The Woman de Lucky McKee (2011) par Bruce Kraft
WHEN A MAN LOVES A WOMAN.
Un avocat capture et tente de civiliser une femme qui semble restée à l'état sauvage depuis des années. L'avocat décide de mêler sa famille à cette éducation: une adolescente introvertie, un ado sadique, une femme très obéissante et une petite fille toute mignonne. L'arrivée de cette "femme sauvage" va bouleverser cette famille croyante et à l'image parfaite.
T'en veux du film polémique? Et bien avec ce nouveau film de McKee t'es servi!! Mckee tu connais? Ouai, c'est bien le réalisateur de l'inoubliable May sortit en 2002. Quoi? Du coup ça fait 9 ans qu'on avait plus eu de nouvelles de lui? Lecteur, je crois que tu es assez intelligent pour voir ce film...et lire cette modeste critique.
The Woman a beaucoup fait parler de lui en festival à cause de réactions assez extrêmes de la part de spectateurs égarés et qui pensaient tomber sur le dernier film de Pixar....Comprenez donc leur colère. Snif!! Mais il est où le poisson clown qui a perdu son papa? Tout ça pour dire que dans The Woman y a de la violence, et surtout à la fin où ça part quant même bien en sucette pour ma plus grande joie.
Je dis "plus grande joie" car après tout ce que va se prendre dans la gueule la "femme sauvage", bravo à McKee d'avoir choisit Pollyanna McIntosh qui a vraiment un physique néandertalien parfait pour le rôle, on reste scotché devant ce final aussi original et violent que burlesque et étonnant.
Attention quand même car le film de McKee n'est pas forcément centré que sur cette femme et c'est dans une ambiance très clipesque (genre clip de groupe grunge des années 90 avec des travellings et des ralentis) que le film met en évidence la vie de cette famille "bien sous tout rapport".
Certains y retrouveront un esprit et un rythme proche de The Virgin Suicides de Sofia Coppola avec la volonté de montrer de manière esthétique ce qu'est la véritable vie de chaque habitant, en y incorporant en plus une bande-son rock pas dégueulasse. Chacun des membres, vous l'aurez certainement compris, cachant certaines choses aux autres...Le monstre n'étant pas forcément celui que l'on croit.
Le film de McKee s'inscrit évidemment, il faut le dire, dans la veine des films d'horreur où la critique sociale fait partie intégrante du scénar' et est développée en pointant du doigt divers aspects de la famille typique américaine: l'homme travaille, le fils est le deuxième chef de la maison et les deux femmes ferment leur gueule. La misogynie religieuse avec le drapeau américain flottant au dessus de la porte.
The Woman c'est donc à l'évidence un bon soufflet féministe que nous balance McKee de manière assez jouissive et violente...On en redemande.
The Woman (U.S.A) de Lucky McKee (2011). Avec Pollyanna McIntosh, Sean Bridgers, Angela Bettis. Durée: 1h40.




























Hum… alléchante cette mise en bouche !
Franchement c’est peut-être pas le film de l’année mais en tout cas il an de quoi surprendre (peut-être dans le mauvais sens) les habitués de films genre Hostel et consorts…Tant mieux!!
pas du tout aimé
Je peux comprendre ta déception car c’est quand même assez particulier et pas aussi choc que certains disent. Je pense malgré tout que c’est un film qui possèdent de nombreuses qualités…après c’est au ressenti de chacun…