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Mes Moments Cinéma à Moi par Tootsif

VOUS PRENDREZ BIEN UN PEU DE MADELEINE ?

Dans la vie y a les moments Nutella et les moments cinéma, vous savez ces petits évènements qui font qu'une séance, pas obligatoirement d'un grand film, prend une saveur particulière et vous marque à jamais.

Et bien voici un petit florilège de mes moments cinéma tantôt drôles, tristes, crétins, pathétiques, émouvants et tout plein d'autres trucs !

L'Ours de Jean-Jacques Annaud (1988):

Le premier moment cinéma dont je me souviens. Agé de 7 ans, mon père décide de me faire découvrir le cinéma pour autre chose qu'un dessin animé et mal lui en a pris !

En effet, le film à peine commencé voilà que maman ourse se fait écrabouiller par un rocher ! Et voilà que le cœur du petit Tootsif se brise en mille morceaux !

Je me mets à pleurer devant cette ignoble injustice et tout ce que mon père peut me dire n'y change rien, mes pleurs et cris redoublent.

Devant son impuissance à me calmer et les regards sombres des autres spectateurs mon père et moi n'avons pas d'autre choix que de quitter la salle.

Ainsi si ma première vraie séance cinéma a tourné court, elle a cependant eu le mérite de me montrer que le cinéma était un formidable vecteur d'émotions ! Et encore maintenant l'émotion est ce qui me pousse toujours dans les salles obscures. Moi le cinéma doit m prendre aux tripes.

Star Wars (1ère trilogie) de Georges Lucas et consorts:

Honte sur moi ! Fan de Star Wars devant l'éternel, je n'ai pourtant jamais vu la saga originelle dans une salle obscure.

Mais les trois premiers épisodes font partie intégrante de mon ADN cinématographique !

Star Wars ce sont tous ces mercredi après midi où, seul avec mon petit frère, il suffisait à mes parents d'enclencher la cassette vidéo pour partit travailler l'esprit tranquille.

Et après le film on refaisait les plus grandes scènes en prenant le zapper de la NES comme pistolasers et en faisant des sabres laser en duplo. Bref c'était chouette et il en fallait pas plus pour être heureux.

Street Fighter de Steven E De Souza (1994):

Putain Street au ciné ! Ken, Ryu, mon jeu vidéo préféré adapté en film, ça va dépoter à coup de Sho Ryu Ken, de Tiger Uppercut et tout le tralala ! En plus y a le grand JCVD (Kickboxer quoi !)

Et ouais quand on a 13 ans, que son jeu de baston est adapté en film (et quà l'époque on connait pas grand chose en films) ben on croit que ça va être un chef d'oeuvre !

Arrivé au ciné avec mon frangin j'aurais du flairer l'embrouille ! Y a que lui et moi dans la salle ! Et vlà que le petit frère panique, qu'on s'est ptet trompé de salle, que le film a sûrement commencé dans une autre salle et qu'on est entrain de le rater !

Alors je sors fissa de la salle pour vérifier ça. Ben non je me suis pas gouré, y a bien l'affiche sur la porte de la salle. Bon les lumières s'éteignent et la gueule de Jean Claude apparaît, c'est bien le bon film !

Mais, mais, une minute c'est pas Street Fighter ça ! Ryu et Ken sont pas des petites frappes dans le jeu ! Et Dhalsim en scientifique ! Putain c'est le même cirque pour tous les protagonistes !

Et, attends c'est quoi ça ? Un Hadoken ? Non c'est pas possible, c'est pas ça !

Voilà comment d'un coup mon cynisme pour les adaptations de mes œuvres préférées au cinéma. Quand un producteur achète les droits d'un truc y a 99 chances sur 100 qu'il salope le truc.

Voilà comment on ôte à un enfant toutes ces illusions. Salopard !

Titanic de James Cameron (1997):

Pour emballer une fille, il faut sortir le grand jeu. Alors quand on est un ado et qu'une fille nous plait quoi de mieux que de l'emmener voir Titanic le jour de la Saint Valentin !

Si c'est pas choupi comme attention !

Ce qui l'est beaucoup moins, c'est d'envoyer paître la jeune fille en question peu de temps après (une fois le coca payé au bar vite expédié) pour embrayer sur une deuxième séance avec une autre demoiselle !

Oui, je sais, avec le recul, j'en suis pas fier mais bon à l'époque je savais que la première s'interssait à moi mais la 2ème me plaisait vachement et j'ai pas vraiment réfléchi quand j'ai proposé les RDV.

Bon, le hic, c'est que les demoiselles en question, si elles n'étaient pas dans le même lycée, étaient hélas dans le même club de sport et qu'à la séance suivante elle se sont racontées leur Saint Valentin.

Résultat des courses ? Ben 2 claques bien méritées et aucune demoiselle emballée. Saint Valentin de merde !

Deep Impact de Mimi Leder (1997):

Oui je sais entre Street Fighter et ça je ne m'élève pas en chantre du cinéma d'art et d'essai ou du bon goût.

Mais, bon, que voulez-vous quand on a une petite amie aller voir un film larmoyant est un plaisir qu'on peut bien lui accorder de temps en temps pour avoir le droit d'aller voir les films qui nous intéressent.

Sauf que je savais pas quelles étaient les effets d'un tel film sur la demoiselle en question puisque notre relation venait juste de commencer. Et je ne fus pas déçu du voyage !

Chez elle pas de petits sanglots qui donne envie de réconforter mais des reniflements bien sonores tout comme les mouchages qui accompagnaient. Ajoutez à cela le rimmel qui coule à torrent et vous obtenez un spectacle qui perd tout glamour et qu'on a aucunement envie de réconforter. Alors que voulez vous au bout d'une demi-heure de reniflements et devant le spectacle qui s'offrait devant mes yeux et les soupirs d'agacement des autres spectateurs, j'ai craqué et le fou rire que je retenais difficilement jusqu'alors m'a échappé.

Incapable de m'arrêter j'ai du quitter la salle pour reprendre l'air et me suis retrouvé dans l'incapacité d'y retourner car dès que je rouvrais la porte de la salle, j'entendais la demoiselle renifler et le fou rire revenait au triple galop !

Bon je sais, ça fait 2 anecdotes qui font de moi un parfait goujat mais je tiens à signaler que c'était à 16 ans et que depuis je suis un parfait gentleman.

La Planète des Singes de Tim Burton (2001):

Bon après 2 anecdotes pas glorieuses en voici une bien plus marrante (enfin pas pour moi). Aujourd'hui le leitmotiv du cinéma c'est plus d'immersion avec une 3D qui doit nous plonger au cœur du film et bien il y a plus fort, plus immersif : l'odoroma !

Ca c'est l'avenir ! Assisté au film avec l'ambiance olfactive appropriée si c'est pas génial !

Et donc pour ce Planète des Singes, j'ai pu assister grâce à mon voisin de fauteuil à une séance avec l'odeur de ces charmantes bébêtes ! Je vous remercie grandement cher voisin de m'avoir permis de découvrir cette technologie avant-gardiste encore trop peu répandue.

Ong Bak de Prachya Pinkaew (2003):

Allez quelque chose de plus fun, qui vous fout la patate et ce d'autant plus quand le ilm met en scène des combats bien pêchus.

Quel plaisir d'assister à une séance où un spectateur ultra-motivé et à fond dans le film hurlait Ong Bak à chaque fois que Tony Jaa rétamait un de ses adversaires.

Et sa bonne humeur a contaminé toute la salle qui a repris en chœur le mouvement et donc toute la salle hurlait à chaque coup de tatanes et mandales du thaïlandais bondissant et putain c'était franchement fun !

Voilà c'était ma petite liste de séances inoubliables de par des choses en dehors du film car le cinéma c'est aussi ça !