Sleeping Beauty de Julia Leigh (2011) par Bruce Kraft
SWEET DREAMS ARE MADE OF THIS...Lucy, ne jeune étudiante, qui a besoin d’argent multiplie les petits boulots quitte à se prostituer. Elle oublie ce que les hommes ont fait la veille. Suite à une petite annonce, elle intègre un étrange réseau de "beautés endormies". Elle s’endort. Elle se réveille. Et c’est comme si rien ne s’était passé...
Si je vous dis Julia Leigh ça vous parle? Non? Et son roman The Hunter? Non? Bon et bien vous êtes comme moi. Sachez alors que c'est son premier film et que, attention les yeux, c'est du cinéma d'auteur!! Je sais ce que vous pensez:"Mais qu'est ce que ça fout sur La Pellicule Brûle??". Emily Browning (Les intrus, Sucker Punch), le pitch et une présentation au dernier festival de Cannes...Bon, enlevez la dernière raison. Hum hum!!
Alors oui il est clair que lorsque vous verrez la bande-annonce (en fin d'article) vous vous direz que j'ai eu envie de le regarder car Emily Browning y est nue comme un vers pendant 80% du temps. En fait je n'en savais rien car je n'avais pas regardé le bande-annonce avant....
D'ailleurs celui qui cherche du sexe débridé dans ce film va tomber de haut car le film ne dégage aucun érotisme malgré les corps nus qui sont dévoilés ou les scènes de rapprochement corporel. Je sais que ça vous fait marrer cette expression mais ça illustre très bien le propos du film: pas de pénétration à l'horizon. What the fuck?
A travers une héroïne au mutisme glacial qui se vend afin de gagner beaucoup d'argent, quitte à y perdre son âme et sa jeunesse, Leigh touche du bout du doigt un problème social et tabou: l'impuissance des hommes âgés et la frustration qu'elle engendre. Hein? Mais que vient faire Emily Browning là dedans? Elle dort à la demande du réseau mystère? On la drogue? Va t-elle se faire violer dans son sommeil? Maaaaais non, puisqu'ils sont impuissants!! Mais que font-ils alors? Mystère....
Sleeping Beauty n'est donc pas racoleur finalement et arrive à intéresser le spectateur dans la seule approche de l'impuissance. Est-ce suffisant? Non, car le film est lent, trop lent. On suit passivement la vie de Lucy qui, en plus ne dégage aucune empathie (peut-être pour sue l'on s'intéresse plus au réseau finalement), semble étrangère au monde qui l'entoure mis à part son seul ami, Birdmann (Ewen Leslie de Jewboy et Kokoda le 39ème bataillon), un dépressif dont elle s'occupe.
Le choix de réaliser un film avec design et une atmosphère tout droit sortis du bloc de l'Est des années 80 donne certes un style mais beaucoup trop kitsch, à mon goût je vous l'accorde. Les dialogues restent anecdotiques et ce n'est qu'au travers d'un monologue délivré par l'acteur Peter Carroll, qu'on arrive à un peu de consistance.
Reste une bonne prestation d'Emily Browning (dans un rôle similaire sur le fond à celui de Sucker Punch) qui, suite à ce tournage, a décidé de s'orienter vers le cinéma d'auteur et de délaisser les grosses prod'. Choix intéressant. En tout cas, les nombreux défauts de cette première réalisation font que les points positifs sont insuffisants pour faire de Sleeping Beauty un bon film. Dommage car j'aurais pu me laisser prendre au jeu.
Sleeping Beauy de Julia Leigh. Australie. Avec Emily Browning, Peter Carroll, Ewen Leslie. Durée: 1h41.
























Une déception !… Mixte entre “Eyes wide shut” de Kubrick et “Belle de jour” de Bunuel avec le côté “chaste” de la pute endormie. Mais très vite le scénario se dévoile comme le point faible du film. Il ne se passe rien de notable… Le néant… 0/4
Je ne suis pas aussi dur que toi car malgré tout il y a un effort pour instaurer une atmosphère. De plus j’apprécie le fait que Leigh n’est pas joué la carte “cul pour le cul” même avec Browning. D’ailleurs c’est finalement elle qui reste le point positif du film….
Emily Browning fait ce qu’elle peut mais impossible de sauver un film stérile, monotone et incroyablement redondant. Déception.
Franchement comme je n’en attendais rien de ce film je dois dire que je n’ai été presque pas étonné du résultat final et tout comme toi je reste persuadé que c’est Emily Browning qui sauve ce qu’il y a à sauver du film….
très déçue par ce film ! malgré un potentiel énorme et une émilie browning très juste, le scénario est faible et tourne en rond. Mais surtout, quel est le vrai propos de ce film ? Sans intéret…
Le propos? Hum….la décrépitude masculine….mais avouons qu’on aurait pu en parler sans mettre Browning nue!