The hit de Stephen Frears (1984) par Marc Shift
Lost in la manchas
Pour échapper à la prison, Willie Parker dénonce tous ses complices. En contrepartie la justice lui offre protection et exil en Espagne. Mais au bout de 10 ans ses anciens complices veulent mettre les comptes à jour.......
Histoire classique, film banal? Pas vraiment. Généralement ce type de scénario donne des films plus ou moins haletant, fait de fuite en avant, d'une tension basée sur l'action et la soif de vivre. Ici ce n'est pas tout à fait le cas.
Tout commence par un procès où une bande de truands est trahie par l'un des leur sans que celui-ci, Willie Parker, manifeste le moindre remord. Nous le retrouvons 10 ans plus tard, au beau milieu de L'Espagne, installé dans une très jolie villa avec pour compagnie un garde du corps. De retour seul chez lui, il se retrouve nez à nez avec un commando chargé de son enlèvement et essaye par tous les moyens possibles de s'échapper. Face au nombre de ses agresseurs, il se laisse finalement ligoter et emmener.
Il sera remis aux mains de deux tueurs à gage.
Mais c'est là que tout commence....
Avec le premier quart d'heure du film, il y a assez de matière pour faire un film basé sur un cache – cache mortel, ou le héros se définit par l'action et avec cette question : va t - il s' en sortir?
Ce n'est pas réellement le propos de Stephen Frears. Pourtant il utilise des figures classiques pour ses personnages, un tueur à gage taciturne et froid aidé par un homme de main jeune et un peu trop exubérant . Pourtant leurs personnages se révéleront être plus complexes au fur et à mesure de la progression de l'intrigue. Le vieux tueur à gage semble parfois être au bout du rouleau, commettant des erreurs et semblant ne pas avoir d'idées précises ou de plan bien défini pour mener à bien sa mission, qui est d'amener son captif à Paris. Son homme de main, jeune et impulsif, est lui ambitieux, appâté par le gain mais semble bien trop brouillon et caractériel pour avoir un vrai profil de tueur froid et expéditif.
Mais c'est surtout la personnalité de leur captif qui détone. En effet, il les suit docilement, sans chercher à se faire la belle, semblant même se satisfaire de son sort!! Le plus fort c' est qu' il se permet même de donner des conseils assez judicieux à ses deux geôliers!!
Son attitude n'est pas vraiment désespérée, ni abattue, mais plutôt rêveuse et mélancolique. Sa personnalité sert de révélateur à ce qui devient de fait un parcours plus ou moins initiatique pour....les tueurs, retournant ainsi les enjeux de départ (ou tout du moins le schéma classique).
Pour parfaire la peinture de ces personnages, le réalisateur britannique choisit de les déraciner en Espagne, dans des lieux un peu hors du temps. Il y a bien des passages dans des milieux très urbain (Madrid), mais la majorité du voyage s'effectue sur les routes annexes pour échapper aux forces de police, nous faisant découvrir toute la magnificence du très beau et très vallonné pays de Cervantès.
Stephen Frears ajoute aussi un personnage sans ambiguïté, une jeune femme, emmenée par mesure de sécurité par les tueurs, animée par la seule rage de vivre et assez logiquement personnage le plus humain par ses sentiments. Plastiquement c'est un très beau film (les paysages sont magnifiques), la réalisation est élégante. Les acteurs sont très bons, John Hurt en tueur froid et taciturne joue très bien son rôle, Terence Stamp en dandy condamné est vraiment parfait, et Tim Roth (dans l'un de ses premiers rôle de cette importance) a déjà une bonne palette de jeu (même s'il semble encore avoir la même). Un bon film à découvrir.
The hit De Stephen Frears (1984) distribué par Embassy home entertainment, avec John Hurt, Térence Stamp, Tim Roth, Laura Del Sol..... durée 1h33


























Je ne l’ai jamais vu, celui-là, et il semble que ce soit bien dommage… à voir, donc…
Oui c’ est vraiment un bon film, qui n’ a pas besoin de créer un faux suspence pour être interressant