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Réflexions Cinéphiles

Salutations dominicale chers lecteurs cinéphiles ou pas (wouaaahh!! alors ça c'est de l'entrée en matière!!) , l'histoire que je vais vous conter aujourd'hui est tirée de faits on ne peut plus réels et va provoquer une vague d'empathie envers votre serviteur à coup sûr. Lire la suite
Bien sûr il n'y a pas qu'un malheureux sondage dans cet article car vous nous connaissez on aime bien raconter pas mal de conneries dans nos articles (Vous n'aviez pas remarqué? Ah bon? Et bien c'est que nous nous sommes plantés quelque part!! Tant pis!!). Et bien aujourd'hui je vous ouvre une porte sur mon intimité... Lire la suite
Attention!! Chaque nom d'acteurs est lié à une vidéo où vous le verrez chanter alors n'hésitez pas à cliquer!! Lire la suite
Alors là ça va être de l'article qui va faire bien rigoler du côté des plus jeunes d'entre vous et rendre nostalgique les plus de 30 ans....Parce qu'au court d'une conversation téléphonique avec un de mes sbires (Mat Castle, le roi des mauvais perdants aux jeux vidéos!!) nous nous sommes mis à parler des adaptations de films en jeu vidéo....dans les années 80!! Lire la suite
De quoi vais-je vous parler cette semaine avec un titre pareil? Et bien c'est en tombant sur la filmo de Verhoeven et son fameux "Basic Instinct"(1992) que je me suis fait la réflexion suivante: Les américains ont vraiment changé leur manière d'aborder le sexe au cinéma!!! Bien sûr je met de côté le monde du porno bande d'obsédés!! Lire la suite
Dans un futur proche, Gattaca est un centre d'étude et de recherche spatiale où l'on engage que des jeunes au patrimoine génétique parfait car manipulé. Vincent est un enfant naturel qui ne rêve que d'une chose: voyager dans l'espace mais son patrimoine génétique l'en empêche jusqu'au jour où il croise Jérôme, être parfait pour Gattaca. Ce dernier va faire en profiter Vincent de sa perfection mais de manière illégale. Lire la suite

PSYCHEDELIC JUNGLE.

 

Face à la pénurie de carburants, suite à la troisième guerre mondiale, une société américaine élabore un générateur d'énergie perpétuelle à partir d'une technologie qui canalise les flux de l'océan. Cette technologie altère inexorablement le mouvement de rotation de la Terre et risque de provoquer la fin du monde. Boxer Santaros, un acteur amnésique , Krysta Now, une ex-star du porno, les frères jumeaux Roland et Ronald,  Abilene, un vétéran de l'Irak, ainsi qu'un sénateur et son équipe, sont notamment emportés dans une lutte entre le pouvoir politico-militaire et les groupuscules néo-marxistes de Venice Beach....

 

 

Suite à un premier montage moyen (Et plus long que sur la version finale!!) et à un accueil glacial au festival de Cannes 2006, "Southland Tales" ne bénéficia même pas d'une sortie en salle en France....

 

Le deuxième long métrage Kelly, après un "Donnie Darko" devenu culte, est pourtant un formidable patchwork illustrant à merveille son univers complexe et ultra riche. Ainsi des éléments que l'on trouvait déjà dans "Donnie Darko" comme l'aspect surnaturel (Et temporel!!) et une grosse critique sociale ainsi que politique (il égratigne bien plus d'une fois le pays de l'Oncle Sam!!), retrouvent ici leur place.

 

 

La réussite de Kelly est d'ailleurs de réussir à donner un sens à tout ce bordel au fil des 2h 24 de film divisé en 3 chapitres de....4 à 6!!! Et oui, pour les plus acharnés d'entre vous sachez que le film s'est vu octroyé avant sa sortie, d'un graphic novel contenant les 3 premiers chapitres. Cependant, ne voir que le film n'est en rien handicapant.

 

Avec ce montage parfois bordélique (Avouons qu'on peut se sentir un peu perdu à certains moments.) le réalisateur  venant de Virginie arrive à hypnotiser le spectateur grâce à  un système de destins croisés, liés à des personnages aussi nombreux que charismatiques et à une succession de tableaux étranges et quasi énigmatiques sous le soleil de la côte Ouest américaine.

 

Le film possède des dialogues (La bisexualité devenue tabou à cause des colons, la pilule du lendemain qui devient pilule du "jour d'avant" à cause de fuseaux horaires), des critiques (Le protectionnisme américain, le port des armes et un puritanisme déplacé) et des plans qui interpellent de par leur justesse (Un soldat mécanique se déhanchant sur un trottoir filmé sans aucune autre forme d'explication, d'ailleurs vous la trouverez seul, ou le clip "en presque un seul plan séquence" avec Abilene, un moment vraiment barré!!).

 

Tout est fait pour vous immerger dans cette ambiance si particulière qui donne l'impression d'être dans un trip barré religieux. Pour couronner le tout la bande-son (avec du Muse notamment!) épouse parfaitement la voix-off qui, digne d'un prêtre en plein office, narre l'histoire.

De plus, "Southland Tales" possède un casting haut en couleurs adapté à une  galerie de personnages...hauts en couleurs. Dans le premier rôle, celui de Santaros, apparaît un Dwayne "The Rock" Johnson ("Le roi Scorpion") qui n'a peut-être pas compris toutes les subtilités du scénar' (Selon les dires de l'acteur lui-même en plus!!) mais qui livre une interprétation hallucinante (Lorsqu'il passe en mode "panique" en agitant ses doigts!!).

 

La deuxième performance vient de Sarah "Buffy" Michelle Gellar qui dépasse ses talents d'actrice de film d'horreur en jouant une Krysta Now revendicatrice moins cruche qu'elle n'en a l'air. Intéressant de voir aussi un Seann William Scott (Stifler dans "American Pie"!!!!) dans un rôle surnaturel et spectateur de son destin. Mais plus surprenant encore est Justin Timberlake qui apparaît en vétéran cynique et prophétique sur une tourelle de canon, l'ultime témoin et narrateur des "contes des terres du Sud".

 

Un gros clin d'oeil à notre Christophe Lambert national (et pote de Kelly pour figurer au casting!!)  qui fait une apparition en revendeur d'armes vulgos dans un camion de glaces et à Eli Roth en figurant (l'homme tué dans les toilettes!!). Alors combien même la structure du film peut laisser dubitatif, même si Kelly retombe sur ses pattes en proposant une fin magistrale, autant il est important de se laisser porter par ce labyrinthe cinématographique expérimental et riche de sens qui nécessite plusieurs visionnages afin d'en savourer toutes les subtilités.

 

Un film qui va donc à l'encontre des produits habituels "grand public" et qui est capable de passionner autant qu'il peut rebuter. Un film, une version édulcorée d'un Richard Kelly obligé de courber l' échine, qu'il est important de voir pour comprendre que "The Box" n'est qu' une obligation  pour continuer à travailler à Hollywood. Indispensable.

Bruce Kraft.

 

Excellent, encore!!

LA VERITE EST AILLEURS.

 

Un même fait raconté par les divers personnages impliqués dans une affaire. Pourtant aucune version ne confirme une autre. Où se trouve la vérité?

 

C'est un fait, Kurosawa est l'un des plus grands réalisateur de l'histoire du cinéma. Si les noms de Lang, Kubrick, Hitchcock (et quelques autres!!) reviennent plus souvent, Kurosawa mérite bien sa place parmi cette élite.

 

C'est d'ailleurs avec ce film qu'il va établir sa réputation en occident, et il connaîtra la consécration quatre ans plus tard avec "les 7 samouraïs". Comme dans la majorités des films que j'ai vu de lui, il y a un gros point noir, c'est la qualité des copies qui sont assez médiocres dans l'ensemble.

 

C'est pas non plus dramatique au point de gâcher la vision de ses films, mais par moment on sent vraiment la fatigue des bandes qui ont servi pour les éditions DVD (image avec des taches blanches, un éclairage fluctuant....). C'est apparemment plus dû à la politique de conservation des studio concernés (la Toho...) qu'aux éditeurs (mais je sais pas non plus si ils font des efforts démesurés!!).

Ce film est devenu pour moi quasi mythique, ayant mis des années à le voir mais j'en avais entendu parlé soit dans la presse, ou souvent évoqué quand le nom de Kurosawa était abordé.

 

Je savais donc plus ou moins à quoi m'attendre, mais comme à chaque fois j'ai été largement impressionné par la maîtrise, le découpage, l'éclairage.....qui pourtant passe largement au second plan face à la force des histoire et des personnages. Nous sommes face à un fait divers banalement universel, un viol et un meurtre. Mais rien n'est si simple que ça.

 

Le meurtrier (Toshiro Mifume) avoue le meurtre mais pas le viol. La femme soutient qu' il y a eu viol, mais avoue le meurtre. Le mort, parlant à travers la voix d'un chaman, parle de viol mais d'un bandit repentant….

 

Nous voyons l'histoire au travers de deux témoins indirect, un bonze ayant croisé le couple, et un bucheron (l'immense Takashi Shimura) qui a trouvé le corps racontant le procès à un voyageur, abrité comme eux de pluies diluviennes.

 

Pour le procès en lui même, c'est au spectateur de juger ce qui s'y dit, les divers protagonistes s'adressant directement face camera (procédé des plus simples mais pourtant des plus efficaces), pour une implication immédiate du spectateur (je pense qu'il est difficile de ne pas être happé par l'histoire).

 

Pour revenir sur l'aspect technique, malgré la copie fatigué que j'ai vu, les éclairages sont magnifiques, et c'est techniquement irréprochable. J'adore les acteurs qui sont dans ce film, je suis toujours impressionné par le jeu de Mifume, j'adore le cinéma proposé par Kurosawa et si vous vous intéressez à son cinéma (et il le faut) ce film est indispensable car il démontre que la vérité n'est qu' une histoire de point de vue.

Marc Shift.

 
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