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Tag: sérial killer

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The Unjust de Ryoo Seung-Wan (2012) par Tootsif

La Corée du Sud est sous le choc d’un serial killer qui échappe à la police. Malheureusement alors que celle-ci pense boucler l’enquête, le présumé coupable est tué. Pour faire à la grogne du public et des autorités politiques devant son incompétence, les services de la police demandent à un inspecteur de trouver à tout prix un coupable. Celui-ci va s’exécuter mais ses manœuvres vont se heurter à un procureur que ses précédentes enquêtes ont dérangées. Read more
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La balade sauvage de Terence Malick (1973) par Marc Shift

Kit est un éboueur, lors d'une tournée il aperçoit et aborde une jeune inconnue qui tombe rapidement sous le charme. Mais son père est contre cette fréquentation, surtout que Kit perd son travail. Il tente de plaider sa cause, mais tout dérape et il abat le père de sa petite amie, c'est le début d'une fuite en avant. Read more
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Dexter 6 (2011) de James Manos Jr par Flow

A la fin de la saison 5, voilà ce que j'écrivais: «Je pense que la saison 6 sera déterminante pour la série: un redressement ou un étirement vain jusqu'à l'épuisement du public». On a à présent la réponse. Il n'y aura pas de redressement et on est déjà épuisé. Read more
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Zodiac de David Fincher (2007) par Mat Castle

HORROR SCOPE.

Eté 1969, un homme abat froidement un couple avec son Luger 9mm dans un coin paisible  de la Californie. Un des plus odieux "serial killer" américain est né, son nom: "Zodiac". Un flic et deux employés du "San Francisco Cronicle" sont biens décidés à démasquer ce très mystérieux tueur qui terrorisa les States pendant une très longue période...

 

 

 

Retour aux affaires pour David Fincher dans un genre qui a propulsé sa carrière et dont certains fans trépignaient d'impatience de le revoir aux manettes d'un nouveau film de tueur en série après son pessimiste "Se7en". La déception fut d'autant plus grande que l'attente fut longue pour une majeure partie du public (d'où des résultats très mitigés au "box office" U.S).

 

Avec "Zodiac", le réalisateur de "Fight Club" voulait raconter une histoire sobre, réaliste sans effet de style clinquant proche de son univers habituel. On peut voir dans cette démarche un devoir de mémoire évident pour les victimes de l'assassin (le long métrage est tiré de faits réels) en ne reproduisant notamment pas le schéma narratif de son précèdent film avec Morgan Freeman et Brad Pitt ("Se7en" est un chef d'oeuvre certes mais jamais vraiment crédible) et aussi parce que l'ancien "clipper" se sentait plus que touché par ces évènements (il a grandi pendant cette période d'insécurité).

 

"Zodiac" se devait d'être très procédurier et archaïque au niveau de ses investigations (pas de gadgets "high tech" façon "Les Experts" et d'analyse ADN aux temps de Nixon).

 

Fincher et son scénariste James Vanderbilt appuient leur récit minutieux ultra détaillé par les quelques aberrations de la justice ricaine et des dérives de la presse qui ont contribué à instaurer un climat de peur aux États Unis (en gros, la police aurait pu coffrer le malade au moins deux fois,et la presse -qui s'est bien fait manipulée par le tueur- a créé ainsi un monstre). Le papa de "Alien 3" nous brosse des persos typés 70's forcément (on pense au ciné de Sydney Lumet) avec une réelle profondeur psychologique (voir Paul Avery joué par "Mister cool", Bob Downey Jr).

 

Robert Graysmith (Jake Gyllenhall, pas loin de son meilleur rôle de sa jeune carrière) est le héros atypique du film car à la base il n'a rien d'un enquêteur (il était dessinateur de "cartoons" pour le canard californien) mais par son obstination quasi autiste pour l'affaire rend fascinant sa démarche.

 

En jouant avec le feu de nombreuses fois, il se donna à fond dans l'enquête en sous marin au point de négliger sa propre famille et même au détriment de sa vie (Belle scène de suspense où Graysmith qui suit une piste "alternative" croit rendre son dernier souffle se sentant coincé dans une cave). Même si le "Zodiac" apparaît plus comme une ombre menaçante dans toute la bobine, ses apparitions "physiques" font vraiment froid dans le dos.

 

Prenons en exemple la séquence sûrement la plus choquante du film, celle de l'île de Berryessa. Habillé d'une tunique sombre et d'un masque de bourreau (costume qui reste dans l'inconscient collectif quand on mentionne le "Zodiac") il laissera croire aux malheureux dans un premier temps à un simple cambriolage, la vérité à coups de couteaux méthodiques dans le ventre sera tout autre (filmé brut et sans hors champs le segment est d'une brutalité inouïe).

 

Le Finch', sachant que le tueur ne fut jamais coffré, et pour la dramaturgie de son intrigue, filme de façon à nous laisser espérer un dénouement positif, et c'est une des raison pour laquelle son métrage fonctionne si bien car il nous montre pourquoi l'arrestation a capoté de nombreuses fois malgré des suspicions évidentes (La scène d'interrogatoire confrontant les inspecteurs et Arthur Leigh Allen-géniale compo de John Caroll Lynch-, le principal suspect, est tendue comme une matraque) et nous font constater encore une fois que les rouages du système judiciaire peuvent être sacrément grippés.

 

Le dernier plan entre Graysmith et Allen dans un lieu commun est un mélange de rage et d'amertume rappelant le final du fabuleux film coréen "Memories of Murder" (dans le style "Oh, t'inquiètes MOI je sais que c'est toi qui a fait le coup) concluant magnifiquement ce "Zodiac".

 

Prenant le contre-pied des attentes du spectateur, Fincher nous retourne encore un coup avec la qualité de ses images et de son perfectionnisme maladif (il a fait 36 prises (!) pour une scéne anodine avec Gyllenhaal) et apporte une autre pièce maîtresse à son impressionnante filmographie. L'affaire du "Zodiac" est plus ou moins enterrée mais son travail sur ce film, sûrement pas. A (re)découvrir d'urgence.

Mat Castle.

 

Excellent, encore!!
7

The Manson family de Jim Van Bebber (2003) par Tootsif

THE MALSAINE FAMILY.

 

Une plongée au cœur de « La Famille » de Charles Manson, cette communauté qui défraya la chronique de la fin des années 60 en commettant plusieurs meurtres sanglants.

 

 

Charles Manson et sa famille, peut être l’une des choses les plus intrigantes qui soit arrivée à la fin des années 60. Avant de parler du film il convient donc d’abord de parler de la réalité historique. Après avoir fait des allers-retours en prison jusqu’à ses 32 ans, Charles Manson découvre les années 60, les drogues et l’idéologie hippie. Il fonde alors dans un ranch une communauté hippie La Famille » dont il devient le leader allant même jusqu’à laisser penser à ses membres qu’il est le messie.

 

Cette communauté d’abord "inoffensive" (bon ok quelques viols à son actif, du trafic de drogues mais y a pas mort d'homme, enfin pas encore) prend une tournure beaucoup plus radicale suite à l’interprétation donnée par Charles Manson à l’album double blanc des Beatles et tout particulièrement aux chansons Helter Skelter et Piggies.(je reviendrai sur celles-ci un peu plus tard). « La Famille va alors sur la foi des interprétations de ces chansons données par Charles Manson commettre plusieurs meurtres violents.

 

Le 09/08/1969 ils entrent dans la maison de Sharon Tate (la compagne de Roman Polanski alors enceinte) et la tue ainsi que 4 autres personnes et le lendemain ils assassinent un riche couple dans sa villa. "La Famille" et Charles Manson sont alors arrêtés et s’il n’était pas présent au moment des crimes Charles Manson est cependant déclaré coupable et condamné à la peinde mort (depuis transformée en peine de prison à vie).

 

A noter que lors du procès, Charles Manson et les membres de "La Famille" s’étaient incisés sur le front un X en forme de croix gammée. Alors la première chose que les chipoteurs vont me dire c’est que Charles Manson n’est pas réellement un tueur en série puisqu’il n’a pas commis lui-même les meurtres. Ce à quoi je répondrai un : que je vous emmerde et que je fais ce que je veux (mais bon ça c’est pas nouveau vous le savez déjà) et de deux qu’en droit le commanditaire d’un meurtre (encore plus selon le droit américain) est assimilé à l’auteur physique de l’infraction, donc oui, Charles Manson est bien un tueur en série et mérite donc bien sa place dans cette semaine spéciale.

 

Bon tout ça c’est bien gentil mais le film me direz-vous ? Et oui y en a encore quelques uns qui suivent merci les gars ! The Manson Family se présente comme le travail d’une vie (enfin 14 ans, ce qui est déjà beaucoup) de la part du réalisateur Jim Vanbebber. Et là je dis : perdre 14 années de sa vie pour aboutir à ça !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Mais il se fout carrément de notre gueule oui, il a tourné ça en 10 jours plutôt !

 

Ce film est une monstruosité sans nom, racoleur au possible et qui finalement n’apporte rien sur le « mythe » Charles Manson. Racoleur car le film fait dans la provoc gratis. Ainsi les 3 premiers ¼ d’heure sont une partouze géante sous acide tendant à démontrer que la communauté s’était formée d’abord selon les principes hippies avant de partir en vrille. Donc ¾ d’heures de partouze (voire de viols) filmée en outre de manière psychédélique (caméra qui tourne, flou et toutes les autre techniques permettant de simuler un trip sont surexploités) qui ne nous apprenne au final que dalle sur Charles Manson (ha si ! il était musicien et à fait quelques enregistrements cool non ?).

 

Puis d’un coup on passe en plein bad trip : Manson psychote à mort suite à l’assassinat d’un noir (nous sommes alors en plein mouvement black panther) après un deal foireux de l’un des membres de « La Famille ».

 

Il replie sa petite communauté sur elle-même en allant se planquer dans le désert, organise des brigades Helter Skelter (dont le film ne précise aucunement la signification, ce qui est un comble pour un film qui prétend décrire ce qui s’est réellement passé) (et là j’utilise la "Cachou technique" (marque déposée) à base de tout un tas de parenthèses rendant le tout absolument incompréhensible pour le non-initié) (En fait d'après Charles Manson la chanson Helter Skelter annoncerait un conflit entre blancs et noirs) (la vache comment tu fais Cachou je me paume totalement avec toutes ces parenthèses !).

 

Et comme c’est un bad trip "La Famille" nous fait un sabbat ! Donc on a la partouze du départ mais cette fois-ci on y rajoute des sacrifices d’animaux, des hallucinations démoniaques et bibliques (Manson crucifié pour montrer que ses membres le voyait comme le Messie) et tout le tralala.

Cette impression pitoyable est renforcée par la réalisation qui donne au tout des allures de Giallo (ces films d’horreurs italiens avec jeunes vierges et sang) de bas étage (filtre rouge sur la caméra, hallucinations démoniaques…).

 

Mais bon on se dit que l’on va enfin connaître la raison des massacres perpétués par "La Famille" mais là aussi on est frustré Vanbebber expédiant la justification des tueries en 2 minutes (a priori ce serait pour innocenter l’un des membres de "La Famille", qui avait commis un meurtre, en laissant penser que le véritable assassin courrait toujours) pour se focaliser sur les mises à mort aussi ridicules (mauvais jeu d’acteurs, mise en scène lamentable sauf sur un point qui plaira aux "puristes" de Charles Manson puisque l’on entend des cris de cochon lors des mises à mort faisant ainsi référence à la chanson Piggies des Beatles qui pour Manson prônait la mise à mort des "cochons de l’establishment":"Ce dont ils ont besoin, c'est d'une sacrée bonne raclée" - "What they need's a damn good whacking.") que racoleuses dans leur violence (avec là aussi l’utilisation des techniques du Giallo).

 

 

L’autre gros point noir est donc cela : on n’explique en rien comment Manson et "La Famille" en sont arrivés là.

Pourtant Vandebber nous vend son film comme un reportage. Aux séquences mettant en scène la reconstitution de ce qu’était la vie au sein de "La Famille" il ajoute des pseudos vrais interviews qu’une équipe télévisée (que l’on voit en plein montage du sujet) aurait fait des divers membres (et pour accentuer l’effet réaliste il pourrit sa bande à coup de grains sur l’image et autre effets visant à vieillir les bandes). Mais voilà rien ne prend, tout est mauvais : les acteurs, la réalisation mais surtout la direction donnée au film malsaine et puante à souhait ((et je ne parle même pas de la scène final purement gratuite de violence que je vous laisse le "soin" de découvrir).

 

The Manson Family se voudrait une expérience viscérale, traumatisante et n’est qu’au final un film à l’atmosphère nauséabonde et à la réalisation médiocre et opportuniste. Une purge.

 

Tootsif.

 

Fuyez pauvres fous!!
10

Monster de Patty Jenkins (2003) par Bruce Kraft

YOU'LL BE A WOMAN SOON....

 

Aileen se galère depuis des années et survit en se prostituant. Elle rencontre dans un bar Selby, une jeune lesbienne un peu immature, dont elle tombe vite amoureuse. Les deux jeunes femmes tentent alors d’échapper à leur quotidien : Selby veut s’évader d’une famille trop puritaine et Aileen veut trouver un travail. Pourtant, parce que la situation financière n’est pas facile, Aileen retourne se prostituer. Une nuit, elle se fait agresser par un client qu’elle finit par tuer. Un premier crime qui va l'amener dans une spirale infernale....

 

 

 

Un film pas banal que ce "Monster" et ce pour plusieurs raisons. Tout d'abord parce que c'est ici le premier film de Patty Jenkins mais surtout parce que cette histoire est vraie et qui a secoué l'Amérique dans les anées 80. Cependant, mettons les choses au clair de suite, le film est une adaptation de la biographie de Aileen Wuornos donc cela sous entend forcément que les faits relatés sont certainement réarrangés.

 

Toujours est-il que d'après l'enquête qui a été menée sur la "première serial-killeuse" (7 meurtres au compteur) la plupart des faits  relatés dans le livre concordent avec l'ensemble de ses crimes. Les incohérences venant certainement plus sur le plan psychologique et sa relation avec Selby bien que Jenkins bénéficia de certaines lettres personnelles d'Aileen.

 

"Monster" suit simplement la descente aux enfers de Aileen et Jenkins donne l'impression de ne prêter aucune importance à l'aspect esthétique de son film...c'est du brut et rien que du brut donc si vous voulez du Rob Zombie il faudra passer votre chemin.

 

En effet, on a plus l'impression de se retrouver devant un téléfilm de M6 (Genre celui où des enfants sont trimballés à droite et à gauche et qui font un procès contre leurs parents défaillants!! Je l'ai vu 4 fois celui-là!! Ou comme celui où une mère vend de  la drogue!!).Pas gênant en fin de compte puisque ça permet un certain réalisme (surtout au niveau de l'environnement).

 

Aileen est une femme paumée et qui traîne avec elle les stigmates d'un passé des plus glauques mais tellement banal chez les serial-killers: père violeur et pédophile, mère fille-mère à la ramasse, beau-père alcoolique et violent, de multiples relations sexuelles très jeune (y compris avec son frère!!) et de multiples arrestations pour état d'ivresse, coups et blessures...

 

C'est "la fête du slip" comme dirait l'autre. Jenkins ne s'attarde malheureusement pas sur le passé d'Aileen (un simple retour en arrière par le biais d'une voix off en début de film!!) et attaque directement avec le quotidien de prostitué de la jeune femme.

 

Quotidien des plus sordide avec en premier rôle Charlize Theron méconnaissable qui tient là le rôle de sa vie puisqu'on la retrouve avec 13 kilos de plus, habillée comme un mec, avec un masque en latex et de fausses dents, interprétant de manière vraiment impressionnante (Elle a eu l'occasion de rencontrer la vraie Aileen!!) cette femme peu instruite au langage de charretier et physiquement peu engageante. Une performance qui lui vaudra d'ailleurs de nombreux prix (Oscar, Golden Globe et Ours d'Argent de la meilleure actrice!!).

 

Intéressant de voir cette actrice rentrer dans la peau de cette femme qui va trouver une justification "biblique" pour ses différents meurtres (la scène du premier meurtre est particulièrement malsaine avec comme victime Lee Tegersen alias "Chet" dans la série "Code Lisa"!) tout en vivant son histoire d'amour passionnée avec Selby surfant entre démence, immaturité et déconnexion de la réalité sociale (son entretien pour un job est bien significatif de cet état de fait puisqu'elle ne se rend même pas compte qu'elle est ridicule!). Une femme paumée déambulant de bar en bar au milieu des routiers et des alcooliques.

 

Bien que Theron éclabousse la caméra il ne faut cependant pas oublier la performance de Christina Ricci dans le rôle de Selby, qui va faire découvrir l'homosexualité et le véritable amour à Aileen, car elle aussi bénéficie d'un maquillage pour l'enlaidir et lui donner l'apparence d'une véritable "Butch" naïve, peureuse mais en quête d'aventure.

 

C'est avec cette "love story" de paumés où l'histoire commence à devenir trouble pour les enquêteurs car il sera impossible de connaître l'implication réelle de Selby dans la série de meurtre, Aileen couvrant la jeune femme tout au long de son procès.

 

"Monster" s'avère un honnête biopic bien que le film aurait gagné en qualité avec une réalisation un peu plus "pro" et soignée. Avouons que le film s'appuie surtout sur les épaules de ses deux actrices vedettes qui désorientent le spectateur et qui subjuguent de par leur implication dans l'histoire. Un film à voir pour découvrir cette femme  qu'on surnomma "La demoiselle de la mort".         

                                                                                                                                               Bruce Kraft.

 

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