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Pretty Woman de Garry Marshall (1990) par Tootsif

LA BELLE ET LE RICHARD  

Alors qu'il est sur le point de conclure une très importante transaction financière, Edward Lewis, un richissime homme d’affaires, recherche le chemin de son hôtel. Une jeune prostituée de Beverly Hills, Vivian Ward, se propose de le lui montrer. Edward décide d'inviter Vivian à passer la semaine avec lui, dans sa luxueuse chambre d'hôtel, pour bénéficier de ses « services ».

 

 

Oh chouette!! Une semaine romantique sur La Pellicule Brule !

Vous pouvez pas savoir comment j’ai bondi de joie en apprenant le thème de la semaine spéciale ! Putain j’ai pas signé pour ces conneries là moi ! Si j’ai débarqué ici c’est pas pour ce genre de conneries merde !

Franchement la comédie romantique quoi ! Rien que d’y penser j’en ai des frissons. Faut dire que j’ai jamais compris l’intérêt de ce genre où chaque film semble un copier/coller de son prédécesseur et qui en plus se fout ouvertement de la gueule de son public cible sans que celui-ci ne s’en rende compte.

 

Car bon, la comédie romantique est un genre typiquement féminin et que voit on dans ce genre une jeune femme qui rêve du prince charmant qui la délivrera de son quotidien pour en faire une femme au foyer qui lui pondra tout une tripotée de gosses ! Bravo Mesdames, je ne vous félicite pas ! Voilà comment on fout en l’air 40 ans de combat féministe !

Bon, c’est pas tout ça mais je suis là pour faire la chronique d’une comédie romantique donc Toot’ arrête de tourner autour du pot pour retarder la douloureuse et attaque le gros du sujet !

Alors, tant qu’à s’attaquer à un genre qui vous indiffère (pour parler poliment) autant le faire avec ce qui est considéré comme la crème de la crème dans le genre alias Pretty Woman.

Et je dois dire que pendant une trentaine de minutes j’ai trouvé ça plutôt sympathique.

En effet, le début est plutôt enlevé, drôle avec des personnages ma foi plutôt sympathiques et bien travaillés avec en tête la pétulante Julia Roberts qui, il faut l’avouer, était vraiment mignonne à l’époque (même si d’après la rumeur ce n’était pas ses gambettes que l’on voyait à l’écran, bouh la tricheuse !).

Comme en prime les situations s’enchainent bien et sont assez rythmées (la fameuse scène du shopping) et que quelques répliques entre Vivian et Edward bien senties font mouches  je me dis que finalement ça va passer tranquille même si la durée du film (01 H 59) me fait tiquer sur le risque d’essoufflement rapide du film.

 

Manque de bol, ce qui va me tuer ce n’est pas le risque de répétition des situations mais que le film va tourner à la romance tendance guimauve (et très bourrative la guimauve) à partit d’environ 45 minutes (la scène de la partie de polo).

A partir de là oubliées les bonnes intentions de départ et l’aspect drôle, rafraichissant on tombe dans la comédie romantique pure et dure, yahou !

Et oui comme on l’espérait le lien entre Viviane et Edward dépasse le simple contrat de départ qui hélas plane dans leurs esprits depuis le dur rappel de l’avocat d’Edward sur la condition de Vivian.

Et à partir de là on retombe dans le schéma classique, voire plan-plan ; à coup de oui on a des origines différentes et des aspirations différentes mais malgré ses différences on se rapproche et on croit touché du bout des doigts au bonheur éternel avant que…

Avant que l’on se rende compte que ces différences qui nous faisaient sourire semblent être des précipices infranchissables et donc chacun repart de son côté avec ses rêves d’un avenir différent sous le bras. O rage, ô désespoir.

Mais, tout est bien qui finit bien dans le monde de la comédie romantique, Vivian ne retournera pas faire le tapin ou ne se suicidera pas de désespoir tandis qu’Edward ne s’abrutira pas dans l’alcool et le travail pour s’oublier l’un l’autre.

Ben oui, on est dans une comédie romantique et qui dit comédie romantique dit happy end !

Edward tel un chevalier blanc du XXeme siècle brave les escaliers de l’appartement de Viviane (et ouais c’est un fou le mec car il a le vertige) pour aller secourir sa belle demoiselle en détresse car oui il l’aime et ne peut vivre sans elle ! Et une vie de rêve attend cette dernière à aller de réception en réception en faisant la jolie potiche avant de rester à la maison pour s’occuper d’Edward junior. Oui, définitivement, quelle vie de rêve.

On peut se demander qui est réellement la pute.

« Pretty Woman » de Garry Marshall (1990). Avec: Julia Roberts, Richard Gere, Ralph Bellamy. Distribué par Warner Bros. Durée : 01 H 59.