin particulièrement explosif et obscur.
"The social network" est finalement un film que l'on aurait pu retrouver comme téléfilm sur M6 mais qui a la chance d'avoir un casting béton, un réal béton et....une production cinéma de qualité (donc de meilleurs éclairages (dixit Marc Shift!!), du matériel et un budget important!). Pas chiant, pas passionnant mais bien foutu, le film de Fincher, qui en plus ne prend aucun parti (c'est un salaud ou pas finalement?), est à l'image de Facebook: inutile mais qu'il faut connaître.
"The social network" (2010) de David Fincher. Distribué par Sony Pictures Home Entertainment. Avec Jesse Eisenberg, Justin Timberlake, Andrew Garfield. Durée: 2h00.



























Mais euh je l’ ai même pas vu celui là, j’ ai rien à en dire…..
Mais c’ est vrai que quand y a des sous au niveau du rendu technique d’ un film ça suit……
Je dirais même que bon nombre de films sont mis sur le devant de la scène pour leur production et rien d’autre….et ce n’est que mon avis!
Ce film ne me disait rien à sa sortie, et c’est toujours le cas… déjà que Zodiac m’a laissé froid…
Zodiac est un bon film mais certainement pas celui que les spectateurs attendaient: rythme lent, enquête d’un bout à l’autre et surtout….un final en demi-teinte. Pas explosif pour deux sous mais j’avoue que j’avais bien aimé quand même.
Oh non ! Oh non ! Grand malheur ! Le meilleur film de 2010 (avec Mother oui, ok)
Sans but ? Mais c’est une tragédie contemporaine ! The Social Network est bouleversant de son sentiment de profonde mélancolie et de solitude. C’est justement incroyable de tirer une telle histoire à partir d’un sujet qui n’a rien de cinématographique.
Le film ne m’a à aucun moment touché et pour moi le terme “bouleversant” se retrouve un million de fois plus dans un film comme “Never let me go” que dans ce film tournant autour d’un personnage certes solitaire (et franchement sa solitude est méritée selon moi et la raison se trouve dans l’introduction: un sentiment de supériorité exacerbé.) mais milliardaire et en bonne santé.
La solitude des gens riches n’est pas, pour moi, un drame social bouleversant. La solitude d’une personne dans le besoin l’est. The Social network est l’histoire d’un type petit (se venger des personnes qu’il aimait de cette manière est dégueulasse) qu’on essaie de faire passer pour un type bien juste sur la fin du film avec UNE SEULE phrase:
“Vous n’êtes pas un salaud mais vous essayez de le faire croire” tout le monde lève les bras et dit “Alors ça veut dire qu’il est malheureux alors?”-”ah bah oui en fait il se fait une carapace!!”.
Et bien non je ne suis pas d’accord avec cette fin qui trompe le spectateur car le bilan c’est quand même un type qui a tout fait pour que son meilleur ami ne réussisse pas ailleurs qu’avec Facebook et qui a piqué un concept. La preuve? il a dû larguer des millions à ceux qui l’attaquaient.
Désolé mais The Social Network n’est pas, et ce n’est que mon avis, un film bouleversant sur la détresse d’un homme.
C’est réducteur de ne parler que de Zuckerberg, même s’il est au centre du récit ; justement, c’est bouleversant parce que ça ne se limite pas à la solitude d’un homme, mais à celle de toute une génération qui perd pied avec le réel, rongé par le désir de gloire. Fincher parvient aussi à souligner habilement la perte de contacts sociaux, humains, à cause de ce réseau, et par extension, avec ce qu’on appelle l’internet 2.0.
Ce film aura une valeur historique au même titre qu’un film du néoréalisme italien (simple exemple, je dis ça parce que j’ai revu un Fellini y a deux jours) dans une trentaine d’année.
Je ne sais pas si dans 30 ans on s’en souviendra….Mais c’est vrai qu’il n’y a pas que Zuckerberg dans le film. Par contre je ne pense pas que c’est la gloire qui l’a animé mais un sentiment de revanche vis à vis de ceux qui se sont , d’après lui, foutu de lui. D’ailleurs c’est surtout son meilleur pote qui parle de gloire et de célébrité, Zuckerberg s’est fait monté la tête par l’inventeur de Napster et a voulu devenir une star et gagner de l’argent dans un deuxième temps seulement.
En tout cas sa perte de liens sociaux alors qu’il a créé la plus grande plate forme sociale du net est bien au coeur du film….mais ça, c’est mis sur l’affiche du film alors pas besoin de réfléchir pour comprendre le message.
Disons que le créateur de Napster a su lui plaire facilement, mais si tu reviens à la première conversation avec sa copine, son but est de rentrer dans un Final Club, parce qu’ils représentent l’élite. Eduardo lui, c’est plus une question de thune à l’origine – c’est lui qui veut mettre de la pub sur facebook. Le désir de gloire et de reconnaissance de Zuckerberg évolue jusqu’à la création d’un véritable empire facebook.
Enfin voilà, je trouve vraiment ce film passionnant
Pas faux concernant Edouardo!! Finalement on arrivera pas à se mettre d’accord sur le sujet “Ce film est-il nécessaire ou pas?”
En tout cas je trouve bien que ce film puisse déchaîner les passions et même si je n’aime pas je respecte ceux pour qui il a de l’importance…Peut-être suis-je moins attaché à Facebook que mes contemporains….qu’est ce que je me rouve vieux con sur ce coup-là!!
Perso j’ai rien contre Facebook et à l’origine, le sujet du film ne m’intéressait pas.
Sinon je trouve que c’est vraiment un outils utile pour garder contact avec des amis, organiser facilement des évènements. Y a des parties qui ne m’intéressent pas du tout, comme les jeux, les groupes “à la con”. Y a des dérives aussi. Enfin bon, selon l’emploi que l’on en a, Facebook peut devenir aussi nécessaire qu’un téléphone portable !
Je suis bien d’accord avec toi et je crois que je déteste à peu près les même choses: d’ailleurs tu as oublié le fameux “Tartenpion vous invite à jouer à JEUVEUTONFRIC”!!!
Pas vu, pas envie et surtout rien à foutre. Toiute façon j’ai même pas de page face book ! Oui je suis low-tech et associai ^^
Moi j’ en ai une, et le message que j’ ai le plus souvent c’ est : vous ne vous ètes pas connecté à fesse bouc depuis……et vous avec raté XXXX notification ^-^
Et bien tu ne perds pas forcément quelque chose en fait. Même si je trouve que les réseaux sociaux sont futiles je reste persuadé qu’on peut en tirer quelque chose de bon. Et puis à bien y regarder il suffit de prendre notre exemple: on s’est rencontré sans Facebook ou Myspace ou Twitter…et pourtant, on bosse ensemble sur le net!!
Encore plus fort, j’ ai été faire un tours dessus et le lendemain j’ ai eu un mail me félicitant de mon retours!!!!! MDR
Clair pas besoin de facebook et consorts pour rencontrer des gens avec qui on partage des passions !
Aucun de mes amis n’a de compte face book et pourtant j’en ai rencontré qques uns par le biais de divers forums sur internet car là on peut vraiment communiquer