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Tag: Jude Law

4

Sherlock Holmes 2: Jeu d'ombres (2012) de Guy Ritchie par Bruce Kraft

Sherlock Holmes et le docteur Watson se retrouvent une fois de plus embarqués dans de tumultueuses aventures mais cette fois-ci l'ennemi n'est autre que Moriarty, un homme à l'intelligence supérieure capable de mettre le monde à ses pieds. Read more
16

Contagion de Steven Soderbergh (2011) par Bruce Kraft

Une pandémie dévastatrice explose à l’échelle du globe. Au Centre de Prévention et de Contrôle des Maladies, des équipes se mobilisent pour tenter de décrypter le génome du mystérieux virus, qui ne cesse de muter. Read more
6

Bienvenue à Gattaca d'Andrew Niccol (1998) Par Bruce Kraft

Dans un futur proche, Gattaca est un centre d'étude et de recherche spatiale où l'on engage que des jeunes au patrimoine génétique parfait car manipulé. Vincent est un enfant naturel qui ne rêve que d'une chose: voyager dans l'espace mais son patrimoine génétique l'en empêche jusqu'au jour où il croise Jérôme, être parfait pour Gattaca. Ce dernier va faire en profiter Vincent de sa perfection mais de manière illégale. Read more
5

Capitaine Sky et le monde de demain de Kerry Conran (2005) par B.Kraft

CAPTAIN BIGLOO.

 

 

New York dans les années 30. Alors que des scientifiques renommés commencent à disparaître et que Manhattan est attaqué par des machines volantes et de gigantesques robots, le reporter Polly Perkins décide d'enquêter. Elle est aidée par l'héroïque pilote capitaine Sky. Ils découvrent que la personne qui est derrière ce complot est le Dr. Totenkopf. Son but est la destruction du monde...

 

 

Chaque année la France enregistre plus de 500 sorties de films. Sur ces 500 films les chiffres indiquent que 30% environs sont des films américains, plus de 40% sont français et vous aurez fait le calcul par vous même...il reste 30% de productions internationales (Heureusement que je vous aide car tout le monde n'est pas habilité à faire des soustractions...ou additions!!).

Ces chiffres sont officiels mais à "La Pellicule Brûle" nous avons été plus loin car sur ces 30% venant de l'international j'en ai compté à peu près 15% venant d'Europe. Sur ces 15% j'en ai dénombré 50% de bons, 30% de moyens, 10% de pas bons....et 10% qu'on peut facilement assimiler à des résidus d'urine que l'on peut retrouver sur les cacahuètes d'un bar bien populaire à Armentières (Dans le Nord). "Captain Sky et le monde de demain" fait partie de cette catégorie....

Le premier film de Conran, tiré d'un court métrage intitulé "The World of Tomorrow, est filmé entièrement sur fond bleu (Wouah...comme la météo dis donc!!) et met donc en avant une ribambelle d'effets spéciaux en tout genre. En plus, la pochette du dvd indique:" Une prouesse technique étonnante, une aventure passionnante" alors tout le monde se dit:"Banco!!" mais le problème est que cette phrase d'accroche est signé Roger Ebert. Qui c'est celui là? Ni plus ni moins qu'un des plus grand critique ciné américain...Mouaiiii.

 

C'est vrai que l'esthétisme des années 30 lié à une technologie futuriste rend le tout sympathique (un aspect vieille photo vraiment intéressant!!) mais c'est tout. Car si la question de l'esthétisme a été réglée, il faut bien admettre que ça rame pas mal au niveau des effets spéciaux qui auraient dû être à la hauteur (des robots géants ridicules se balladant dans des rues presque vides!!). Il n'en est rien car c'est moche, pire, le rythme infligé au spectateur est d'une lenteur telle qu'elle laisse le temps de voir dans le détail la médiocrité de l'animation. 

 

J'ai une maladie vraiment exaspérante qui ne se manifeste que devant les films chiants et qu'on appelle "Trypanosomiase Africaine" ou "maladie du sommeil", autant vous dire qu'elle s'est alors manifestée trois fois durant le film!!! En plus vous pouvez ajoutez à cela un casting de stars qui auraient oublié leur talent à la maison avant le tournage et que ce soit Jude Law en Captain Sky, Gwynneth Paltrow en journaliste qu'on a envie de baffer ou Angelina Jolie en "hôtesse de l'air borgne", personne n'arrive à donner l'impression de s'éclater.

 

S'éclater? Et oui car ce que ce film aurait eu besoin de beaucoup d'humour, pour pallier à un trop plein de sérieux. Ce film est clairement un hommage aux vieilles BD américaines qui regorgeaient d'actes héroïques et d'une certaine naïveté  face à des sujets plus sérieux (Comme le nazisme!!) où des "super héros" de guerre gagnaient la seconde guerre mondiale en deux clins d'oeil...

 

Ici aucun de second degré assumé et le spectateur ne sentira à aucun moment que Conran ai pu se faire plaisir une seule seconde en réalisant ce film. "Captain Skaï et le monde de merde" aurait été plus approprié car ce film a peut-être la gueule du cuir et le prix du cuir mais ça n'en aura jamais la qualité.

Bruce Kraft.

 

 Quelle bouse!!
12

L'imaginarium du docteur Parnassus de Terry Gilliam (2009) par Kraft

7 ANS DE MALHEUR.

Avec sa troupe, le docteur Parnassus offre à son public l'opportunité de traverser un miroir qui permet de concrétiser les rêves de chacun. Cependant, le docteur Parnassus cache aux siens un secret terrifiant: Il a fait un pacte mille ans plus tôt avec le diable pour avoir l'immortalité.

Je l'attendais au tournant le père Gilliam avec son "Imaginarium" et j'ai assisté à un spectacle des plus poétiques et beaucoup plus "accessible" que "Brazil" ou "Tideland" plus abstraits que cette histoire de "miroir des rêves". Le film nous transporte certes dans des mondes imaginaires, mais les messages envoyés au spectateur lors des moments les plus "fous" sont plus directs qu'à l'ordinaire...peut-être pour ne pas perturber le public?

Moins grave qu'un "Tideland" parlant de drogue et de taxidermie humaine, "L'imaginarium" peut se comparer à un "Charlie et la chocolaterie" pour adultes. Cependant, là où Burton suit une ligne directrice bien définie, l'anglais va s'offrir le luxe de piquer la curiosité du spectateur sur le devenir incertain et inimaginable de ses protagonistes: Les flash-back et les passages entre la réalité et l'imaginaire ( stylés "Alice au pays des merveilles") formant les couloirs du labyrinthe scénaristique de Gilliam.

Terry Gilliam est un réalisateur maudit et avec ce dernier long-métrage la malédiction s'est encore invitée à table avec la disparition prématurée de son acteur principal, Heath Ledger qui excelle devant la caméra.

Ne se décourageant pas le moins du monde Gilliam s'est acharné à terminer son oeuvre en s'octroyant les services de trois acteurs de renom pour les scènes de mondes imaginaires: Johnny Depp, Jude Law et Colin Farrell.

Disons le de suite, c'est ce dernier qui remporte la plus belle part du gâteau et qui crève l'écran dans une interprétation des plus colorée. Gilliam nous a quand même concocté un casting de "gueules" avec Lily Cole qui joue la fille de Parnassus, Verne Troyer le liliputien, et Tom Waits dans le rôle de Mister Nick "le diable". Seules ombres au tableau, un Andrew Garfield sans charisme et un Christopher Plummer en Parnassus fatigué...trop peut-être!!

Le tout est magnifique même si au niveau des effets spéciaux on peut voir quelques lacunes ( Démodés?) qui n'entachent pas vraiment l'histoire car l'exercice de Gilliam n'est pas d'en foutre plein les yeux mais plein la tête.

Alors sans aucun doute Gilliam manque de moyens (financiers!) pour rendre le tout plus majestueux et aussi d'une bande-son qui se révèle bien palote au regard de l'histoire proposée (Un Elfman aurait été bénéfique!!) mais "L'imaginarium du docteur Parnassus" reste un très beau film avec quelques touches délirantes vraiment personnelles de l'ancien "Monty Python".

Espérons que le film soit rentabilisé car ce serait vraiment dommage que Gilliam ne puisse plus offrir son univers à notre monde peuplé de blockbusters apocalyptiques.....sans rêves.

Bruce Kraft.

Excellent, encore!!  
9

Stalingrad de Jean-Jacques Annaud (2001) par Bruce Kraft

TIR AUX PIGEONS.

Automne 1942. La ville de Stalingrad est le dernier mur qui sépare Hitler de la victoire sur l'Europe. Vassili est un jeune fermier qui est engagé dans l'armée russe, son état major s'aperçoit rapidement qu'il a un don comme tireur d'élite et ne tarde pas à devenir une légende de la propagande communiste. Les allemands de leur côté font appel à leur meilleur sniper en la personne du major Köning, chargé d'éliminer Vassili.

Jean-Jacques Annaud est un perfectionniste et il le montre encore une fois avec ce film tiré de la vraie vie de Vassili Zaïtsev (242 ennemis abattus!! Gloups!!) mise en image de manière magistrale. Le réalisateur français (cocorico!!!) s'est attaché à nous dépeindre un des tournant de la seconde guerre mondiale avec un réalisme, tant au niveau des décors qu'au niveau des idéologies politiques, qui impressionne même si, il le dit lui-même, il romance quelque peu l'histoire d'amour du héros. L'Allemagne Nazi se casse les dents sur la ville de Stalingrad où la combativité de ce peuple de paysans (et soumis à son gouvernement) fait douter les militaires allemands.

 Tout le film tourne autour de la propagande des deux dictatures qui essaient de faire douter le camp adverse par presse interposée.

Au milieu de tout ces enjeux politiques: Vassili (qui shoote les têtes de manière indifférente!!) qui rejoint le front avec naïveté quand il découvre ce qu'est la guerre. Notre héros n'a pas le temps de descendre du bateau qu'on lui ordonne de charger l'ennemi avec un fusil pour deux!!!

Voilà le visage de cette idéologie où l'être humain n'est que de la chair à canon. "Stalingrad" est un mélange de quatre destins: Vassili, joué par l'excellent Jude Law, soldat illettré et manipulé par Ralph Fiennes dans le rôle de son "ami" Danilov le commissaire, qui veut prouver à son supérieur (Bob Hoskins) que son poulain fera gagner la guerre à l'Union Soviétique. On retrouve la naturelle mais splendide Rachel Weisz en amoureuse éperdue de Vassili. Et le grand Ed Harris dans le rôle du major Köning, vétéran blasé, soudoyant un jeune russe (qui "bosse" pour les deux camps!!) pour avoir des infos sur Vassili.

Annaud a vraiment bien étudié son sujet sur les tireurs d'élite car les techniques employées par les protagonistes sont toutes réelles. L'acteur Ron Perlman interprète d'ailleurs (trop brièvement?) un instructeur venu aider Vassili à tuer Köning, qui était son ancien prof avant la guerre. Je vous recommande de regarder la partie bonus du dvd où le réalisateur explique de A à Z son film et l'histoire des fusils utilisés dans le film. Passionnant même pour un néophyte.

La chasse entre les deux snipers nous offre des moments uniques d'immobilisme liés à la patience et à la stratégie de leur corps d'élite (le passage dans l'usine où Harris tient dans sa ligne de mire Vassili est génial!). La fin du film nous mène vers un dénouement en deux plans: La bataille finale dans la ville sert de toile de fond au duel entre les deux hommes qui ne se soucient même pas de ce qui se passe autour d'eux!!

"Stalingrad" a tout pour lui: Un casting sans faille, un réalisateur appliqué (connaissant sa filmo on est pas surpris du résultat final: "L'ours"et"Le nom de la Rose") sachant que Sergio Leone devait tourner ce film mais a demandé à Annaud de le faire au cas où il ne pourrait pas: Leone est mort quelque jours avant le tournage!! Le récit étant lui même magnifique tout était coordonné pour faire un long métrage inoubliable et épique. Pool!!!

Bruce Kraft.

Excellent, encore!!