Time Out d'Andrew Niccol (2011) par Bruce Kraft
ET C'EST LE TEMPS QUI COURT...COURT...Année 2161, ghetto de Dayton. Will Salas et sa mère vivent au jour le jour, afin de gagner littéralement du temps. Le temps est la nouvelle unité monétaire mondiale depuis que l'Homme a été génétiquement modifié afin de ne plus vieillir après l'âge de 25 ans. A partir de cet âge, un compteur intégré à l'avant-bras de la personne, crédité d'une année, se met en marche : si il tombe à 13 zéros, l'individu meurt. Quand Will sauve un homme qui a un siècle au compteur et lui offre cette durée de vie avant de se suicider....il ne se doute pas que les autorités chargées de surveiller le temps vont penser qu'il a tué pour avoir ce temps.
Aller voir un film d'Andrew Niccol, et ils sont rares, c'est un peu comme partir les yeux fermés au cinéma en se disant:"Pas de soucis ça ne peut pas être mauvais!!". Ouai, et bien là j'avoue être resté bête. Partant d'un pitch aussi énorme il était difficile d'imaginer qu'un réalisateur de cette qualité allait saborder son Time Out (alors qu'en V.O. c'est In Time!?) en faisant ce qu'il n'a jamais fait: un divertissement S.F. banal reprenant les codes esthétiques de son Bienvenue à Gattaca (design retro-futuriste).
Le film part bien, il faut l'avouer, avec la découverte de ce monde, divisé en zones de temps selon votre richesse de temps, où chaque seconde est vitale. Mais dès lors que le film dépasse la quarantième minute et que Will, campé par un Justin Timberlake crédible, possède ce siècle de vie Time Out devient un film à la Robin des bois du futur avec sa rencontre avec la fille d'un milliardaire, Sylvia Weis (Amanda Seyfried), et poursuivit par un agent du temps, un certain Raymond interprété par un Cillian Murphy (28 jours plus tard, Inception, Sunshine) plus froid que jamais.
En tout cas c'est bien dommage car griller ses cartouches en balançant une scène essentielle comme la mort de la mère de Will au bout de 5 minutes, en transformant son film en road movie mollasson, en faisant devenir riche Will aussi facilement et en dédramatisant l'histoire en faisant braquer des banques de temps à ce couple qui se vanne tout le temps et qui trouve que de devoir vivre avec peu de temps devant soi c'est finalement cool, en fait c'est vraiment con. Comment peut-on gâcher un tel postulat de départ? Pas de tension, pas d'enjeux réels (tout lui réussit à notre héros!!), pas de climax...et même quelques petites incohérences. Aouch!!
Time Out est un film quelconque (je reste con de devoir écrire ça!!), soyons francs, qu'on reverra bien à la télé au moment de sa sortie en dvd d'ici deux ou trois mois puis pffffftt!!! Plus rien....Je suis colère les amis, je suis colère!!!
Time Out (U.S.A) d'Andrew Niccol (2011). Scénario: Andrew Niccol. Avec Justin Timberlake, Amanda Seyfried, Cillian Murphy.

























Le problème c’est que, justement, Niccol n’a pas réalisé un film à message et dénonciateur comme l’était “… Gattaca”, le film devient vite un mixte “Bonnie and Clyde” Robin des bois … Et pourquoi pas ?! Oui on est déçu que l’idée ne soit pas travaillé jusqu’au bout mais ça reste un bon film d’anticipation et de divertissement. 2/4
Bordel ! Je suis en colère à tes côtés, cher Bruce, ça me fait chier de voir Niccol tomber si bas… Quand je repense à Gattaca… snif !
ça c’était intelligent comme film au moins!! Là ça aurait pu l’être et amplement en plus!! Un concept de base énorme mon pauvre Sékateur!!
Ca confirme mes doutes à la vue de la bande annonce, bien trop action à mon goût.
Niccol a succombé au côté obscur d’Hollywood
Exactement et Mat Castle trouve que le film s’en tire quand même plutôt bien….je ne suis pas aussi indulgent avec ce réalisateur qui, normalement, aurait pu livrer un autre produit. Cela veut-il dire qu’un réal est obligé de se trahir pour voir ses films produits à l’heure actuelle…on peut le penser!!
Niccol mérite et vaux mieux que ça, c’est clair, le film a effectivement pleins de défauts (les incohérences du crash en voiture, les protagonistes séchés en 2secondes après un bain de minuit..) la dernière partie est bcp trop lambda et vue 100 fois (et en mieux) ailleurs, reste une première partie brillante et un Timberlake convaincant. pas un super film mais un peu au dessus de la moyenne des films us sortis ces derniers temps.
Dommage, Andrew Niccol est stoppé net dans son parcours sans fautes avec ce Blockbuster sans âme et sans caractère… Beurk…
Viens de le voir avec mon compagnon d’infortune, Ninnin, et la vache effectivement c’est mauvais à tendance très très !
L’idée de départ est expédie en 10 minutes, après cette peur du temps qui passe n’existe pas, Justin Timberlake joue excessivement mal et le doublage français n’arrange rien, la réalisation est lamentable avec des séquences d’action molles, la direction artistique te fait passer le film pour une pub de produits de luxe étalée sur 2 heures, bref l’enfer.
Bon Ninnin dira pour que la pilule passe mieux que la fille était mignonne (mais bon fuir avec des talons aiguilles c’est pas facile même si ça fait de belles jambes)