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Gantz- Au commencement de Shinsuke Sato (2011) par Bruce Kraft

MATRIX SUSHIS.

Deux amis se font écraser par une rame de métro. lls se retrouvent soudain dans un étrange appartement en compagnie d'autres personnes venant également de “mourir”. Tandis que tous tentent de comprendre leur présence en ce lieu, une mystérieuse sphère noire apparaît et les somme d'éliminer unes à unes des créatures surpuissantes.…

T'en veux du DTV? Et bien en voilà un de plus qui nous vient du pays du Soleil Levant (et distribué une fois de plus par Wild Side) et qui est tiré d'un manga qui fait fureur dans le monde entier. Alors je vais couper court à toute polémique ou reproche en tout genre: je n'ai jamais lu le manga. Alors j'ai pris le film sans attente et sans couteau entre les dents prêt à rayer la galette dès la fin du film.

Pour en rajouter une louche je ne savais même pas qu'une suite était prévue. Ça a l'air con mais du coup je me suis demandé pendant tout le film, au fur et à mesure que les minutes s'écoulaient, comment allait se terminer cette histoire et surtout quand j'ai vu qu'on arrivait à 1h45 et qu'il n'y avait pas l'ombre d'un dénouement....Bon, la prochaine fois je me renseignerai plus avant de mater un film (ce que je me refuse à trop faire pour arriver vierge de tout à priori en arrivant devant un film).

Gantz nous entraîne dans un monde qu'on croirait parallèle où des personnages qu'on croit morts (et peut-être le sont-ils vraiment?) sont affublés de combinaisons type Matrix et qui doivent buter des E.T. burlesques (entre le méchant, tout droit sorti d'un épisode de Ken le survivant, se balladant avec un poireau et un "où est Charlie?" version robot mon cœur balance!) dans des combats complètement hallucinés, bourrins (on apprécie la touche gore inattendue) et jouissifs à souhait. Esthétiquement au top vous allez vous apercevoir que les japs n'ont pas à rougir devant certaines prods américaines en matière d'effets spéciaux.

Ce qui est triste dans tout ça c'est que la jouissance des combats contraste trop avec les moments où les personnages retournent dans leur vraie vie/réalité qui sont mous du genoux. Les protagonistes étant, pour la plupart, des ratés à la base vous vous doutez que cette épreuve va considérablement changer leur état d'esprit en les faisant devenir des battants. En me renseignant un peu plus il paraît qu'en plus ces moments de calme sont parfois plus funs dans le manga avec du cul en bonus. Et sur ce point vous ne trouverez donc rien dans l'adaptation cinéma. Dommage? Certainement.

Il en ressort un film inégal dans son rythme où l'on retrouve les valeurs morales nippones inhérentes à ce genre de film où c'est dans l'épreuve qu'il faut savoir se sacrifier pour les autres, ne jamais perdre courage et faire équipe pour être plus efficace (d'ailleurs on regrette le côté Power Rangers sur la fin de la bobine!!) car l'individualisme est un synonyme de défaite. De biens belles valeurs mais qui ont tendance à un peu me gonfler je dois l'avouer (en même temps je suis un con d'européen alors bon...).

Ce qui énervant/génial en réalité c'est que malgré le côté mollasson du film, des personnages très clichés et des valeurs archi-rabâchées Gantz applique parfaitement ce qui fait le succès des séries américaines actuelles en nous laissant à la fin du film avec une multitude de questions: d'où vient la boule noire? Et les E.T.? Pourquoi faut-il les éliminer? Nos héros vont-ils s'en sortir? L'actrice aux gros lolos est-elle célibataire? Enfin, des questions qui font qu'on a irrémédiablement envie de connaître la suite des aventures de ces "élus de la boule" (désolé pour les fans du manga mais c'est comme ça!).....Mon Dieu, que c'est énervant de se faire avoir comme ça!!!

Un film moyenGantz-au commencement de Shinsuke Sato (2011). Distribué par Wild Side.