Tag: Leonardo Dicaprio
J.Edgar (2012) de Clint Eastwood par Flow
Biopic sur la vie de J.Edgar Hoover, illustre directeur du FBI, de 1924 à 1972 soit 48 longues années, le film s'attache à montrer la vie privée de l'homme au travers de quelques affaires publiques. Read moreLes infiltrés de Martin Scorcese (2006) par Marc Shift.
INSIDE MAN.
La trajectoire d'un mafieux infiltrant la police et celle d'un policier infiltrant la mafia. Ils ont les mêmes objectifs : faire triompher leur camp tout en préservant leur identité.
Concept assez casse-gueule que ce film, remake d'un film hong-kongais ("Infernal Affairs" que je n'ai pas vu donc je ne ferais aucun commentaire), où deux trajectoires au départ différentes sont racontées en même temps. Mais là le conteur n'est pas le premier venu, vu que c'est Martin Scorcese et que là il signe un film sur la mafia, un genre auquel il est intimement lié.
Alors un de plus? Oui, mais là c'est celui de la consécration, car il lui a quand même permis, et il était temps, d'obtenir un oscar (enfin quatre, mais le premier en temps que réalisateur). A mon humble niveau je ne dirais pas que c' est son meilleur film, ni son meilleur sur la mafia ("Casino", "Les affranchis" c'est quand même pas de la merde!) alors pourquoi ici oscar et pas pour les autres? Ils sont donnés à l'usure? Peut être, mais ce film est loin d' être dénué de qualités.
Le scénario tout d'abord. Il nous montre en quelques minutes comment Colin Sullivan (Matt Damon), un enfant innocent devient un mafieux confirmé, allant jusqu'à infiltrer l'unité spéciale d'investigation de Boston. En parallèle, on suit le parcours de William « Billy » Costignan (Léonardo Di Caprio), issu d'un milieu mafieux, qui entre dans la police pour y combattre la pègre.
Tout tourne autour du personnage de Francis « Franck » Costello (Jack Nicholson), parrain local véritable mentor de Sullivan, auprès du quel « Billy » est infiltré. Nos deux "héros" font partis de la même unité, mais pas du même service, et ne se connaissent pas. La tension s'accroît au fur est à mesure du chassé / croisé entre les deux taupes rentrant même dans une rivalité sentimentale « par hasard » (mais quand même un peu trop cousu de fil blanc....) et sans savoir qui est le rival de l'autre! C'est là que le concept aurait pu être casse gueule car pour faire fonctionner ce type de script, l'équilibre entre les diverses parties est difficile à trouver. Et ici c'est une réussite pour film, ça fonctionne très bien! Je n'ai pas ressenti de temps mort, et sur un film de 2h25 c'est à souligner!
Le film est un crescendo jusqu'au moment où les deux infiltrés rentrent en conflit direct et où chacun comprend qui est son adversaire, le film ne ralentissant pas avec la sombre destinée du clan Costello, ni avec la rencontre entre les deux ennemis. La fin seule m'a laissé un peu perplexe et je ne sais toujours pas quoi en penser d'ailleurs, mais cela ne gâche en rien la qualité du film.
J'ai trouvé tous les acteurs au meilleur de leur forme (oui, même Matt Damon ou Mark Wahlberg que d'habitude j'apprécie peu est ici énorme.....), un montage ciselé comme rarement (récompensé par un oscar dont j'ignorais l'attribution avant d'écrire cette chronique, et oui "LPB" rend intelligent
), et une musique qui souligne bien le film..... Je ne sais pas ce que donne l'original (apparemment encore mieux), mais ce Scorcese là est un bon film.
Marc Shift.















