Kidnappés de Miguel Angel Vivas (2011) de Bruce Kraft
COMO ESTA A LA CASA?
Jaime, Marta, et leur fille Isabel, se préparent à fêter leur emménagement dans leur nouvelle et magnifique villa quand brutalement, trois hommes cagoulés font irruption. Leur vie va bientôt basculer dans l'horreur.
Tiens, tiens, nous voilà tout droit arrivé d'Espagne un film de kidnapping!! Plutôt étrange pour un pays qui, ces dernières années, nous avait plutôt à envoyer des bombes du fantastique et d'horreur. Enfin, c'est pas grave ça nous change.
Et c'est vrai que ça nous change car en plus d'être super bien réalisé Kidnappés est quand même super réaliste et ça, c'est rare dans ce genre de film. Parlons d'abord de la réalisation. Le réal' et aussi scénariste, Miguel Angel Vivas, va diviser très rapidement tout ce petit monde en deux groupes (certains restent à la maison et d'autres en ville) et ne va cesser de les mettre en confrontation visuelle grâce à de nombreux split-screen du meilleur effet et de longs plans séquences. Je relativise tout de même car parfois c'est un peu tendu pour suivre l'ensemble avec une shaky-cam pas toujours juste dès que ça bouge trop mais rien qu'avec le dernier split-screen disparaissant de manière judicieuse je suis prêt à oublier les petits défauts.
Le réalisme (pas de musique et pas d'effet grand guignolesque) est de mise et ne vous attendez pas à de l'action décérébrée et hollywoodienne mais plutôt à une tension et une atmosphère réelles et biens palpables. Malgré cela le film est bien violent et arrivé en fin de bobine vous risquez d'écarquiller les yeux car non seulement la violence arrive à son paroxysme mais elle débouche malheureusement sur un final des plus frustrant, choisit volontairement par Miguel Angel Vivas et Javier Garcia. D'ailleurs ce choix scénaristique vous remplira peut-être de doutes quant à la sincérité du réal' sur sa volonté de ne pas axer son film sur la violence...
L'autre soucis de Kidnappés (et oui c'est malheureux mais y en a d'autres!), qui influera d'ailleurs sur la raison d'exister de ce film, c'est le traitement qu'attribue le réal' à ses victimes censées provoquer l'empathie du public. En effet à aucun moment je ne me suis senti concerné ou touché par ce qu'ils leur arrivait (alors que quand même putain!!). Ces personnages n'offrent rien en matière de liens sentimentaux avec le spectateur (même dans les pires moments) au contraire des kidnappeurs qui, eux, possèdent une véritable personnalité qu'on adopte/aime ou pas. Terrible constat pour une situation censée nous émouvoir (oui je sais que sorti de ma bouche ce verbe peut choquer!) et qui au final nous laisse presque de marbre.
Au final alors? Une réalisation quasi parfaite pour un film qui se devait être vraiment choc et qui se retrouve plombée par des choix scénaristiques et un traitement foireux des victimes. Un coup d'épée dans l'eau. Es una pena, es una pena.
Kidnappés (Espagne) de Miquel Angel Vivas (2011). Scénario: Miquel Angel Vivas, Javier Garcia. Avec Fernando Cayo, Manuela Vellés, Ana Wagener



























Je suis assez d’accord avec toi Bruce sauf que pour moi la réalisation est aussi foireuse que le scénario. J’ai vraiment trouvé ce film sans aucun intérêt.
Désolé mais je pense que la technique est au point et que c’est le scénar’ et le traitement des personnages qui sont foireux sinon les split screen jouent très bien leur rôle et sont vraiment maîtrisés. Niveau plans séquences ça le fait plutôt pas mal bien que les acteurs pourissent parfois les scènes (surtout les femmes mais chut ne répète à personne car on va dire que je suis un gros macho!! lol!!). En tout cas il ne fera pas date dans les annales….
Dommage. ceci dit, ta premiere photo prete deja a confusion …
ps, dsl pas d accents sur les claviers qwerty…
pas d’accent sur les qwerty? tant pis…
Dommage oui car si le scénar’ avait été un peu plus travaillé pour l’histoire et non pas pour les scènes de violence on aurait pu avoir quelque chose de plus scotchant alors que là…..