Roadracers de Robert Rodriguez (1994) par Tootsif
DROIT DANS LE MUR
Cheveux gominés et blouson noir, Dude, jeune marginal fasciné par les voitures et le rock'n roll, file le parfait amour avec Dona, la brune la plus sexy de la ville. Lorgnant jalousement sur leur bonheur, Teddy, encouragé par son père officier de police, se fait un malin plaisir à les provoquer, surtout depuis que Dude a enflammé les cheveux de sa petite amie. D'altercations orageuses en empoignades musclées, le petit jeu entre Dude et Teddy devient de plus en plus violent et malsain jusqu'au jour de la redoutable confrontation...
Cette période de fêtes propice aux excès en tout genre couplée à l’arrivée du froid qui anesthésie mon cerveau et à un boulot éreintant (oui je fais ma Cosette) font que l’envie de se mettre devant un film pour en rédiger ensuite la critique s’apparente franchement à un chemin de croix.
Mais la force de persuasion et de motivation dont sait faire preuve le boss de ses lieux (à coup de « Putain t’as intérêt à m’envoyer fissa ta critique sinon c’est pas le Père Noel qui va débarquer chez toi et c’est pas des cadeaux que tu vas recevoir je te le promets ! » Putain y a pas le grand patron sait comment faire pour remotiver ses troupes !) j
Et après moultes tergiversations quand au choix du film (houla ça dure 2 heures ça ! Roh putain ça à l’air chiant ! La vache je panne rien au pitch) je réussi enfin à trouver la perle rare en m’orientant vers la fameuse pile des dvds achetés à 1 € dans les center cash. Et l’heureux gagnant de cette soirée fut (roulement de tambour) : Roadracers !
Faut dire que sur le papier son pédigrée impressionne plus que Giant Shark vs Megalausurus et cie. Ben ouais Robert Rodriguez derrière et David Arquette et Salma Hayek devant ça le fait plus que Mario Van Peebles (quoique), Aaron Norris et consorts !
Et comme en plus le pitch à l’arrière de la jaquette est plutôt sympa et nous laisse croire à une version badass de Grease on se dit qu’outre regarder un film pas prise de tête pour faire son job, on va peut être en plus prendre son pied !
Ouais mais non comme on dit.
Ouais, ok, au début j’ai trouvé ça sympatoche, cette ambiance 60’s, rêve d’une Amérique faite de rock’n roll, de grosses bagnoles, de gonzesses faussement ingénues (et là avec Salma « Mui Caliente » Hayek en jupe et socquettes ça le fait) et de mec faussement rebelles imitant les poses de leurs idoles rocker…
Ouais ok, c’est fendard d’assister à une version sous amphet de Grease et quelques répliques et gags font sourire tout comme le jeu lamentable des acteurs.
Mais bon passé l’effet « ah tiens c’est sympa » le film passe rapido du sympathique au franchement gonflant.
Le jeu pathétique des acteurs (avec un David Arquette qui essaie de se la jouer James Dean) marrant 5 minutes devient vite très lourd, l’humour devient aussi gras que la gomina que Dude se met dans les cheveux et les clichés pullulant dans le film ont vite eu tendance à me les gonfler.
Et comme la réalisation de Rodriguez nous rappelle à chaque instant que l’on a bien affaire à un téléfilm (courses poursuites mollassonnes, pas plus de 2 mouvements de caméra par scène), que le script fait le tour de ses pseudos interrogations dès le premier quart d’heure, on s’emmerde vite très sec.
Bon alors à part un score sympathique, le plaisir de voir Salma Hayek toute mimi et pas encore devenue femme au foyer et le fait de se dire qu’on assiste aux débuts de la carrière du grand (ou pas c’est selon les goûts) Robert Rodriguez (c’est son 2eme film), l’intérêt de poser son cul pendant 1 H 30 devant Roadracers est franchement limité.
« Roadracers » de Robert Rodriguez (1994). Avec : David Arquette, Salma Hayek, John Hawkes, William Sadler. Durée 01 H 37.

























