Waterworld de Kevin Reynolds (1995) par Tootsif
KEVIN COSTNER BOIT LA TASSE
A la suite d'une catastrophe écologique, la Terre est recouverte par les océans. Les rares survivants vivent sur des atolls artificiels, rêvant d'une contrée mythique, Dryland, recouverte de vastes forêts et de profondes vallées.
Au début des années 90, il était le roi ! Hollywood était à ses pieds devant les biftons qu'il parvenait à multiplier comme des petits pains, les critiques saluaient sa capacité à passer d'un rôle à un autre et d'offrir des films grand public qui prenaient pas trop ces derniers pour des cons, les femmes son sex-appeal et même les mecs reconnaissaient que le gars était talentueux et que ces films étaient plus que regardables.
Faut dire que le gugusse en a peine 10 ans avait enquiller les coups d'éclat, alternant entre blockbusters (Bodyguard, Robin des Bois) et films plus « pointus » (Les Incorruptibles, JFK, Danse avec les loups), multipliant les genres avec talent (le western avec Silverado, Danse avec les loups, Wyatt Earp, le film politique avec JFK, le policier avec Les Incorruptibles,....) et cerise sur le gâteau quand ce monsieur passe derrière la caméra il est récompensé de plusieurs oscars !
Et oui, vous l'avez deviné cet acteur n'est autre que Kevin Costner. Alors en 1995, c'est un peu le roi du monde et il peut tout se permettre. Et il va pas se gêner !
Et allez y c'est parti pour (à l'époque) le film le plus cher de l'histoire et comme Kevin a des bollocks grosses comme des boules de bowling, autant l'utiliser pour un genre ultra casse-gueule et habituellement peu rentable au cinéma : le post-apo !
Et comme un simple post-apo c'est trop fastoche pour le père Kevin (qui s'il ne réalise pas le film en est le principal instigateur et le réal Kevin Reynolds est là juste parce que l'autre Kevin ne pouvait être des 2 côtés de l'écran mais bon là ça sera tout comme pour le malheur de Reynolds ce qui provoquera bien des tensions lors du tournage) il faut aller plus loin que le post-apo de papa à base d'étendues désertiques donc ici tout se passera dans la flotte !
Et ouais l'est comme ça le père Kévin, c'est un ouf-guedin et le public va se prendre la claque de sa vie et voir de quel bois il se chauffe !
Ou pas.
Pourtant, au début ça s'annonce pas mal. D'abord, faut dire ce qu'il ait l'océan sa nous change du sempiternel désert post-apo, donc il se dégage dès le début une sensation de fraîcheur (et pourtant je n'avais pas les embruns) qui fait du bien.
Et comme en plus la première scène est des plus sympathiques avec un trimaran qui décape par son design et tous ses gadgets (le changement de voile est vraiment cool), on se dit que Kevin s'il nous pond pas Ze film post-apo nous propose un spectacle des plus sympa.
Et cette impression perdure encore un peu, même si quelques éléments font tiquer (la musique est moisie et colle pas du tout à l'atmosphère), lors de l'arrivée du Mariner (notre Kevin international) dans un atoll artificiel qui est plutôt une bonne trouvaille (faut dire que le machin a plombé la moitié du budget donc il avait intérêt à être réussi mais pas de pot un ouragan l'a dévasté. Et ouais Kevin ne voulait pas faire les choses à moitié donc il a voulu que son truc soit vraiment dans la flotte et les pauvres techniciens ont du tout refaire).
Trouvailles à tous les plans. Visuel d'abord avec un design, comme le trimaran, plutôt sympa, et surtout au niveau du background du film : la terre est ici un bien précieux car les hommes veulent faire de leur atoll artificiel une véritable terre. Et pour cela tous les moyens sont bons et cela est la finalité ultime de la communauté. Ainsi même les cadavres sont « recyclés » pour « fertiliser » et créer de la terre.
Toute la vie de l'atoll est basé sur la survie (un étranger qui arrive se doit « d'honorer » les locaux pour éviter la consanguinité) et rien n'est gratuit.
Mais bon cette étude sociale du monde de Waterworld va vite prend fin avec l'arrivée des smokers, les pillards des mers. Et c'est part pour l'assaut de l'atoll renvoyant le film au bon schéma classique des films post apo, l'opposition entre ceux qui veulent tenter de recréer une civilisation et les barbares prêts à en briser la moindre lueur d'espoir.
Bah, pourquoi pas après tout si c'est bien fait.
Et là non, si le début de l'assaut est classique et plutôt bien mené, ça tourne vite au n'importe quoi ridicule avec les skieurs de mer trainés par un avion pour utiliser des tremplins et sauter les murs ! Yahou c'est la fête !
Et c'est là que le film va commencer à s'enfoncer, tournant au film schizophrène en alternant moments plutôt sérieux posant l'histoire et grand n'importe quoi dès qu'un smoker pointe le bout de son nez à l'écran.
Et dans ces moments là on frôle plus le nanar poste-nuke genre Les Guerriers du Bronx que les cadors du genre comme Mad Max avec un Dennis Hopper en total roue libre cabotinant à mort. Chaque apparition des smokers devient donc prétexte à des gags pourraves (mention spéciale pour leur dernière qui conclut parfaitement leurs bouffonneries).
Schizophrène le film l'est aussi par le personnage du Mariner et dans ses intentions. Ce dernier passe du loup solitaire dont sa survie est sa seule motivation (pour cela il n'hésite pas à tuer) et il suffit de le laisser 3 jours en mer avec une gamine pour se transformer en papa gâteau (si c'est pas choupi le plan où il apprend à nager à la mioche. Le film qui se veut alors dur, sans espoir se transforme alors en pur divertissement familial à la jolie morale, ce qui est franchement moins cool.
Bref, plus ça va et moins ça va et c'est donc avec un vrai soulagement que l'on arrive au bout des pratiquement 02 H 20 de film. Et ouais c'est très long et comme la plupart du temps la réalisation du père Reynolds est aussi peu inspirée que les poèmes d'un ado enamouré et nous plonge dans les tréfonds de l'ennui, que les effets 3D sont immondes (c'est franchement pas là-dedans que sont partis les 175 millions du budget) on est plutôt heureux que le calvaire s'arrête.
Désolé mon pote Kevin je t'aimais bien jusqu'à présent mais, là, t'as franchement foiré ton coup. C'est ça d'avoir eu les yeux plus gros que le ventre.
« Waterworld » de Kevin Reynolds (1995). Avec : Kevin Costner, Dennis Hopper, Jeanne Tripplehorn, Jack Black. Distribué par United International Pictures. Durée : 02 H 16.





























Jamais aimé Costner de toute façon, il se l’ai tjs pété du temps de sa gloire je trouve, Kévin Reynolds c’est le mec qui a fait “la bête de guerre” avec Jason Patrick?!non?! ça c’était du film….
Moi j’aime bien Costner mais pas dans ce nanar car en fait c’est un nanar et rien d’autre ce film!!
Moi j’aime bien Costner dans certains de ses films genre Un Monde Parfait que j’adorais gosse, ses westerns qui sont pas mal même si très classiques, Les Incorruptibles, bref il était pas dégueu
C’est marrant, mais je l’ai vu à la télé en dehors de toute polémique, et je ne l’ai pas trouvé si mal. J’aurais mis 4 bobines. Comme quoi…
Quoi t’as même aimé les skieurs sur leur tremplin ? Y a des bonnes idées (le monde, le bateau) mais vlà comment c’est ultra kitsch
Putain d’acteur, quand même!
Je suis complètement d’accord avec la critique (1ère fois…) et bonne filmographie pour Kevin.
Ca me donne envie de revoir “un monde parfait”, “Wyatt Earp”, et même ” le robin des bois” qui est très sympa (le frère tuck est à mourir de rire).
La vache il peut nous arriver d’être d’accord (je pensais que c’était juste impossible à part à Magic) !!! Mais faut pas abuser sur le Robin des Bois qui est quand même de la putain de guimauve longuette