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Underworld : Nouvelle Ere de Mans Marlind et Bjorn Stein (2012) par Tootsif

NOUVELLE ERE TOUT COMME AVANT

            Depuis des siècles Lycans et Vampires se livrent une bataille sans merci. Mais les deux races sont à l’aube d’une ère nouvelle car les humains, qui ont récemment découvert leur existence, décident de cesser leurs conflits internes pour s’engager ensemble dans la lutte contre ce qu’ils considèrent comme des fléaux. Sélène s’attire la convoitise de l’armée et des scientifiques. Une traque incessante commence alors contre la plus redoutable des vampires.

            Après un film comme Gosth Rider 2 vu précédemment dans la soirée, (la critique est publiée avant si le chef a bien fait son job) il était temps de faire une pause gastronoquick (et ouais après un film de merde il faut enquiller avec de la bouffe du même acabit) pour choisir le prochain film. Dans notre esprit ça allait être Star Wars – Episode I - 3D car en tant que fans aveugles il nous fallait absolument le voir, mais, en regardant le panneau des films à l’affiche une autre « merveille » attira nos regards : Underworld : Nouvelle Ere !

            Et ouais tant qu’a commencer la soirée par de la merde autant la terminer avec une autre !

            Enfin en disant une autre je m’avance peut être un peu mais bon je garde du premier Underworld (le seul que j’ai vu) le souvenir d’un actionner sympathique empruntant au visuel gothique et à l’action matrixienne portée par une héroïne sexy.

            Et bien Underworld : Nouvelle ère c’est exactement pareil ! Whaou 10 ans et  4 épisodes pour en arriver à ça, bravo les gars vous vous êtes faits chier pour faire progresser la licence !

            Donc on retrouve tout le background inhérent à la licence (qui pour les béotiens est expliqué dans le début du film avec une voix off qui nous raconte les 3 1ers opus, pratique pour les non initiés mais un poil chiant et mou) avec le conflit « légendaire » entre vampires et lycans sauf que maintenant les humains ne sont plus les victimes collatérales au milieu mais une nouvelle force en présence puisqu’ils se sont aperçus de l’existence des 2 autres races et ont décidés de les exterminer.

            Donc a priori le scénar se veut plus dramatique, plus profond que l’habituelle guéguerre entre les 2 races mais il se révèle au final tout aussi insipide et inintéressant puisque les enjeux (purge des 2 races censée rappelé l’holocauste…) sont mal mis en scènes et assez vite laissés de côté.

            Pour le reste on est effectivement sur le chemin balisé de la licence, les nouveautés n’étant franchement pas légions.

Bon y a le retour de Kate Beckinsale dont la tenue en cuir ultra moulante va toujours aussi bien (aspect sexy sur lesquels les réal jouent plutôt malicieusement en nous livrant des plans  où l’éclairage et les poses mettent en valeur le sex-appeal du personnage) même si niveau visage on approche grandement la date limite de conservation et on a essayé de creuser le personnage en lui trouvant une fille (putain c’était la soirée gamins à protéger avec Ghost Rider) mais là aussi l’impact est faible car ça à pas l’air de perturber beaucoup Sélène (ptet au fond de son petit cœur mais sur le visage inexpressif, tiens là aussi c’est la soirée, de Kate ça se voit pas des masses).

            Bon le film n’est pas mauvais pour autant, l’atmosphère gothico-matrixienne avec musique nu-métal pour ados goths faussement torturés de la life (avec musique finale genre Evanescence, je me demande si c’est pas eux d’ailleurs) fera toujours plaisir aux fans (dont je ne fais pas partie) et le film nous livre des scènes d’action plutôt bien foutues et, chose plaisante, assez sanglantes.

            Mais, l’abus de ralentis par les réals lors de ces séquences pour nous montrer le plan qui tue avec une Sélène iconisée diminue l’impact de cette violence qui aurait du être plus frontale

            Donc voilà quoi, c’est ultra balisé, ultra prévisible et après un film de merde et un Quick dans le bide ça a un effet assez soporifique.

Les fans de Matrix et autres conneries du même genre apprécieront, les autres regarderont d’un œil morne, ce qui fut mon cas.

PS : ah ouais et je reviendrais pas sur la tagline accompagnant l’affiche du genre « le retour des vrais vampires ». Bon ok se foutre de Twilight c’est fastoche mais bon ceux d’Underworld c’est pas non plus la panacée, hein.

Underworld : Nouvelle Ere de Mans Marlind et Bjorn Stein (2012). Avec : Kate Beckinsale, Stephen Rea, Michael Ealy, Theo James. Distribué par SND. Durée : 01 H 30.

 
UNDERWORLD Nouvelle Ere - Bande-Annonce VF HD par SND